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De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]

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Nelly AmuraneMessages : 185
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MessageSujet: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Ven 24 Oct - 3:58

De retour à la maison... [PV Shizuka]

RP précèdent : Un nouveau départ pour un futur meilleur... ?

- M-Moi aussi j... Je t'aime...

Sa réponse me fit sourire. J'étais contente qu'elle me dise cela. Je voulais l'embrasser de nouveau, mais je me retenais, me contentant d'ouvrir la marche vers la maison. À partir d'ici, la maison de papa et de maman était à environ trois quarts d'heure de marche. On aurait le temps de discuter, mais il fallait faire attention à ne croiser personne. Je tenais fermement sa main, comme si j'avais peur de la perdre si je la lâchais ne serait-ce que de quelques centimètres. Je voulais qu'elle reste près de moi, et je lui faisais bien montrer cela. Je me collais à elle, agrippant son bras gauche... Lui disant je t'aime tout le temps. Je réfléchissais à un moyens pour entamer la conversation. Car dans un sens, j'embrassais et aimais quelqu'un dont je ne savais presque rien... Cela me surpris quand même. Avant, jamais je n'aurais osée faire ce genre de chose.

''D... Dis... Tu avais des amis avant... ? Parce que moi non... Personne m'aimait... Je restais seule... Et encore seule... Tout le monde se moquaient de moi... J'étais la première de la classe depuis toujours, j'étais grosse... Moche...''

Je m'arrêta pendant un certain temps, restant sur place, me mettant à pleurer. Pourquoi est-ce que je lui disais ça maintenant ? Je lui avais posé une question et je répondais pour moi à sa place. Peut être parce que je gardais cela pour moi pendant tellement d'années... Je regarda Shizuka, la fixant avec mes yeux remplit de larmes, ses affaires sur mon dos.

''Enfin ce n'est pas bien grave... ! On en reparlera quand on sera arrivé à la maison...''

J'essuya vite mes larmes et reprit sa main, puis accéléra la marche pour arriver le plus vite possible chez papa et maman. De temps en temps, il y avait des personnes, je nous cachais, cherchant le moins possible la bagarre. Je n'avais pas parlé de tout le trajet.
Puis nous finirent par arriver dans mon quartier.


''C... C'est là...''

C'était un quartier pour les personnes assez fortunée. Aucune des maisons, voir presque aucunes, n'avait été touchés. Pourquoi ? Et bien, dans ce genre de quartiers, les propriétaires sont très vigilants. Ils n'oublient donc pas de mettre en place une multitude de système pour évider les cambriolages. Ma maison faisait partit de ce genre de système. Je tira légèrement la main de Shizuka pour qu'elle me suive devant ma maison. Sur la porte, je pouvais apercevoir des marques. Comme si quelqu'un avait essayé de s'y introduire. Sans succès bien évidement. J'avais fait attention à verrouiller toute les sorties. Je posa tout les sacs que je portais sur moi au sol, ouvrant le mien afin d'y trouver mes clés.

''Ah les voilà.''

J'amenais la clé de la serrure vers celle-ci tout en tremblant légèrement de la main gauche ; car je suis gauchère ; puis ouvrit la porte. La maison était vraiment grande. J'avais oublié qu'elle était aussi immense. Et aussi vide...

''Papa, maman, je suis rentrée. Et il y a quelqu'un avec moi aussi...''

J'allumais toute les lumières, déjà effrayé de retourner dans cette maison qui m'avait fait peur pendant les deux derniers jours que j'avais passé dedans, seule, abandonnée. J'avais vraiment peur. Je ferma la porte à clés derrière moi par pur réflexe, de peur d'être attaqué.

''D... Désolée pour le bazar... Ce n'est pas de ma faute...''

Il n'y avait aucun bruit dans la maison. Je posa les sacs sur le canapé du salon, puis alla dans la cuisine. Je retrouva ce que j'avais cassé à la même place que la dernière fois. Mes yeux s’écarquillèrent. Je n'avais donc pas rêvée lorsque j'avais fait cela. Mais peut être que ce que je pensais avoir vu était toujours là. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas effrayé Shizu... Je recula et partis vite de cette pièce, attrapant Shizuka  par le bras.

''V... Viens... On va dans ma chambre...''

Je voulais partir du salon le plus vite possible, je préféra donc amener ma chérie dans ma chambre qui se trouvait à l'étage. Je poussa la porte de ma chambre et la fis entrer en première. Ma chambre... Et bien, elle est assez foncée, gris foncé, avec rien de collé dessus. Elle est plutôt neutre. Je n'ai jamais aimé les couleurs trop clair, cela me faisait mal aux yeux. Dedans, il y avait un bureau, un lit deux place ; car je bouge beaucoup la nuit ; un pouf mou, une chaise, une petite armoire... Je n'ai jamais vraiment aimé posséder beaucoup de choses. Juste l'essentiel.
Une porte en bas claqua.
Je sursauta, trébucha, et tomba sur le sol. J'étais paniquée, j'avais peur.


''… N... Non... Je veux pas... Tu me fais peur...''

Je ne voulais pas que ce que j'avais vue la dernière fois avant de m'enfuir de chez papa et maman; chose qui n’existait que dans ma tête ; revienne. J'étais devenue tellement paranoïaque... Je respira et expira calmement, afin d'oublier cela. Et cela marcha.
Je me leva, attrapa ma chérie par les épaules fermement, la jeta sur le lit, me mis sur elle, mes mains étant chacune sur le côté de son corps et la fixa. Elle était tellement adorable, je voulais l'embrasser. Ma langue parcourait lentement mes petites lèvres rosés, comme pour préparer le baiser que je comptais faire. Elle était dans ma chambre, sur mon lit, avec son visage tellement mignon. Je cherchais ses mains avec les miennes et les ramena à côté de sa tête, les serrant doucement, avant de lui sourire. Puis, je laissais mes lèvres se poser sur les siennes, en descendant mon corps vers le sien. De légers gémissements ce firent entendre dans la chambre. J'étais tellement contente d'être dans un endroit que je considérais enfin comme ''en sécurité''. Ma langue était partit à la recherche de la sienne depuis le début, s'amusant avec. J'étais toujours maladroite dans mes baisers, mais je ne faisais pas exprès. J'étais tellement heureuse d'être avec Shizuka. De temps en temps, je rompais le baiser, pour me permettre de prendre ma respiration et de lui offrir des baiser de plus en plus long, et de plus en plus mignon. Parfois, je m'amusais à mordiller sa langue, ou encore sa lèvre inférieure. Juste après ce petit instant bisou, je la bloqua et lui fis de nombreux bisous baveux sur elle, que se soit sur sa joue, ou encore dans son cou... Mais toujours doucement. Je suis douce de nature, donc essayé d'être assez brutale, cela me gênait. Je me leva et descendis sans dire un mot à ma chérie, retournant dans la cuisine. Je regardais si il y avait quelque chose à manger. Mais pendant mon petit passage, mes hallucinations revinrent... Je croyais voir un homme. Enfin, juste une ombre, mais elle bougeait, riait dans ma tête. Elle s'approchait de moi. J'avais peur. Je tremblais. Je décida donc de fermer les yeux pendant quelques secondes puis de les rouvrir. Il était partit. Je décida donc de retourner dans ma chambre. Je perdis l'équilibre dans les escaliers et tomba, tout en poussant un petit cris. Je me releva immédiatement et rejoins Shizu dans ma chambre.


''C... Cette maison est vraiment trop grande pour moi... Je me suis sentie tellement seule dedans... J'ai beaucoup souffert de cette solitude...''

Je m'asseya sur le lit et invita Shizu à faire de même, ne cherchant pas à vouloir lui voler un baiser ou autre. Je me contenta de m'allonger sur le lit. Je regardais de là où j'étais le visage de mon infirmière et lui fit un petit sourire timide.

''Mais maintenant tu es là... Et je suis vraiment contente... Vraiment... Franchement, si je ne t'avais pas rencontrée, je pense que je me serais tuée... Vivre seule dans ce genre d'endroit... C'était trop pour moi...''

Depuis tout à l'heure, je faisais que parler, sans même l'écouter. J'avais un peu honte. Je me sentais en sécurité à la maison, donc je pouvais me confier sans difficultés.

''Avant... A chaque fois que les cours à l'école se terminait... Il y avait des personnes qui m'attendait et qui me brutalisaient... Presque tout les soirs... Je l'ai très mal vécu... Je me suis donc renfermé sur moi même... J'ai même déjà pensé au suicide... Mais cela aurait trop fait de mal à papa et maman... Donc je ne l'ai pas fait... J'ai accumulé toute cette souffrance dans mon cœur pendant des années... P-Pardon... Je ne sais pas pourquoi est-ce que je te dis ça maintenant...''

J'avais honte de dire cela, je me sentais tellement faible. Mais je voulais vraiment en parler...

''S... E... Avant que les parents ne soient plus là... Tu avais des amis... ? On t’appréciait... ?''

Il est vrai que la vie de Shizuka m'intriguait. En effet, j'étais tombée amoureuse d'elle, je l'avais embrassé plus d'une fois... Et pourtant je ne savais rien du tout de sa vie. Cela m'intriguait. Mais bon, peut importe ce qu'elle me dira, cela ne changera pas l'amour que je ressentais pour elle. C'est juste que ça m'intéresse de savoir la vie de la personne qui compte le plus pour moi.



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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Ven 24 Oct - 21:14
Bloddy heart


Le temps de marche fut long, très long pour Shizuka qui avait normalement l'habitude de ne pas passer plus d'un quart d'heure pour ses trajets. Nelly s'était pendue à son bras, le gauche, celui qui porte les marques de son incapacité à rentrer chez soi, tout comme sa jambe droite. Rien que d'y repenser, cela la troublait. Serait-ce impossible pour elle d'échapper à son passé ?

''D... Dis... Tu avais des amis avant... ?"

Visiblement non... La question provoqua un léger rictus, un tic d'embarras concernant son enfance. L'infirmière n'était pas très encline à en parler spontanément car il n'y avait rien de véritablement joyeux comparé à maintenant, aussi paradoxal cela puisse-t-il être.

"Parce que moi non... Personne m'aimait... Je restais seule... Et encore seule... Tout le monde se moquaient de moi... J'étais la première de la classe depuis toujours, j'étais grosse... Moche...''

Cela par contre surprit la jeune amoureuse. Nelly était une personne géniale, altruiste et forte. Qu'elle se soit retrouvée dans la solitude et la moquerie lui semblait difficile à concevoir. Pour Inoue, cela devait être l'inverse : Le monde entier devait au moins l'apprécier et chercher ses bonnes faveurs, au risque de se prendre un gros coup de batte dans la tête. Et puis "grosse" et "moche" ne lui ressemblait pas du tout non plus avec sa taille de guêpe et sa beauté sans pareille.

La voilà qu'elle pleurait, sa princesse laissait couler quelques larmes en plein milieu d'une ruelle. Par chance, ou peut-être parce qu'on est en territoire conquis, il n'y avait personne dans les alentours. La médecin glissa doucement ses bras autour de la taille, croisant son regard larmoyant qui était capable de la faire faire n'importe quoi pour que ça aille mieux.


''Enfin ce n'est pas bien grave... ! On en reparlera quand on sera arrivé à la maison...''

La voyant se reprendre en main, la déserteuse ne pouvait s'empêcher de garder en elle cette pointe d'inquiétude pour sa compagne. Si ça se trouve, c'était pour ça qu'elle s'attiraient mutuellement, à cause de leurs passés douloureux... Nelly avait pris le commandement du petit groupe, choisissant toujours d'esquiver les quelques rencontres possibles durant le trajet, ignorant presque les hésitations de l'infirmière qui n'avait la tête que pour se soucier de sa chef.

''C... C'est là...''

C'est en plein milieu d'un quartier, préservé dans une sorte de bulle temporelle, que la ligne d'arrivée semblait être tracée. Aucune trace de vandalisme n'était visible de là où se tenait le couple, mais quelque chose choqua l'infirmière, quelque chose qui glaça ses entrailles...

Elles se trouvaient dans son ancien quartier ! Là où la japonaise vivait avant la disparition des adultes, son attaque, ses brulures, son retour à l'académie Lancaster... Là où toutes ses souffrances étaient enfouies, rejouées au compte-goutte devant ses yeux. Pour l'instant elle ne pouvait que se revoir fuir l'endroit à la recherche d'un nouvel abri, mais c'était amplement suffisant pour détruire sa bonne humeur.


''Ah les voilà.''

Deux choses purent retenir ses jambes de prendre la fuite : La main de Nelly et Nelly elle-même. Cette dernière avait retrouvé ses clés pour entrer, ce qui rappela chez l'autre qu'elle n'avait rien verrouillé en partant. Cela ne changea absolument pas son état mental, prise entre la panique et la résignation. Au fond, peut-être qu'elle est condamnée à revivre cet Enfer...

''Papa, maman, je suis rentrée. Et il y a quelqu'un avec moi aussi...''

- M-Maman... ?

C'est dans un murmure qu'elle se posa la question. Est-ce que les parents de Nelly n'avaient pas disparus ? Non, elle savait déjà que ce n'était pas possible, tout comme le fait que comme elle, sa chérie ressentait le manque de sa famille, même si pour Shizuka ce manque se laissait s'oublier petit à petit sans même qu'elle s'en rende compte.

''D... Désolée pour le bazar... Ce n'est pas de ma faute...''

Quel bazar ? C'était plutôt propre pour l'invitée, comparé à son chez soi qui doit maintenant être recouvert de tout et n'importe quoi sur le sol... Ce n'était pas de sa faute, mais actuellement elle, qui cherchait une nouvelle fois à s'évader, ne pouvait s'empêcher de repenser au lieu du crime dont elle était la victime, ce qui la déprimait fortement.

Tandis qu'elle baissait son regard vers ses propres pieds, sa chérie l'attrapa avec surprise par le bras, la droit cette fois, pour visiblement l'emmener ailleurs.


''V... Viens... On va dans ma chambre...''

Sa chambre ? C'était un peu rapide, mais la nurse n'arrivait pas à penser à ça pour l'instant. Suivant sa mère adoptive dans les escaliers, elle la vit trébucher au moment où le bruit d'une porte claquée se fit entendre, provenant du rez-de-chaussée. Ce son fit paniquer la jeune blonde qui prononça des mots incompréhensibles pour celle qui, jusqu'à maintenant, essayait en vain de se concentrer sur le présent.

''… N... Non... Je veux pas... Tu me fais peur...''

Malgré sa panique apparente, l'hôtesse arriva à reprendre son calme rapidement, ce qui soulagea Shizuka sur le coup.

Après ça, elle se retrouva poussée contre le matelas. Ce qui en suivit fut un autre moment amoureux, un moment intime rien qu'à deux où sa chérie conservait sa domination sur elle. Malheureusement l'ancienne Royal Guard n'était pas dans l'instant, toujours pensive et déprimée par ses souvenirs. Le fait qu'elle ne doit habiter qu'à une dizaine de mètres la choquait, qu'elle s'y trouve aussi près la terrifiait, et elle avait beau tenter de donner son meilleur pour ne pas éveiller l'inquiétude de sa précieuse, la japonaise était au fond un peu morte, n'arrivant pas à être aussi passionnée que d'habitude, restant passive jusqu'à la fin.

Après ça, celle qui jusqu'à maintenant n'était qu'une vagabonde l'abandonna pour se diriger vers sa cuisine, laissant seule la fille aux cheveux d'ébène avec sa tenue d'apprentie infirmière. S'allongeant sur le ventre, elle chercha à faire taire cette douleur qui n'existait que dans sa mémoire, le regard noir et triste, se demandant bien comment elle allait faire pour la suite si jamais le couple s'installe pour de bon entre ces murs. Mais un second bruit, caractéristique d'une chute brutale, suivi d'un cri de jeune fille tira la nurse de ses problèmes personnels, se dirigeant rapidement vers la source. Cependant elle croisa Nelly juste au pas de la porte.


''C... Cette maison est vraiment trop grande pour moi... Je me suis sentie tellement seule dedans... J'ai beaucoup souffert de cette solitude...''

Suivant Nelly jusqu'au lit de nouveau, la médecin se contenta cette fois de s'asseoir et d'écouter sa princesse.

''Mais maintenant tu es là... Et je suis vraiment contente... Vraiment... Franchement, si je ne t'avais pas rencontrée, je pense que je me serais tuée... Vivre seule dans ce genre d'endroit... C'était trop pour moi...''

Ces mots la touchaient, vraiment, mais elles ne suffisaient pas à réduire sa petite mort intérieure, quand bien même cela lui faisait vraiment plaisir d'être aussi utile pour sa proche.

''Avant... A chaque fois que les cours à l'école se terminait... Il y avait des personnes qui m'attendait et qui me brutalisaient... Presque tout les soirs... Je l'ai très mal vécu... Je me suis donc renfermé sur moi même... J'ai même déjà pensé au suicide... Mais cela aurait trop fait de mal à papa et maman... Donc je ne l'ai pas fait... J'ai accumulé toute cette souffrance dans mon cœur pendant des années... P-Pardon... Je ne sais pas pourquoi est-ce que je te dis ça maintenant...''

Penser au suicide... Ce n'était pas une idée qui était venue à l'esprit de l'infirmière, jamais. Disons plutôt que ce n'était pas envisageable, par manque de courage, quitte à s'accrocher à un espoir impossible, comme le retour des parents.

S... E... Avant que les parents ne soient plus là... Tu avais des amis... ? On t’appréciait... ?''

La question la réveilla un peu, se rendant compte de tout ce qu'elle venait d'entendre sur la vie de sa compagne, ses malheurs, ses peines et ses tristesses. Par réflexe et empathie, la nurse l'attrapa entre ses bras afin de la serrer contre elle. Ce n'était qu'un simple signe de soutien, son état s'apparentant plus à une coquille quasi-vide qu'autre chose, mais son instinct l'avait dirigé à agir ainsi.

Le temps passait lentement, en silence. Inoue conservait sa chérie contre elle tout en cherchant une réponse convenable malgré toutes ses pensées noires. Mais alors qu'elle allait prendre la parole, sa langue bougea plus vite que sa pensée sans qu'elle en puisse expliquer la raison.


- J'ai... J'ai été agressée pas loin d'ici

Se rendant compte de ses paroles, la médecin relâcha sa moitié et se mit en position fœtale, pleurant sa mère tout en l'appelant à l'aide, traversant une crise de terreur dont le déclencheur n'était que la simple question "Et si Nelly savait que je suis impure, souillée par les hommes ?"

- J-Je s-suis salie... A jamais... P-Pardon... C-C'est p-pas de ma faute... P-Pourquoi on ne me pardonne pas... ?
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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Dim 26 Oct - 2:28

De retour à la maison... [PV Shizuka]
Dès que j'eus en quelque sorte terminé de me plaindre, Shizuka me prit dans ses bras. Je n'ai pas put m'empêcher de pleurer. Pleurer énormément. Relâchant toute cette souffrance que j'accumulais depuis tant d'années. J'avais du mal à respirer convenablement à cause du hoquet que je venais d'avoir. Stupide pleurs que je faisais. Mais j'avais du mal à me calmer. Elle m'avait prise dans ses bras, afin de me rassurer. C'était vraiment gentil de sa part. Son geste m'allait droit au cœur.

- J'ai... J'ai été agressée pas loin d'ici

Cette phrase stoppa net mes pleurs, et me figea pendant quelques secondes. Cela me choqua. Agressée ? Elle ? Pourquoi ? Par qui ?
De nombreuses questions apparurent dans ma tête. L'infirmière me lâcha pour se recroqueviller sur elle même. Elle devait sûrement avoir honte. Ça peut se comprendre. Je me sentais vraiment mal... De plus... Garder cela pour elle pendant tout ce temps... La pauvre... Je ne savais pas quoi lui dire pour la rassurer. Cependant, elle ne semblait pas avoir finit sa phrase.


- J-Je s-suis salie... A jamais... P-Pardon... C-C'est p-pas de ma faute... P-Pourquoi on ne me pardonne pas... ?

Sa réaction me rappelait la mienne face au garçon qui m'avait embrassé de force. Mais ce n'était pas à la même ampleur. Elle, ce qu'elle a vécu, c'était beaucoup plus grave. Je chercha son visage, en retirant les cheveux qu'il y avait devant celui-ci, et dès que je le vis, je lui souris. Je m'allongea à côté d'elle, ma tête face à la sienne, m'approchant d'elle petit à petit, avant de la prendre directement dans mes bras, une de mes mains sur son crane et l'autre amenant son corps vers le miens.

''… Respire... Calme toi... Ne t'inquiète pas je suis là...''

C'était les seuls mots qui m'étaient venues à l'esprit pour essayer de la calmer, même si je pense que cela ne servirait à rien. Je me sentais vraiment mal pour elle. Shizuka a tellement dut avoir peur... Je me sentais vraiment inutile. Je me recula légèrement d'elle pour la regarder. Ma main caressa sa joue. Puis je la repris encore une fois dans mes bras. Je ne savais pas quoi faire pour l'aider à se sentir mieux. Je la lâcha et embrassa son front. Je voulais la mettre à l'aise. Mais je ne savais pas comment. Je n'ai jamais aidé les gens, car ils ne me parlaient jamais. Je posa délicatement mes lèvres sur les siennes pendant un court instant pour la serrer encore dans mes bras.

''Te pardonner de quoi... ? Tu n'es pas fautive... Loin de là... Je... Je t'aime... Je t'aime je t'aime je t'aime... Tu es et resteras celle que j'aime... Tu es ma chérie...''

Je voulais lui montrer du mieux que je le pouvais que je l'aimais toujours malgré le fait qu'elle avait subit une agression. Je la comprend tellement... La peur d'être refuser par les autres à cause de quelque chose, qui fait qu'en quelque sorte on est différent des autres... Cependant... Elle a été agressé à côté d'ici ? Elle habitait dans le quartier ? Si c'est ça... On était voisine ? Ce serait une coïncidence assez surprenante. Je ne l'ai jamais croisée. C'était étrange. Mais on verra ça plus tard. C'est ce que je pensais dans ma tête.
Intérieurement, j'avais la haine. La haine par rapport au fait que des personnes aient osés faire du mal à la personne que j'aime. Je sortis du lit et descendis au rez de chaussé, avec ma batte de base-ball à la main. Voilà que je me mettais à tout saccager dans le salon avec. La lampe à côté du canapé, la table basse en verre... Quelques éclats étaient arrivés sur mes mains. Je poussais des cris de colères à chaque fois que je donnais un coup de batte. Comment est-ce qu'ils avaient osé faire ça. À chaque fois que je repensais à cette phrase, j'avais encore plus la haine envers les hommes. Je commençais à devenir folle. Maintenant, je rigolais, puis je pleurais. Et je rigolais de nouveau. Mon cœur avait tellement la haine aussi... Il battait tellement fort... Il me faisait mal... Je partis dans la cuisine, et attrapa un couteau. Je voulais me tailler les veines, afin d'apaiser mes souffrances. Le couteau dans la main gauche, je plaça la lame de celui-ci sur mon avant bras droit, et fis glisser d'un coup la lame. J'hurla. Mais cela me soulagea. Je n'avais pas fait une entaille profonde. Je n'en étais pas capable. J'avais mal. Mais cela me soulageais. Je sortis de la cuisine et alla dans le salon, ouvrant la mallette de Shizuka qui était sur le canapé et enroula mon bras de bandage fait le plus rapidement possible. Puis je remonta voir ma chérie. J'étais paniquée.


''Ca va mieux... Ca va mieux... Tout va mieux...''

Je n'étais pas en état d'aller bien. Et pourtant je disais le contraire. Mentalement, je n'allais pas bien du tout. En la regardant de nouveau, ces bandages à l'avant bras et à la jambe m’interpellèrent. j'essayais de comprendre pourquoi est-ce qu'elle possédait des bandages au bras ainsi qu'à la jambe. Je me mis à genoux, pris son bras entre mes doigts le plus délicatement possible et le caressa. Ne me dit pas qu'elle s'était mutilé aussi...

''C... P... Pourquoi tu as des bandages ici Chou... ? Et à la jambe... ? Pourquoi... ?''

Je me mettais à pleurer sur ces genoux. Je m'embrouillais toute seule. Mon bras me faisait mal. Je ne comprenais plus rien.

''S... Si seulement... Si seulement je t'avais connue avant... Ca n'aurait pas été comme ça... J'aurais put t'aider... Je suis tellement nulle... Pardon... Pardon... Je ne mérite pas ton amour... Mais je t'aime tellement...''

Tout ce qu'elle avait subit... Je me sentais vraiment mal. De plus, malgré le fait que je n'ai pas appuyé avec toute ma force sur le couteau, j'avais quand même touché la veine, et cela saignait beaucoup. Ça piquait. Mais je m'en moquais. Shizuka passait avant tout le reste dans mon esprit. Je monta sur mon lit, souleva la couverture, mit son corps en dessous et me glissa ensuite dedans, toujours en pleurs. Je la serra encore une fois dans mes bras, mais vraiment fort. Mais je la lâcha, et pris son bras bandé dans mes mains.

''J... J... Je veux tous savoir... Sur ce qu'il t'est arrivé... Et aussi pourquoi est-ce que tu as ces bandages... S'il te plaît... Mais si c'est trop dur à en parler, ne le dit pas... C... C'est juste que là... Après ce que tu m'as dit... Je me sent pas bien du tout... J'ai la haine... Envers les garçons... Et je veux savoir ce qui est arrivé à la femme que j'aime plus que tout et celle envers qui je serais prête à me tuer pour la sauver...''

Je parlais vraiment beaucoup. J'étais vraiment inquiète. Je voulais vraiment tout savoir sur elle. Ces confidences de tout à l'heure m'avait extrêmement touché. Jamais je n'aurais pensée que cela lui aurait été arrivé...
Je ne sais pas ce que j'ai depuis tout à l'heure. Je venais de me mutiler en cachette, j'avais détruit pleins de meuble... Et pourtant je réagissais comme si je n'avais jamais fait cela. Je passais tellement vite à autre chose, pour me soucier de celle qui compte plus que tout au monde à mes yeux. Le reste, je m'en moquais tellement...
Et si c'était ça l'amour...



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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Lun 27 Oct - 18:43
Me, I & Myself


- J-Je s-suis salie... A jamais... P-Pardon... C-C'est p-pas de ma faute... P-Pourquoi on ne me pardonne pas... ?

La crise de panique de Shizuka n'était pas anodine. En évoquant ce qu'elle a vécu, elle s'en était aussi remémoré la scène. Ses sensations, ses émotions... Toute la douleur et la détresse qui avaient cristallisé sa faim se rejouaient devant ses yeux à la manière d'un film, un film dont elle était l'actrice principale.

Mais ce n'était pas non plus comme si elle le revivait vraiment, ayant conscience qu'elle n'était nulle part ailleurs que sur le lit de Nelly et surtout à ses côtés. D'où la raison de ses paroles qui l'imploraient d'être excusée concernant son état corporel, souillée par diverses substances masculines malodorantes. Le vase débordait déjà depuis longtemps, et là on pouvait apercevoir une partie de la vraie Shizuka Inoue qui se trouvait enchainée au plus profond de ses propres délires mentaux : Une enfant terrorisée par le monde extérieur, aussi fragile qu'une poupée de porcelaine.

Quelqu'un sembla pourtant l’appeler au loin, une voix féminine et familière, chaleureuse, réconfortante. Cette inconnue ne l'abandonnait pas visiblement, ce qui calma l'infirmière légèrement, heureuse qu'on ne la laisse pas seule dans ses ténèbres. Recroquevillée dans sa petite grotte, elle entendit des mots faire écho contre les murs. Au début incompréhensibles, la clarté se fit petit à petit jusqu'à ce que la nurse put en saisir le sens.


"Je t'aime... Je t'aime je t'aime je t'aime..."

De retour à la maison, la paniquée se retrouva seule. Ce constat l'inquiétait car comme elle avait regagné ses sens, bien qu'elle ne comprenait pas encore comment, ses pensées se dirigeaient rapidement vers sa compagne. Où pouvait-elle bien se trouver actuellement ?

- N... N-Nelly ?

L'abandon n'était pas envisageable, plus maintenant. Elle se trouvait forcément quelque part dans cette immense maison, pensa l'orpheline. Et la maison lui répondit avec fracas, que sa princesse se trouvait en bas.

De grands cris se firent entendre en bas, puis le son du verre qui se brise, des chocs, des rires, des pleurs... Le mélange apeurait la fugitive qui n'osait pas descendre tout de suite, sa peur de l'inconnue caractéristique de sa personnalité douce et timide la paralysait dans la chambre, agrippant les couvertures sous ses jambes inconsciemment. Heureusement, la seule en qui elle pouvait avoir confiance fut de retour peu après que tous les bruits effrayants se stoppèrent.


''Ça va mieux... Ça va mieux... Tout va mieux...''

Son retour emplissait de joie l'ancienne infirmière, mais sa chérie se mit sur ses genoux avant de lui prendre son bras gauche entre ses mains.

'C... P... Pourquoi tu as des bandages ici Chou... ? Et à la jambe... ? Pourquoi... ?''

Sur l'un des bras de sa moitié, Shizu put apercevoir un autre bandage, ainsi que sur les mains, ce qui l'inquiéta beaucoup car elle ne les avait pas réalisés elle-même. Voulant demander la raison, la japonaise se fit prendre de vitesse.

''S... Si seulement... Si seulement je t'avais connue avant... Ça n'aurait pas été comme ça... J'aurais put t'aider... Je suis tellement nulle... Pardon... Pardon... Je ne mérite pas ton amour... Mais je t'aime tellement...''

Tandis que sa compagne remontait sur le lit pour s'y allonger, Inoue décida naturellement de la suivre, juste pour ne laisser aucune des deux filles livrées à elles-mêmes avec leurs besoins. Une fois le couple installée sous les couvertures, dans un lit qui était bien plus confortable que celui de l'infirmerie, sa chérie la prit dans ses bras tellement fort qu'elle en eut le souffle coupé. Elle la lâcha peu après pour ne récupérer que son bras, le même qu'il y a quelques instants, ce qui l'étonna légèrement.

''J... J... Je veux tout savoir... Sur ce qu'il t'est arrivé... Et aussi pourquoi est-ce que tu as ces bandages... S'il te plaît... Mais si c'est trop dur à en parler, ne le dis pas... C... C'est juste que là... Après ce que tu m'as dit... Je me sens pas bien du tout... J'ai la haine... Envers les garçons... Et je veux savoir ce qui est arrivé à la femme que j'aime plus que tout et celle envers qui je serais prête à me tuer pour la sauver...''

Celle envers qui Nelly était prête à sacrifier sa vie fut choquée par ces mots, mais sans l'admettre cela la touchait aussi. Mais c'était son rôle à elle de se sacrifier pour la survie de sa princesse, pas l'inverse ! Son existence n'a rien de précieuse, et vivre sans sa moitié n'a plus aucun sens.

Attrapant ses deux mains, visiblement blessées, l'infirmière regarda dans les yeux sa petite précieuse en les serrant doucement, les réchauffant avec tout son amour. Cette inquiétude pour sa No Name lui permettait de ne pas penser à ses propres soucis, comme si la blonde était vraiment devant tout le reste du monde pour elle.

Prenant une grande inspiration, l'infirmière prit le temps de tout raconter en détail, passant les plus insupportables, expliquant les raisons de ses bandages ainsi que sa crainte des hommes. Elle lui raconta aussi son enfance, passant sous silence ses relations avec ses parents par contre, ne voulant pas trop en parler. Mais Shizuka ne resta pas de marbre, elle pleurait pendant son monologue, car il s'agissait de souvenirs très durs qui l'avaient rendu capable de tuer, de détruire la vie, tout en y ressentant un plaisir encore indéfinissable et inégalable.

Quand elle termina, elle relâcha les mains de sa partenaire pour la regarder dans les yeux avec un visage mêlé de crainte et d'innocence, sachant malgré tout qu'elle n'avait pas à se méfier de sa chérie, étant la seule qui veuille autant rester à ses côtés.


- V-Voilà chou...
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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Mar 28 Oct - 3:26

De retour à la maison... [PV Shizuka]

J'avais vraiment peur de lui demander trop de choses d'un coup. Je me sentais un peu mal. Shizuka me prit mes mains, me les serra tout en me regardant dans les yeux, les miens étant à deux doigts de pleurer. Mais ce ne fut pas le cas. Elle m'expliqua tout son passé, de son enfance à maintenant. Lors de son récit, elle se mettait à pleurer. J'essuyais ces larmes avec ma main droite à chaque fois que j'en voyais une couler sur son visage. J'écoutais tout ce qu'elle me disait avec la plus grande écoute. Elle avait vécu des choses vraiment horrible. La pauvre... Je lâcha moi aussi une petite larme de tristesse pour elle.
Shizu me lâcha les mains, et me regarda droit dans les yeux. Le regard qu'elle avait là était tellement adorable...


- V-Voilà chou...

Elle avait donc finit. Toute les larmes que j'essayais de garder au plus profond de moi la concernant finirent par couler de plus en plus, dans un grand silence. Je plaça une de mes mains derrière son cou et une sur sa tête et approcha celle-ci au niveau de ma poitrine pour la rassurer.

''Je suis là... Je suis là... Ne t'inquiète pas... Il ne t'arrivera plus rien... Je te protégerais...''

Je caressa ses cheveux doucement, la serrant de plus en plus fort. Je ne savais pas quoi faire d'autre. Mis à part descendre en bas et casser d'autres meubles. Mais l'idée me traversa l'esprit très vite. Je sortis du lit, remis la couverture sur le corps de ma chérie, embrassa son front puis sa bouche.

''Je reviens... Je descend juste... Ne t'en fais pas...''

Lorsque j'étais dans les escaliers, je retira le bandage que j'avais sur le bras, et continuais de pleurer. J'entrais dans la cuisine, attrapa le même couteau de tout à l'heure, et me fit un autre marque, puis une autre, et encore une autre... Je souffrais beaucoup intérieurement. Je ne pouvais pas comprendre ces agresseurs.
J'étais trop faible. Je me contentais juste de rassurer ma chérie puis d'aller me tailler les veines car je ne pouvais pas accumuler toute la souffrance que mon cœur possédait déjà. Jamais avant je ne m'étais affligé ça. J'avais vraiment mal... Mais je m'en fit une autre. En tout, j'avais cinq marques, ensanglantés, qui n'arrêtaient pas de saigner.
Mes yeux pleuraient et faisaient couler de l'eau.
Mon bras droit quand à lui pleurait aussi, mais lui faisait couler du sang.
De temps en temps, les perles d'eau allaient rejoindre l'autre liquide. J'étais assise, contre un des mur de la cuisine de papa et maman, le couteau dans ma main gauche, tremblant beaucoup.


''M... Mais qu'est-ce que je me fais...''

Je venais enfin de me rendre compte de ce que je faisais à mon propre corps. Je n'allais pas bien du tout pour me faire ça. J'avais extrêmement mal à mon bras. Je lâcha vite le couteau et m’empressa d'aller chercher dans la mallette de Shizuka des bandages que j'enroula le long de mon bras, saignant beaucoup. Je pleura un bon coup. Juste après, je chercha deux verres dans la cuisine et les remplis d'eau puis remonta en haut avec. J'avais honte de revenir là voir dans cet état... J'essayais de cacher du mieux possible mon bras droit.

''T... Tien... Assis toi et bois un peu...''

Je l'asseya et la fis boire. Je pris le verre entre mes mains, et lui amena jusqu'à sa bouche, l'inclina doucement pour qu'elle puisse boire convenablement. Puis j'eus une idée. Lorsqu'elle possédait de l'eau dans sa bouche, je retira le verre, et l'embrassa. Une main derrière son cou, pour le maintenir, et ma bouche qui s'ouvrit légèrement pour faire passer ma langue, vers celle de Shizuka, endroit qu'elle commençait à bien connaître maintenant. Je buvais aussi l'eau qu'elle avait dans la bouche, petit à petit, sans oublier de caresser sa langue avec la mienne. Parfois, quelques gémissements se firent entendre. J'étais gênée lorsque je laissais paraître cela. Mais je continuais, me mettant sur son corps, bloquée par la couverture ainsi que mon propre corps. Mes deux mains se placèrent sur ces deux petites joues pour tenir sa tête le plus proche de la mienne. Je voulais lui montrer que je l'aimais. Que je l'aimais énormément. Plus que tout. Des filets de baves se produisaient et me donnaient encore plus envie de continuer le baiser. Des larmes tombèrent sur son visage. C'était mes larmes. Mais je continuais tout de même l'échange.
Pourquoi ai-je finit par arrêter l'échange ? Mon bras me faisait vraiment mal. J'avais appuyé dessus sans faire exprès, ce qui me fit pousser un cris de douleur. Je m'allongea sur Shizu, me cachant le visage au niveau de son cou, la serrant dans mes bras tremblant et souffrant.


''J... Je suis bizarre... Je me fais peur toute seule... J'ai peur... J'ai mal...''



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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Mar 28 Oct - 15:19
Better be safe than sorry


Se retrouvant contre la poitrine de Nelly, l'ancienne infirmière calmait ses propres larmes doucement. Le fait d'avoir raconté son histoire l'avait plus attristé qu'autre chose, car ce n'était pas un poids à soulager, plutôt un couteau profondément enfoncé qu'il ne fallait surtout pas remuer. En temps normal il s'agissait là du verrou contenant sa part bestiale, mais Shizuka ne pouvait pas l'ouvrir elle-même. De toute façon il n'y avait aucune raison pour elle de détruire quoi que ce soit actuellement.

''Je suis là... Je suis là... Ne t'inquiète pas... Il ne t'arrivera plus rien... Je te protégerais...''

Mais ce n'était pas elle qui devait la protéger. Des deux, la plus importante était forcément sa compagne, c'était elle qui devait rester en arrière. Et puis la médecin peut très bien se défendre toute seule... Enfin, elle ne ressentait rien de méchant envers sa chérie au contraire, ça la touchait même qu'on puisse penser à la protéger elle, la psychopathe de l'infirmerie. Sauf que contrairement à sa moitié, Inoue était capable du pire. Elle se jugea donc plus apte à assurer la protection du couple... Car même si Nelly aussi était très forte, la voir prendre des risques et devoir soigner ses blessures avait toujours quelque chose de douloureusement éprouvant pour l'orpheline aux cheveux de jais.

Un peu calmée, la jeune fille se fit border par sa princesse aux cheveux blonds, comme durant son enfance, ce qui lui rappela étrangement sa vraie mère, même si elle était sure qu'elle ne lui embrassait pas ses lèvres... Du moins jusqu'à maintenant. Les caressant du bout des doigts, elle fixa sa chérie qui lui porta ses derniers mots.


''Je reviens... Je descend juste... Ne t'en fais pas...''

Pour la médecin, se retrouver seule de cette manière était tout ce qu'il y avait de plus insupportable. Surtout qu'avec le bandage et les bruits d'en bas, elle ne pouvait que s'imaginer le pire.

Le temps passa douloureusement. La jeune fille désirait descendre pour combler sa solitude et penser à autre chose qu'au toit familial où elle vivait et ses atrocités, mais ses cauchemars la paralysaient. Au fond elle était en sécurité dans cette pièce, dans ce lit qui, si on colle son nez aux draps, portaient encore légèrement l'odeur de sa bien-aimée. Se calmant à l'aide de ce parfum, la déserteuse s'y retrouva enchainé en perdant peu à peu conscience du monde qui l'entoure.

Ce furent les bruits de pas sur l'escalier qui alertaient la rêveuse afin de retourner dans la réalité. La voyant avec deux verres d'eau, elle ne comprenait pas trop. Elle n'avait jamais demandé à boire, donc pourquoi lui en apporter spontanément ? De plus, elle n'avait pas oublié le bandage inconnu sur le bras de sa chérie, lui donnant envie de l'observer afin de la traiter elle-même avec ses connaissances pour prévenir tout risque.


''T... Tiens... Assis toi et bois un peu...''

Entrainée par sa moitié, la marionnette eut l'impression d'être convalescente puisqu'elle était traitée comme une malade. Cela l'embarrassait beaucoup, fixant à la fois le verre entre ses lèvres, les yeux de Nelly et son bras droit que cette dernière tentait de camoufler.

Avant même qu'elle eut le temps d'avaler, son hôte l'attrapa à la nuque pour un nouveau baiser aqueux, leurs langues se liant dans une bulle d'eau formée par les lèvres du couple. Le moment continua encore, se retrouvant basculée en arrière sur le matelas par sa jolie propriétaire, buvant en même temps ce qu'elle pouvait. Transportée, Shizuka ne contrôlait plus son corps. Ses mains glissaient sur le dos de sa chérie, mais la sensation humide qui coulait sur son visage l'empêchait de rester dans le train de l'amour.

Des larmes pleuvaient sur ses joues, celles de son amante, suivies par un cri assez éprouvant à entendre. Nelly s'était faite mal, mais comment ? Avait-elle faite une erreur ? Ou était-ce lié au bras bandé ? La No Name s'était allongée sur elle, cachée et tremblante, avant d'être enlacée par pur réflexe par Inoue qui se faisait du souci pour son trésor.


''J... Je suis bizarre... Je me fais peur toute seule... J'ai peur... J'ai mal...''

Sans comprendre, la japonaise tapota doucement sur le dos en signe d'affection. Puis, après un léger moment de blanc, elle attrapa le bras qui généraient autant de tourments dans sa tête afin d'en comprendre sa signification.

- J-Je n'ai pas... Chou...

Apeurée par ce qu'elle risque d'y trouver, la japonaise n'arrivait pas à trouver la force de parler. L'attrapant par le poignet, elle releva le manche du vêtement avant de lentement défaire le pansement. Ce qu'elle vit la choqua au point de remonter les larmes aux yeux.

Ch-Chérie... ! Pou... Pou... Pou-rquoi ?

Devant elle se trouvaient cinq longues plaies fraiches et sanglantes. De son œil avisé, elle put y voir un mauvais traitement de ces blessures, notamment de par la présence de sang en aussi grande quantité et des rougeurs qui étaient assez marquées. En un éclair, elle fonça en bas pour chercher son sac de soins avant de remonter à l'étage, ignorant complètement l'état des lieux, sa tête et son cœur n'étant remplis que par sa princesse.

Une fois sur place, elle sauta presque sur le matelas pour reprendre du service en tant qu'aide soignante. S'excusant pour les brulures dues au désinfectant, Shizuka nettoya toute trace de sang jusqu'à ce que la peau fut nette. Elle put d'ailleurs constater qu'il s'agissait de plaies causées par une lame à cause de leur netteté, comprenant rapidement que sa chérie s'était mutilée récemment.


- Chérie...

Dans son sac, l'ancienne infirmière possédait un gel spécial qui servait à être appliqué sur les plaies comme un pansement, ce qu'elle utilisa sur les cinq entailles. Jetant le bandage utilisé, elle en appliqua aussi un second en serrant bien comme il faut pour empêcher une fuite trop importante du sang, terminant le tout par une attache avec une épingle à nourrice.

- V-Voilà, c'est t-terminé...

Relâchant le membre doucement, Inoue resta assise sur ses genoux, ses tibias écartés sur les côtés, de nouveau à fixer ses mains qui se trouvaient entre ses cuisses. Elle se sentait vraiment mal pour sa princesse, n'ayant pas pu la protéger contre elle-même, tout en se demandant pourquoi elle avait agi de la sorte.

Se remettant à pleurer, Shizu sauta sur le cou de Nelly avant de la basculer en arrière, répétant "Pardon" au moins trois fois par seconde.
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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Dim 2 Nov - 22:53

De retour à la maison... [PV Shizuka]

Shizuka était vraiment gentille avec moi. Cela me changeait des personnes de mon lycée. Elle me serra légèrement le dos, mais après un cours instant, elle me prit le bras sur lequel je m'étais en quelque sorte défoulé.
Non...
Je ne voulais pas qu'elle voit ce qu'il y avait en dessous. J'avais extrêmement peur de sa réaction. Je ne voulais pas qu'elle s'inquiète pour moi. Mais je ne pouvais rien faire. Elle me prit par le poignet, et retira le pansement. C'était trop tard pour l'en empêcher. J'avais tellement honte de m'être affligé cela.


-Ch-Chérie... ! Pou... Pou... Pou-rquoi ?


Je baissa instinctivement la tête, n'osant pas la regarder dans les yeux. Elle sortit du lit et descendit. Shizu remonta quelques minutes plus tard. Pour ma part, j'étais resté dans la même position que lors de son départ. Assise, la tête baissé, le bras sur ma jambe.
De retour, l'infirmière me désinfecta le bras, ce qui me piquait et me faisait beaucoup mal.


- Chérie...

L'entendre parler avec cette intonation de voix me faisait vraiment mal au cœur, celui-ci se serrait à chaque fois qu'un son sortait de sa bouche. Je ne la regardais toujours pas. Je n'en étais pas capable. Je me sentais faible de m'être mutilé.

- V-Voilà, c'est t-terminé...

Je n'avais même pas la force de lui dire merci. Je me retenais de pleurer depuis le début, je me retenais de craquer et montrer à quel point j'étais tellement fragile, faible... Mais... C'était Shizuka qui craqua la première et qui pleura, tout en me sautant dans les bras, ce qui me fit tomber en arrière. Elle n'arrêtait pas de s'excuser.
Pourquoi ?
Elle n'avait rien fait. C'était à cause de moi. J'intériorise trop. C'est juste un sale habitude... Son espèce de câlin me fit pleurer.


''J... Je ne sais pas...''

Enfin j'ouvrais la bouche pour parler, les mots voulant enfin se former.

''Je ne sais pas ce qu'il m'a prit... Je ne voulais pas me faire ça... Je ne voulais pas... Je regrette...''

Je regrettais tellement de choses que je ne les comptaient plus. Mais je devais me calmer, d'où le fait que j'avais pleuré pendant seulement une minute. Il est vrai que je passais très vite à autre chose. La preuve. Je me leva et alla dans la salle de bain. Je voulais me décompresser un peu. Je fis donc couler un bain bien chaud ; étant donné que j'avais très froid ; et pendant que celui-ci se faisait, je retourna avec Shizu sans dire un mot, m'asseyant sur le lit. J'attendis quelques minutes, puis me décida de me lever, et de prendre la main de Shizuka pour qu'elle me suive.

''Vient, on va se décompresser un petit peu...''

Je ne savais pas si elle voulait ou non aller prendre un bain, mais bon. Dès que j'ouvris la porte de la salle de bain, il y avait beaucoup de fumée à cause de la chaleur, et j'aimais bien. Ça me réchauffait. La couleur de celle-ci... Plutôt foncée, entre le marron et le pourpre. Au plafond il y avait des lumière plutôt jaune, elle ne faisait pas vraiment mal aux yeux. J'aimais les couleurs foncées.
Je fis entrer ma chérie et referma derrière, pour ne pas que la chaleur parte. Juste après, je me cacha et me déshabilla, cachant mon corps dans une serviette, avant de me faufiler dans l'eau. Le bain était assez grand. Je me plaça dans un coin, mettant le bas de mon visage dedans. L'eau était tellement chaude... J'adorais ça.


''T... Tu viens chou... ?''

En même temps que je parlais, je mis mon bras blessé dans l'eau bouillante, ce qui me fit pousser un cris de douleur. Je suis stupide parfois. Je le retira aussitôt, soufflant dessus et le séchant. J'étais tellement bien dans l'eau que je ne voulais plus en sortir.



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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Lun 3 Nov - 19:10

De retour à la maison...
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Les excuses fusaient de la bouche de l'aide-soignante comme une mitraillette dans les mains du plus paniqué des soldats. Elle ne saurait pas vraiment expliquer la raison de sa culpabilité, n'ayant pas tenu l'arme du crime entre ses mains pour en devenir la coupable, mais elle ne pouvait s'empêcher de se sentir fautive.

Shizuka n'existait que pour le bien-être et la sécurité de sa princesse, c'est ce qu'elle se jurait en permanence pour la "remercier" de l'accepter malgré toute son inutilité et son incapacité dans les choses courantes. Donc au fond c'était peut-être pour ça qu'elle s'en voulait, parce qu'elle n'a pas su protéger ce bras tout mignon des maux qu'une lame pourrait lui causer.


''J... Je ne sais pas...''

Pleurant à l'unisson, le couple n'était pas très bruyant, mais la médecin reniflait de plus en plus, ses larmes pendant sur son petit nez discret au point de lui chatouiller les narines.

''Je ne sais pas ce qu'il m'a pris... Je ne voulais pas me faire ça... Je ne voulais pas... Je regrette...''

Qu'elle regrette n'avait pas d'importance pour l'amoureuse qui se sentait toujours fautive. Ces mots ne lui firent qu'ajouter un peu plus de peine, mais elle n'en voulait pas à sa chérie, jamais elle ne lui en voudrait, surtout pour si peu.

C'est alors que Nelly se releva, pour aller dans un endroit encore inconnu. Inoue, maintenant seule, tenta d'enfermer son petit tourment tout au fond pour se reprendre en main. Cela dura un bon bout de temps, se séchant le visage du dos de la main pour redevenir présentable et ne plus avoir ces sentiments liquides lui coller à la peau.

Entre temps, Nelly s'était assise sur le lit maintenant humide et défait. Comme elle ne s'était pas annoncée sa présence fut surprenante pour l'ancienne Royal Guard, sursautant légèrement au moment où elle releva la tête. Ce fut à cet instant que sa main droite fut prise en otage par la jolie blonde, forçant le reste du corps à suivre pour ne pas perdre le membre capturé.


''Viens, on va se décompresser un petit peu...''

Un peu perdue, la japonaise se retrouva dans un nuage de vapeur chaud et agréable. La pièce semblait être une salle de bain tout ce qu'il y avait de plus classique, elle put donc se remettre en équilibre assez rapidement. cela dit une question subsistait : Pourquoi avait-elle été entrainée dans cette pièce ? Pour se laver ? La pensée d'une douche à deux la fit rougir, le corps entier se crispant rien qu'à l'idée de dévoiler sa nudité aussi rapidement.

Un bruit semblable à de l'eau se fit entendre derrière elle. Se retournant pour percevoir l'origine exacte du bruit, Shizuka vit sa moitié dans un bain d'eau chaude, ce qui expliquait aussi la vapeur d'eau dans toute la pièce.


''T... Tu viens chou... ?''

Venir la rejoindre ? ... C'était pas trop osé comme idée ? Pour la fille aux cheveux d'ébène ça l'était. Paralysée par la gêne, elle ne fut réveillée que par le cri de Nelly causé par son bras blessé. Sautant presque vers sa chérie pour l'aider, la fille faillit tomber à cause de l'eau qui se trouvait sur le sol, mais elle put s'agripper au rebord de la baignoire.

Le bandage semblait aller bien et ne pas avoir besoin de révision, ce qui la rassurait un peu. Maintenant il fallait plonger au bain... Mais cela l'intimidait trop, alors elle restait au bord , accroupie, essayant de détourner le regard pour ne pas avoir l'air d'une fille lubrique.


- J-Je vais j-juste rester...


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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Lun 3 Nov - 23:38

De retour à la maison... [PV Shizuka]
Juste après mon cris, Shizuka arriva vite à côté de moi ; en dehors du bain bien évidement ; se mettant juste à côté de moi.

- J-Je vais j-juste rester...

Rester en dehors du bain ?
Alors ça non !
Il fallait qu'elle déstresse un peu. Elle en avait bien besoin, et tout comme moi il fallait qu'elle prenne une douche. Je souria légèrement, cachant mes yeux à travers ma mèche, puis... Je l'attrapa par les épaule, glissa mes mains jusqu'à ses avant-bras et la tira de force dans l'eau vers mon propre corps. J'avais quand même de la force et je ne voulais pas qu'elle reste à l'extérieur du bain.


''Dans l'eau chériiiiie !''

Sur le moment, je me moquais du fait qu'elle ne voulait pas venir. Je voulais juste qu'elle soit avec moi. Oui c'était assez égoïste. Elle me tomba dessus, et j'en rougis, avant d'aller à l'opposé d'elle, lui montrant le dos. J'étais gênée. Mais je me retourna, remarquant qu'elle avait toujours ses vêtements sur elle, malgré le fait qu'elle était dans l'eau. Je m'empressa donc de m'approcher d'elle discrètement, pour lui embrasser son cou d'un seul baiser et lui retira son haut, celle-ci étant en soutien gorge maintenant.

''Huhu...''

Je retira ensuite son bas, la laissant en sous vêtements. Après cet instant brutal pour lui retirer tout ce tissus, je me faufila derrière elle, entourant sa taille, sans une gêne extrême, et embrassa son dos mouillé.

''Si tu ne veux pas tout enlever pour prendre le bain, ce n'est pas grave. Reste comme ça c'est bon. Détends toi... C'est tout ce que je veux...''

Je me reculais, me mettant dans un coins pour la regarder, tout en cherchant à côté de moi le savon, que je ne trouvais pas. Cela m’agaçait et je grogna. Je le vis au dessus de moi, sur la petite étagère. Je tournais le dos à ma chérie et me leva donc, sans vraiment faire attention au fait que je ne portais rien sur moi et attrapa le savon pour vite retourner dans l'eau bouillante, ayant habitué mon bras à cette chaleur. Je retourna voir l'infirmière en entourant de nouveau son corps avec mes bras, frottant ma tête contre son dos, je caressais son ventre avec mes doigts, tout en léchouillant son dos. J'étais bien, mais je me sentais un peu mal pour Shizu, elle qui ne voulait pas venir. Je l'avais forcé... Peut être qu'elle ne voulait vraiment pas venir. Pour me faire pardonner, j'attrapais sa tête entre mes mains, la renversa en arrière, laissant sur ses cheveux dans l'eau et son visage à la surface, puis l'embrassa de cette façon. Je voulais vraiment essayer cela, n'hésitant pas de faire passer ma langue dans sa bouche, caressant la sienne ainsi que son palais, puis je m'arrêta, la remettant comme avant, et commença à laver son dos, prenant le savon dans sa main, et le frotta sur son dos. Il sentait la vanille. J'aime beaucoup cette odeur. Une fois son dos de savonné, je m'attaquais à ses bras ; ne touchant pas à celui avec des bandages ; puis son ventre, ses jambes ; évitant celle bandé ; et enfin son visage, chose que je fis doucement. Je frotta le savon contre mes mains, massant doucement le visage de ma chérie, faisant attention à ne pas lui en mettre dans les yeux et aussi sur sa bouche. Quoi que... Je fis exprès d'en mettre sur ses yeux pour lui sauter dessus et l'embrasser sans qu'elle puisse voir. Juste après ce petit baiser, je lui demanda calmement de prendre sa respiration, l'embrassa et fit plonger sa tête dans l'eau, l'embrassant langoureusement, avec amour, essuyant dans l'eau ses petits yeux avec du savon dessus. Au bout d'une vingtaine de seconde, je la fis remonter à la surface, rougissant de nouveau avant de me cacher dans ses bras, la tête au niveau de son cou, ayant complètement oublié que je ne portais aucun vêtement.

''Ne t'inquiète pas pour tes vêtements mouillés, je pense que l'on fait la même taille en habit, je te prêterais de quoi t'habiller... Ce n'est pas un problème...''

A l'aide de mes mains, je caressais son dos, mes mains étant toujours un peu froide même sous l'eau. Je lui faisais des bisous dans le cou puis m'arrêta.

''T... Tu voudras me laver aussi... S... S'il te plaît Chou... ?''

Je voulais qu'elle me lave, je ne sais pas pourquoi. Mais j'en avais juste envie. Depuis tout à l'heure je lui laissais presque rien faire, je me sentais un peu coupable à cause de cela. Donc en quelque sorte je voulais la laisser se rattraper et diriger tout ça comme elle le voulait, mais je l'avais dit assez vaguement.



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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Mar 4 Nov - 18:34

De retour à la maison...
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Accroupie à côté de la baignoire, la jeune blessée craignait pour ses bandes en réalité. Sa pudeur et son manque de confiance l'empêchaient aussi d'oser le pas et d'entrer dans l'eau de la manière naturelle, c'est à dire nue, mais les ordres de Nelly pouvaient forcer la chose. Le problème de l'eau c'est que ça mouille, ça abime les pansements en s'y imprégnant à l'intérieur et Shizuka n'avait pas le corps en très bon état pour un bain confortable. Ah qu'elle regrettait son passé à présent, lui qui l'empêche de pouvoir satisfaire sa chérie...

Pourtant Nelly n'avait pas dit son dernier mot. N'ayant visiblement que faire des arguments et des raisons, elle l'attrapa par surprise pour basculer le centre de gravité de la fille encore sèche vers l'intérieur, l'envoyant tête la première dans l'eau encore chaude.


''Dans l'eau chériiiiie !''

- AAAHHH !!!

Inoue aurait pu se cogner contre la paroi au fond, par chance c fut le corps de sa jeune enfant qui amorti la chute. Le réflexe de fermer les yeux dans une telle situation est naturelle, on ne veut pas que l'eau agresse et fouette nos globes, ce qui empêcha toute vue furtive des atouts de l'hôte de la baignoire. Notre personnage se mit en position assise, frottant son visage et écartant ses cheveux collants de son champ de vision pour ne voir que le dos de sa chérie, se cachant surement par pudeur elle aussi selon la japonaise.

Par contre elle se faisait vraiment du souci pour ses plaies, ainsi que celles de Nelly dans une moindre mesure vue que son pansement au ventre était imperméable. Ses vieilles cicatrices supportaient mal l'humidité sur le long terme, et l'eau du bain commençait déjà à prendre des teintes rosées.

Sa compagne dénudée ne semblait pas vraiment remarquer le problème, se déplaçant derrière elle pour lui enlever son haut afin de la laisser en soutien-gorge. Par chance Shizuka en portait un épais, ce qui rendait impossible la vue au travers malgré le tissu mouillé. Le contrecoup à cette "armure anti full nudity" était que maintenant elle est totalement foutue, en espérant que ça ne soit pas définitif, vue sa transformation en éponge. Tout cela ne semblait pas inquiéter sa princesse qui riait doucement, simplement contente d'avoir une compagne dans son bain.


''Huhu...''

Cela n'embêtait pas la médecin, au contraire. Le comportement léger et joyeux de Nelly lui faisait oublier ses soucis qui se noyaient dans l'eau, ce dernier devenant de plus en plus rouge à cause des vieilles blessures d'Inoue. La jupe disparut aussi dans la salle, sa propriétaire se retrouvant en sous-vêtements, avec les actions de sa chérie enfantine. Pourquoi ne retirait-elle pas tout ? C'était la question que l'infirmière se posa en même temps qu'on lui bisouillait le dos.

''Si tu ne veux pas tout enlever pour prendre le bain, ce n'est pas grave. Reste comme ça c'est bon. Détends toi... C'est tout ce que je veux...''

Ne pas avoir tout enlevé à ce niveau-là était assez bizarre pour l'ancienne Royal Guard. L'envie de retirer le reste se fit sentir, car après tout elle était dans une salle de bain, trempant dans une baignoire à la limite de déborder, mais une main passa de nouveau sur son dos pour la laver, ce qui l'empêchait de mettre les siennes, ne voulant pas faire obstacle à sa chérie qui prenait un peu soin d'elle. Sauf qu'elle ne la savonnait pas, préférant l'enlacer et la nettoyer à la manière d'un chat, sentant avec frisson une langue parcourir l'arrière de ses épaules.

Le tout était loin d'être désagréable, l'orpheline s'habituant assez vite à la situation tout en oubliant ses petits soucis ridicules. Et c'est justement quand elle se sentait le plus calme qu'une tempête fonça droit sur elle : la tempête Nelly. Elle la bascula en arrière en lui tirant le visage pour l'embrasser à pleine bouche ! Le contraste entre le plaisir de sentir sa princesse lui voler un baiser aussi passionné et l'inconfort de la position était saisissant, chamboulant la tête de la pauvre victime qui ne savait pas comment réagir, ses bras s'agrippant à sa protégée avec une force sans pareille.

Heureusement tout retourna à la normale, le couple se retrouvant dans une activité plus naturelle à l'endroit où elles se trouvaient. Shizu se fit savonner tout le corps, sauf les parties blessées bien entendu, retenant tout de même un petit gémissement de douleur quand le produit touchait ses vieilles croutes, marques de la rencontre entre les deux jeunes femmes. La cajolée repensait à ces doux souvenirs, s'amusant à remarquer que rien avant ne laissait planer un présent aussi joyeux et agréable. Une pointe de piquant dans l’œil la ramena à la réalité cependant, réalité facilement occultée quand sa compagne, sans doute pour s'excuser, lui sauta au cou pour embrasser ses lèvres.

Le baiser se prolongea en sous-marin, pendant une vingtaine de secondes qui furent très épuisantes pour celle qui avait toujours l'habitude de respirer avec le nez pendant l'acte. Ressortant essoufflée, la nurse se mit doucement à rire avant que sa partenaire ne s'enfonce dans ses bras. La nudité de Nelly la fit rougir au plus haut point, transformant son rire en un son trahissant son embarras, dirigeant son regard vers le plafond afin de ne pas être impolie.


''Ne t'inquiète pas pour tes vêtements mouillés, je pense que l'on fait la même taille en habit, je te prêterais de quoi t'habiller... Ce n'est pas un problème...''

Elle n'y pensait déjà plus, mais pas sa princesse. Cela la touchait beaucoup que même maintenant elle y pensait encore, car ce n'était pas encore habituel pour la martyre des études qu'une personne non-liée par le sang se fasse du souci pour elle, surtout pour quelque chose d'aussi futile. En plus Nelly ne semblait pas dégoutée par son propre corps, devoir se balader en petite tenue ne la dérangerait donc pas si c'était là le désir de sa chérie.

''T... Tu voudras me laver aussi... S... S'il te plaît Chou... ?''

Là encore ce n'était pas l'envie qui manquait, souhaitant toujours exaucer les souhaits de sa moitié, mais avec les mains bandées ça n'aidait pas. Si jamais elles prennent le savon, il faudra refaire tout le traitement et ça risquerait de prendre du temps.

Cherchant donc un gant du regard, Shizu en prit une rose pour y mettre un peu de savon avant de frotter le dos de son hôte et maîtresse, encore un peu trop gênée pour ne pas en faire plus... Se faire chouchouter c'est une chose, mais pour une fille qui ne sait jamais quoi faire par elle-même, la situation actuelle où ce sont ses propres mains qui se baladent sur le corps nue de Nelly la rendait extrêmement rouge, tremblant presque de honte.


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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Mar 11 Nov - 22:49

De retour à la maison... [PV Shizuka]
Quelques secondes passèrent puis Shizuka prit un gant et me lava le dos avec. Je ne parlais pas, la laissant faire. J'étais assez déçue qu'elle n'ose pas faire autre chose, mais ce n'était pas bien grave. Tant qu'elle était avec moi, ça m'allait. Je me recula pour toucher son corps avec mon dos, laissant glisser mon corps, m'allongeant sur elle, et m'endormit directement, mes mains froide touchant sa jambe. J'étais bien. Il faisait chaud, j'étais sur ma chérie dans l'eau. Tout était bien. Mon corps bascula et glissa de celui de Shizu, ma tête tomba dans l'eau et je m'étouffa, ce qui me réveilla en sursaut. Je ne savais pas où est-ce que j'étais. Je bougeais dans tout les sens, la tête sous l'eau avant de sortir ma tête pour enfin pouvoir respirer, avec un visage apeuré et paniqué. Je sauta dans les bras de ma chérie.

''J'ai eu peur j'ai crut que j'allais mourir !''

C'est ce que je lui disais tout en l'embrassant sur sa joue gauche. La présence de l'infirmière me rassura. J'avais vraiment besoin d'être constamment rassurer. J'avais aussi un besoin d'affection qui devait être constant, afin de combler le manque de papa et maman.
Ils me manquaient... Leurs départs pesaient lourds dans mon cœur.
J'étais encore une enfant dans ma tête, peu sociable, très dépendante, donc je n'étais pas habitué à devoir vivre comme ça. Je souffrais beaucoup à l'intérieur. Mais je ne voulais pas inquiéter Shizuka. Je m'asseya pour la câliner, et en profita pour lui enlever le haut de son sous vêtement, retirant délicatement les agrafes et le posa à côté. Je le posa sur le rebord et embrassa son cou à plusieurs reprise, tout en la serrant dans mes bras. Mais tout d'un coup, mon visage devint complètement rouge à cause des pensés étranges qui me vinrent à l'esprit. Je me recula d'un coup et me cacha le visage avec mes mains, secouant ma tête pour les faire partir, et je réussis. Je ne pouvais pas retirer le bas, c'était trop gênant.
Et si elle ne voulait pas ? Si ça la gênait trop ?
Je préférais donc la laisser comme cela.
Mes blessures ne me faisaient pas mal, du moins, je ne faisais pas attention à elles donc je n'avais pas mal. Mon corps sera remplit de pleins de cicatrices, en plus des gros bleus que l'on m'avait faite lorsque l'on me tapait. J'en avais un sur la côte gauche, un juste en bas de chaque épaule, trois sur la cuisse droite... C'était beaucoup. J'avais honte de mon corps à cause de toute ces marques que je cachais à papa et à maman. Et j'essayerais de les cacher à Shizuka, pour ne pas l'inquiéter en restant le corps dans l'eau.
Je suis sage, je n'embête jamais les autres, je les laissent faire ce qu'ils veulent sans intervenir pour ne pas m'attirer d'ennuis. Quitte à me faire frapper. Voilà comment est-ce que je pensais. Je ne pouvais pas me défendre. Je suis trop faible et fragile pour ça.
Je me recroqueville sur moi même, me mettant à pleurer sans aucune raison. Du moins... Il y avait trop de raisons pour en cibler une seule comme étant la cause de cette souffrance qui s'extériorisait. Bien sure que j'étais heureuse d'être avec Shizuka, de l'avoir rencontrée, que se soit ma petite amie comme on pourrait dire... Mais toute la tristesse que je contenais en moi avant cette rencontre était toujours présente. Et elle me rongeait à l'intérieur, lors de mes ''rêves''... Cela me montre ce que j'essaye d'oublier en passant à autre chose. Mon passé me suit et ne veut pas me lâcher. J'ai juste peur que tout cela recommence, que l'on me frappe de nouveau, que l'on m'abandonne...
Je pleurais encore, allant voir ma bien aimé et me réconforter dans ses bras, la serrant très fort, tremblant.


''Je pleure... Mais je ne sais pas pourquoi... Je souffre... Mais je ne sais pas pourquoi... Aide moi je suis perdue...''

Je ne me comprenais plus. Je changeais de comportement tellement rapidement que cela devait embêter Shizuka. Je me sentais mal pour elle. Je pouvais même ; lors d'un baiser ; le rompre d'un coup puis me mettre à pleurer.
Mais j'essuyais vite mes larmes pour dessiner un sourire sur mon pauvre petit visage. Je passe à autre chose tellement facilement que ça en est bizarre au niveau de mon comportement...

''… Tu veux continuer de me laver... ? Et que tu prennes des initiatives... Comme moi... J'aimerais bien... S... Si tu veux bien hein... C'est juste une proposition car j'aime bien... Car quand tu en fais... Et bien j'adore ça... Tout comme tes baisers... Ils sont tellement bien...''

Je m'approcha de son visage, ferma les yeux, et l'embrassa avant de me reculer légèrement et de lui sourire.

''M... Mon corps est à toi... Tu peux en faire ce que tu veux...''

J'étais vraiment en manque d'affection, ressentant un besoin de se sentir aimer et de recevoir de l'amour. J'en avais énormément besoin. Je suis comme ça. Pauvre Shizuka qui doit céder à mes petits caprices...



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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Mer 12 Nov - 16:29

De retour à la maison...
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Il y avait quelque chose de fortement embarrassant pour l'infirmière que de frotter à travers un simple gant de toilette le dos nue de la fille que l'on aime le plus au monde, surtout si l'on se trouve avec elle dans le même bain et quasiment rien pour cacher leurs nudités. Enfin pour Shizuka si, elle possédait toujours ses sous-vêtements. Mais Nelly ne portait plus rien, ce qui est normal quand on va prendre un bain. Ce n'est pas normal pour l'ancienne Royal Guard de ne pas pouvoir ressentir de l'embarras en ce moment...

Pourtant cela ne semblait pas être le cas de sa chérie qui s'allongea sans prévenir sur le corps de celle qui tenait le gant. C'était vraiment embarrassant pour l'infirmière car sa moitié se révélait dans toute sa splendeur, camouflée par le peu de mousse que le savon avait crée. Inoue ne voulait pas vraiment regarder... Enfin si... Mais non, cela ne se faisait pas, quand bien même la tentation était bizarrement assez grande. Voulant retirer toutes ces mauvaises pensées, la jeune fille agita sa tête de droite à gauche assez vigoureusement, répondant "Non" pour une fois à elle-même.

Ce refus ne fut pas sans conséquences. Le geste était si violent que la position peu stable de Nelly la fit glisser dans l'eau. De l'eau gicla de partout, le couple se débattant dans le bain pour sauver une vie en proie à la panique. Ce moment dura moins d'une minute heureusement, mais la baignoire avait perdu beaucoup de liquide durant le processus.


''J'ai eu peur j'ai cru que j'allais mourir !''

Shizu, encore en proie à la panique, se mit à trembler avant d'attraper son trésor dans ses bras et de la serrer le plus fort possible. Mourir comme ça c'est vraiment possible ? C'était là la question que se posait celle dont le cœur battait à cent à l'heure et qui n'avait pas encore remarqué que ses bandes commençaient à se défaire.

L'infirmière resta dans cette position un long moment, se rassurant lentement sur le fait que le corps qu'elle avait contre elle était encore en vie. Elle ne pensait plus à rien, s’efforçant à ne plus penser à ce désagréable moment où la mort planait au-dessus de leurs têtes. Et puis quelle mort "idiote" en plus, pour un couple qui avait affronté des garçons jusqu'à n'en plus finir et s'en tirer qu'avec des cicatrices... Finir noyée dans un bain n'avait rien d'amusant pour la fille aux cheveux d'ébène, encore moins se elle devait rester seule dans ce monde inconnu.

Nelly finit par s'asseoir. Sa compagne ne pouvait que la suivre dans ce mouvement, et elle fut d'ailleurs un peu heureuse d'être cette fois la victime d'un second câlin. Mais rapidement la situation évolua vers quelque chose de plus gênant. Les mains de Nelly se déplacèrent sur le dos, atteignant l’agrafe du soutien-gorge pour le retirer plutôt lentement. Shizuka en avait le rouge aux joues, détournant un peu le regard en mettant sans faire attention son cou en évidence. Par conséquent elle se fit couvrir de baisers à cet endroit. C'était étrange, comme si la nudité rendait les choses plus fortes, plus significatives. La nurse tremblait presque, son bras droit tentant de cacher ses seins du mieux que possible, non pas par pudeur mais plus par embarras, n'aimant pas vraiment son propre corps.

Mais la nurse intimidée se fit vite abandonner, sans vraiment comprendre pourquoi. Elle ne put voir que sa chérie se recroqueviller et pleurer dans le silence de cette salle de bain. Faut dire que l'infirmière n'osait pas trop parler généralement, elle avait besoin d'en ressentir la nécessité ou la permission avant, donc c'était surtout son hôte qui emplissait la pièce de tous les sons. Or là tout ce qui était audible n'était que les remous de l'eau du bain et les pleurs. C'est comme si la tristesse tombait d'un bloc sur le couple.


''Je pleure... Mais je ne sais pas pourquoi... Je souffre... Mais je ne sais pas pourquoi... Aide moi je suis perdue...''

L'aider ? Mais ça n'a jamais été le point fort de la médecin jusqu'à maintenant... Enfin si, mais son manque de confiance en elle lui affirmait le contraire. D'ailleurs elle mourrait d'envie de se rapprocher de sa chérie et de se coller contre son dos, mais la nudité était un léger frein dans ce cas.

''… Tu veux continuer de me laver... ? Et que tu prennes des initiatives... Comme moi... J'aimerais bien... S... Si tu veux bien hein... C'est juste une proposition car j'aime bien... Car quand tu en fais... Et bien j'adore ça... Tout comme tes baisers... Ils sont tellement bien...''

- Uuhh...

La situation devenait vraiment trop intimidante pour la médecin, c'était trop pour elle tout ça. Elle était complètement perdue en ce moment, ce n'était pas son truc à elle que de prendre des initiatives, elle qui venait de se faire déshabiller sans rien dire. Non pas qu'il y avait un problème avec ça, mais la japonaise comptait sur la force de sa compagne pour être guidée...

En parlant de force, voilà que sa chérie lui offrit un baiser impudique. C'était toujours aussi particulier d'agir amoureusement quand on pense encore à sa situation corporelle. Mais cela avait aussi le don de vaporiser cette honte pour quelques temps chez l'ancienne Royal, caressant du bout des doigts la joue qui était à sa disposition.


''M... Mon corps est à toi... Tu peux en faire ce que tu veux...''

C'était ça le petit problème pour Inoue : Un coup sa chérie prend les commandes, puis juste après elle la laisse faire. Mais en réalité, le gros problème était le bain, être quasi-nues ensemble était un brin trop rapide...

Ces pensées se mélangeaient dans la tête de la confuse, étant encore sous l'effet du charme posé plus tôt avec les lèvres. Et comme d'habitude quand elle se retrouvait perdue dans sa tête, c'était sa part sombre qui se réveillait. En temps normal, cette partie de l'enfant est violente et sauvage, sauf qu'il n'y avait rien ici qui créait le désir d'être détruit. Pour ça qu'il ne s'agit pas d'un dédoublement de la personnalité, on parlera plus d'une sorte de pétage de câbles qui détruit tout limiteur dans l'esprit de Shizu.

D'un coup elle sauta sur le corps de Nelly comme une vraie tigresse. Était-ce vraiment sa part sombre qui prenait le pas, ou simplement une obéissance totale à l'ordre de faire des baisers et de laver le corps ? Peut-être un peu des deux.. Tout était chamboulé dans sa tête, sa dévotion envers sa sauveuse, son dégout, son traumatisme, ses dernières aventures, ses sentiments... Cela rendait l'infirmière complètement folle, déchainant à la fois ses désirs enfouis, son amour et sa frustration sur le corps de sa partenaire, sans même se rendre compte que ses bandages tombaient, laissant facilement apercevoir deux membres de son corps rouges comme le sang et suintantes de ce dernier.

La vue de ces "cicatrices" la dégouttait elle-même généralement, donc si un autre les voyait... Il ou elle risquerait d'en vomir son petit déjeuner.


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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Dim 14 Déc - 1:39

De retour à la maison... [PV Shizuka]
Pour être franche, le fait que Shizuka me saute littéralement dessus ne me serait jamais venue à l'esprit. Je ne m'attendais pas à cela. Mais j'étais contente. Je répondis avec un petit baiser timide, me laissant faire. J'adorais vraiment lorsqu'elle prenait ce genre d'initiative, me laissant complètement dominer. J'étais vraiment bien, elle m'embrassait dans le bain... C'était superbe.
Cependant..
Quelque chose attira mon attention.
Le bras de Shizu. Normalement elle possédait des bandages et là... Ils avaient disparus. À la place se trouvait une peau rouge, vraiment très rouge. J'arrêta tout de suite ce que nous étions en train de faire pour lui prendre la main ; ne voulant pas toucher et ainsi lui faire mal sur ça blessure ; et regarder ceci de plus près. C'était vraiment pas beau du tout à voir. On aurait dit des brûlures. Non. C'était pire. Je ne savais même pas quoi dire. J'étais choquée que mon infirmière possède de telles marques sur son bras. Quelqu'un d'aussi mignonne qu'elle avec ce genre de marque sur son corps... C'était horrible.


''… C... C'est quoi... ? Comment tu t'es faite ça... ?

Toujours en tenant sa main, je me décida d'attraper une des serviettes qui se trouvaient sur une étagère à côté de moi et la mit autour de son bras, avant de prendre deux autres serviettes cette fois-ci plus grande pour Shizuka et moi.

''On sort.''

Je me leva, sortis de l'eau et me sécha rapidement avant de partir de la pièce sans dire un mot. Je ne voulais pas qu'elle me suive. J'étais toujours choquée. Je me retenais de pleurer devant elle et donc finis par verser quelques larmes lorsque je fus dans ma chambre. Une fois tout ça finit, je m'habilla avec un haut beige ainsi qu'un pantalon noir. Pour Shizuka... Je préférais la laisser choisir.
Mes cheveux étaient toujours mouillé et ils trempaient mon petit haut, mais cela n'était pas bien grave. Je retourna dans la salle de bain pour aller chercher ma chérie. Je la pris par le bras pour l'amener dans ma chambre.


''Suis-moi.''

Ma main serra la sienne automatiquement, je ne sais pas pourquoi. Je la fis s'asseoir sur mon lit, avant d'entourer sa taille à l'aide de mes bras et de m'y blottir, puis pris sa main pour la mettre sur ma tête. Seulement une serviette protégeait son corps. Mais je n'y prêtais pas attention. Juste après, je leva ma tête pour la regarder droit dans les yeux, avec des larmes qui coulaient le long de mon visage, mais je gardais un visage sérieux et neutre, ce qui était bizarre en vue de mon état triste.

''Comment tu t'es faite ça ? Je veux savoir. S'il te plaît... Mais avant...''

Je ne la laissa même pas répondre, descendant en bas pour prendre la mallette de sa chérie pour lui ramener, l'ouvrant devant elle et prenant des bandages et du désinfectant.

''J... Je ne sais pas soigner ce genre de blessure... Si tu m'expliques je te le ferais pour toi... Je veux vraiment le faire... Pour t'aider... Je m'inquiète...''

Je n'allais vraiment pas bien psychologiquement. Bien avant cela. Toute les péripéties qu'il s'était passé m'avait vraiment traumatisé. Alors lorsque je vis ces marques, c'était la goutte qui fit déborder le vase. Déjà que je m'inquiétais beaucoup pour l'infirmière, là c'était une couche de plus qui était rajouté. Je lâcha tout ce que j'avais dans les mains pour me recroqueviller sur moi même en me mettant sur mon lit. Je m'agrippais au ventre de Shizuka, embrassant son dos malgré le fait qu'il y avait la serviette. Je resta dans cette position pendant environ cinq petites minutes, avant de m'asseoir pour enfin reprendre les bandages dans les mains.

''Explique moi s'il te plaît... Même si tu me fais faire les gestes que je dois te faire en plaçant tes mains sur les miennes afin de me les faire bouger... Fais le... Car là... Huu...''

Je m'arrêta tout de suite de parler. J'avais une envie de vomir qui me vint d'un coup. Tout le stress que j'avais accumulé, et ces blessures... Tout cela me donna envie de vomir... Et de pleurer... Mais ça.
Et bien je pleurais depuis pas mal de minutes déjà.


''J... B... Je me sens pas bien... J'ai envie de vomir...''



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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Dim 14 Déc - 20:13

De retour à la maison...
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Le moment était devenu câlin et tendre, avec son lot de passion et d'amour caractéristique de l'infirmière qui avait perdu une bonne partie de sa santé mentale, si on peut dire qu'elle est saine en temps normal. Une sensation vint pourtant gâcher cet acte, une sensation de picotement brulante du genre à vous donner envie de gratter la zone touchée tout en vous indiquant qu'il s'agit là d'une mauvaise idée. Et quelle mauvaise idée que voilà, car les membres touchés n'étaient autre que celles qui portaient de forts bandages vieux de quelques mois.

''… C... C'est quoi... ? Comment tu t'es faite ça... ?

Le monde s'arrêta rien que pour observer ces plaies inconsolables, pleurant des larmes de sang qui se mélangeaient à l'eau du bain très lentement, lui offrant une couleur rose qui inspirait plus de dégout que de beauté. Mais Nelly avait le courage de tenir cette main "propre" au bras saignant. Shizuka voyait ses marques à l'air libre et pourtant elle ne ressentait pas grand chose. Physiquement ce n'était qu'un mécanisme d'auto-défense qui consiste à ignorer une douleur quand elle est persistante, afin de ne pas souffrir inutilement, même si le picotement due à l'agression de l'air frais et de l'eau sur les peaux rougies ne s'estompaient toujours pas. Mais mentalement, le fait que sa chérie ait vu et pris connaissance de ce secret ne lui fit rien de plus. Pas de joie, de peur ou de tristesse... L'ancienne infirmière restait bloquée sur son sentiment précédent, amour, qui s'est brisé sans prévenir, la rendant un peu absente, hors du temps et de l'espace...

''On sort.''

Ce fut là l'ordre qui fit sortir de sa légère torpeur la jeune fille. Bon ce n'est pas comme si elle ne se rendait compte de rien, mais son regard autrefois perdue dans le vague se fixa maintenant sur son propre corps, qui était entourée par des serviettes différentes : Une pour le corps et l'autre pour le bras. Sa chérie semblait prendre soin d'elle, c'était mignon, et touchant pour une jeune fille qui n'a jamais reçu d'autre amour que l'amour parental.

Mais à peine sortie de la baignoire, l'enfant se retrouva seule dans la salle. Ce constat, cet abandon, la sombra dans une tristesse croissante. Être seule n'a rien d'amusant, de chouette ou même de supportable, et on ne s'habitue pas à la solitude, on l'accepte comme on accepte le malheur quand il nous tombe dessus. Mais la japonaise s'était inconsciemment promise de ne plus laisser la fatalité écrire son destin le jour où ce dernier lui a offert son plus grand malheur. Du moins c'est ce qu'on pourrait penser, ou constater, une fois que l'on connait les deux faces de Shizuka ainsi que leur fonctionnement. Pourtant, aucune trace de cette promesse ne se trouve sur la face "blanche" et innocente qui ne représente que l'enfant qu'aimerait être l'infirmière. Peut-on donc vraiment parler de facettes ? A vous de juger...

L'ancienne Royal Guard, de nouveau plongée dans un sentiment bien précis, ne vit pas sa princesse de son cœur entrer de nouveau dans la pièce, dans un état rappelant les jeunes filles qu'on peut croiser dans la rue le matin qui ont encore les cheveux mouillés par manque de temps pour les sécher. Ce n'est que quand on lui prit le bras intact qu'elle se releva afin de ne pas tomber sur le sol glissant.


''Suis-moi.''

Malgré le ton froid, Inoue ne pouvait se sentir triste qu'on soit dégoutté par son état physique. C'était son quotidien avant, donc ça lui rappelait les beaux jours, ou plutôt les belles fins de journées, où en rentrant un de ses parents l'accueillait avec un grand sourire et un petit gouter tout simple mais revigorant. Quand la médecin s'en rappelait, elle voyait toujours la scène d'automne avec les rayons de soleil qui traversent la fenêtre du salon pour pointer sa place sur le canapé.

Puis de toute façon ces marques sont de sa faute à elle seule, qu'on les trouve dégoutantes n'avait rien de choquant puisqu'il s'agissait de l’œuvre d'une incapable bonne à rien. En se laissant trainer comme un boulet vers le matelas, l'infirmière ne réagissait qu'à moitié au câlin, se laissant manipuler comme une poupée en fermant lentement les yeux.

Quand elle les rouvrit, elle ne vit qu'un visage d'ange baignée de larmes, possédant pourtant un air plus sérieux que jamais. L'image avait quelque chose de déstabilisant pour Shizuka, quelque chose qui l'obligeait à se sentir concernée malgré sa coquille de pessimisme.


''Comment tu t'es faite ça ? Je veux savoir. S'il te plaît... Mais avant...''

La question fut à peine posée que la silencieuse se retrouva de nouveau seule. C'était douloureux comme toujours d'être laissée de côté pendant qu'on part réaliser une mission. Et quand bien même Nelly reviendrait, ces secondes d'attente n'étaient rien d'autre que des entailles de plus en plus profondes, dans une chair qui en a déjà vu beaucoup.

L'hôtesse No Name fut de retour dans la chambre avec la sacoche de soins de sa moitié. Rapidement elle tendit des rouleaux neufs de bandes en coton et de désinfectant, le tout volé à l'académie il y a peu.


''J... Je ne sais pas soigner ce genre de blessure... Si tu m'expliques je te le ferais pour toi... Je veux vraiment le faire... Pour t'aider... Je m'inquiète...''

C'était vraiment touchant de sa part pour la blessée, jamais on ne lui avait proposé de la sorte de prendre soin d'elle. A vrai dire sa mère l'obligeait au début, mais c'est tout. Personne d'autre ne voulait prendre soin d'elle, d'où sa maitrise des premiers soins et de quelques pratiques comme les sutures. Tout ce qui est possible a déjà été testé sur son propre corps ! Des petits bobos aux coupures avec du verre, suffit d'observer une fois comment sa mère faisait ou de se rappeler ce qui était dit dans les bouquins & reportages et de prendre le plus grand soin pour ne pas réaliser d'erreurs. Pour cela on peut faire confiance à Shizuka, qui possède tellement peu de confiance en elle qu'elle en est devenue méticuleuse.

Mais alors qu'elle allait prendre ce qu'on lui tendait vers elle, voilà que les objets tombèrent sur le matelas pour perdre de vue sa chérie qui tenait à jouer au docteur. L'orpheline amoureuse ne put sentir qu'un contact sur son dos, puis des petits baisers... Toutes ces petites attentions la réveillait lentement, mais surement, commençant de nouveau à se perdre pour diriger toute son attention vers sa sauveuse et hébergeuse.


''Explique moi s'il te plaît... Même si tu me fais faire les gestes que je dois te faire en plaçant tes mains sur les miennes afin de me les faire bouger... Fais le... Car là... Huu...''

Prenant la bouteille d'alcool médical qui trainait, la blessée se tourna vers sa compagne dès qu'elle entendit ces sons bizarres durant la fin de sa phrase. C'était assez inquiétant car cela ne ressemblait à rien d'habituel, comme si Nelly était atteinte de maladie...

''J... B... Je me sens pas bien... J'ai envie de vomir...''

Dès que les mots "J'ai envie de vomir" furent prononcés, Shizu oublia tous les problèmes déjà existants pour se lever d'un coup et prendre la première chose qui pourrait aider. Une corbeille à papier à moitié pleine se trouvait pas loin du couple, en un battement de cils elle s'y jeta pour la tendre vers sa chérie afin qu'elle se déverse à l'intérieur.

- V-Vomis chou... Faut pas se retenir...

Du peu qu'elle savait sur le corps humain, la jeune fille savait qu'il s'agissait d'un système de défense pour expulser toute mauvaise chose de l'estomac. Il fallait donc que sa moitié vomisse et recrache tout ce qui était mauvais à l'intérieur d'elle, même si c'est douloureux.

Ne sachant quoi faire d'autre à part frotter lentement le dos humide de la malade et l'encourager par de petites paroles, la confiance en elle de la blessée n'augmentait pas d'un pouce, se sentant toujours plus bas que terre...


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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Dim 14 Déc - 22:01

De retour à la maison... [PV Shizuka]

J'avais des sueurs froide, je me sentais pas bien du tout. Lorsque je regardais Shizu, je vis qu'elle me tendait ma poubelle vers moi. Elle et moi étions sur le lit.

- V-Vomis chou... Faut pas se retenir...

J'avais vraiment froid, je tremblais, mais je réussis à attraper la poubelle et finis par vomir dedans sans dire un mot. Je détestais vomir. C'était dégoûtant. Quelques secondes plus tard, je m'écroula sur le sol, perdant connaissance en même temps. J'étais à bout de force, sûrement une crise d’hypoglycémie comme j'avais l'habitude de faire avant que papa et maman ne soient plus à la maison. Je n'avais même pas eu mal pendant la chute. J'avais perdue connaissance bien avant. Plus précisément après avoir vomit. Ma vie n'était pas en danger. Je ne risquais rien. C'était juste la fatigue, le manque de nourriture, les pertes de sangs, le stress... Tout cela était trop pour moi. Je ne pouvais pas supporter cela plus longtemps sans en subir les conséquences.
Me voilà dans le pays des rêves, endroit que j'adorais et en même temps détestais. J'avais peur de faire des cauchemar, chose que je faisais la plupart du temps.
Et cette fois ci...


~~~

Il y avait Shizuka juste devant moi. Elle était de dos. Je voulais la rejoindre, et c'est ce que je fis.

''Recule.''

Recule... ? Pourquoi est-ce qu'elle me disait cela ? Elle voulait me prévenir d'un danger ? Je ne comprenais pas vraiment, je continua donc d'avancer vers elle. Mais... Elle se retourna rapidement avant de me pousser sur le sol violemment, gardant un visage sans expression.

''Recule. Je ne veux pas de toi.''

Mon cœur s’accéléra directement. J'étais choquée. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'elle me rejetait comme ça ? Je ne comprenais plus rien. Voilà que je pleurais tout en la regardant. Je ne me rendais pas compte que je rêvais. Je voulais me relever, mais elle se mit à califourchon sur moi avant de me bloquer par les épaules, puis elle me fixa.
Et m'embrassa.
Elle voulait donc de moi. J'étais rassuré. Vraiment.


''Pardon... Maintenant je dois...''

Pourquoi est-ce qu'elle s'excusait ? Je voulais encore l'embrasser, l'avoir près de moi pour toujours mais elle se releva puis partie.
Non... Je ne voulais pas...
Mais elle revena. Avec... Un couteau ? Qu'est-ce qu'elle voulait faire ? Je me releva rapidement pour m'approcher d'elle, les larmes aux yeux.


''Pardon. Mais je dois faire ça. Je t'ai aimé. Mais maintenant tu vas mourir. Comme les autres.''

Que voulait-elle dire par là ? Elle ne m'aimait plus ? Mais pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Voilà que je me mis à pleurer toute les larmes de mon corps avant de m'approcher encore plus du corps de Shizuka quand... Elle me planta le couteau dans le ventre. Je saignais. De plus en plus.

''… C... Ca fait mal... Shizu... N... Pourq...''

Elle me planta de nouveau le couteau en plein dans le cœur. Je crachais beaucoup de sang. C'était vraiment finit. Elle ne voulait plus du tout de moi. Elle me l'a planté dans le cœur... Ca voulait tout dire... Mais je persistais. Je m'approcha d'elle, complètement en sang, et la prit dans mes bras, malgré la douleur. Je n'arrivais presque plus à tenir sur mes pied. Mais Shizuka continuait à me planter le couteau pour que je la lâche. J'étais vraiment triste. Mais j'étais à bout de force. Je la lâcha avant de m'écrouler par terre, fermant doucement les yeux...
Puis...

~~~

Je me réveilla en sursaut, tout en criant, mon visage entièrement recouvert d'eau à cause de mes larmes. Je respirais très rapidement, aussi vite que mon rythme cardiaque. Lorsque je vis Shizuka, mes yeux s'écarquillèrent puis je m'explosa en sanglot en lui sautant dans les bras.

''J'ai peur j'ai peur j'ai peur... T... Tu me faisais mal... Un couteau... D... Dans le cœur... Tu m'aimais plus... C'est pas vrai hein... ? Dis moi que c'est pas vrai...''

J'étais encore très fatiguée, sûrement malade, j'avais du mal à la tenir fort. Mais je le faisais. Mon rêve m'avait tellement fait peur et blessé psychologiquement...



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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Mar 16 Déc - 11:05

De retour à la maison...
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- V-Vomis chou... Faut pas se retenir...

Vomir est parfois le meilleur moyen d'expulser un corps étranger du corps quand il n'est pas trop tard. Du moins, c'était ce que l'apprentie médecin pensait du haut de sa maigre expérience et de son apprentissage sur le tas. Frottant le dos de sa chérie en guise de soutien, Shizuka ne pouvait rester trop près à cause de l'état de sa patiente, de l'odeur du fluide expulsé et de plein d'autres trucs comme l'espace de confort. Son hôtesse tremblait et possédait vraiment une sale tête, exactement comme les malades atteints de forte fièvre, mais tout cela n'était que passager... Cette idée seule suffisait pour soulager l'orpheline face à la situation actuelle où Nelly faisait vraiment peine à voir.

Mais alors que l'assistante médicale réfléchissait à un moyen de soulager sa princesse, cette dernière se mit à tomber dans les pommes pour une raison inconnue.


- Ch... Chou ? ... Chou ?

Pour tout vous avouer, ce n'est pas le genre de blague que l'amoureuse aimait recevoir

- N-Nelly... ?

Aucune réponse, juste un corps gisant sur le sol et un seau rempli d'un fond de vomi malodorant sur le côté qui se répandait sur le parquet de la chambre. La jeune fille paniqua de plus belle face à cette scène digne d'un de ses plus grands cauchemars. D'abord on se ronge les doigts, parce qu'on ne sait pas quoi faire, qu'on est perdu sans sa guide, qu'on a peur que le rêve dans le cauchemar s'arrête... Pourtant la seule à pouvoir agir était bien celle qui possédait des connaissances médicales suffisantes pour réaliser des opérations comme "soigner une attaque à l'arme blanche", mais la différence est grande comme un fossé quand il s'agit de prendre en charge un homme sans aucun lien et la femme de sa vie.

Respirant un grand coup dans l'atmosphère remplie d'une odeur de sucs digestifs et de vomi tout frais, Shizu se gifla mentalement pour se bouger. D'un visage enfantin et apeurée, elle n'affichait plus qu'une face sombre, presque morbide, pour se pencher sur ce corps sans mouvement afin de l'ausculter. Le pouls semblait présent et le souffle régulier, c'était bon signe. Les seuls points noirs du tableau consistaient en une pâleur anormale et un pouls faible. Du moins, c'était là le diagnostic d'une fille de médecin qui n'a pu pratiquer son art que durant quelques mois...

Dans tous les cas, savoir seulement que sa princesse ne courait aucun danger vital suffisait amplement à la vengeresse. Malheureusement cette dernière se trouvait dans un état qui l'empêchait de pleurer de joie pour cela, se contentant alors de se relever pour s'installer de nouveau sur le lit et bander ses marques sur le bras et la jambe. Ce n'est qu'une fois son travail terminé qu'elle écarta la serviette maintenant rouge de sang souillé pour la mettre dans la salle de bains. Il fallait aussi nettoyer le peu de vomi qui se trouvait sur le sol, en deux-deux et avec l'efficacité d'une machine la sadique réussit ce petit boulot en moins de cinq minutes.

N'ayant plus rien à faire, Shizuka retourna dans un état plus "normal". Toujours en serviette de bain, la japonaise sentit un grand coup de fatigue qui la fit presque s'allonger sur le matelas malgré sa chevelure encore mouillée. Ce fut le réveil de sa blonde qui l'empêcha de faire, se faisant attaquer par celle qui récupérait de la plus agréables des manières : Avec un câlin. Les sanglots qui suivirent ne laissaient même pas le temps à la joie de l'ancienne Royal Guard de s'exprimer.


''J'ai peur j'ai peur j'ai peur... T... Tu me faisais mal... Un couteau... D... Dans le cœur... Tu m'aimais plus... C'est pas vrai hein... ? Dis moi que c'est pas vrai...''

Encore une fois la jeune orphelin ne comprenait pas les dires de sa princesse, et comme à chaque fois elle se contenta de lui flatter le dos et les cheveux sur tout le long afin de la rassurer, n'étant pas assez idiote pour ignorer la détresse qu'exprimait la No Name.

- Bien sur que c'est pas vrai... Chérie... J-Je t'aime... !

Inoue s'habituait de son côté à s'exprimer honnêtement, du moins quand les mêmes mots sur la même personne ne pouvaient que provoquer la joie de cette dernière et pas autre chose. De toute façon c'était ce que sa chérie désirait entendre, vu sa demande...


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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Ven 2 Jan - 22:38

De retour à la maison... [PV Shizuka]

En plus de l'avoir prit dans mes bras, elle fit de même, me caressant le dos, ce qui me donna encore plus envie de pleurer, mais Shizu prit la parole.

- Bien sur que c'est pas vrai... Chérie... J-Je t'aime... !

Ses mots me fit arrêter de pleurer.
J'étais vraiment stupide d'avoir pensée qu'elle ne m'aimait plus. Mes rêves m'effrayait beaucoup. Je n'ai jamais vraiment rêvée de manière positive. J'ai toujours fait des cauchemars. C'est vraiment horrible. Le soir, contrairement à d'autres enfants, j'avais vraiment peur de m'endormir. Me retrouver dans un endroit que je n'arrivais pas à contrôler, là où on me détruisait mentalement. Je souffrais vraiment. Et cela continuait. Malgré le fait que j'ai trouvée quelqu'un qui m'aimait.
J'aimais vraiment beaucoup Shizuka. Même le mot beaucoup était trop petit pour décrire le sentiment et les émotions qu'il y avait en moi lorsque je l'avais près de moi, lorsque je l'embrassais, lui faisais un câlin...
C'était l'amour. Un amour possessif. Je la voulais juste pour moi. La moindre personne qui osait la toucher, lui parler... Cela me rendrait jalouse. Oui l'amour est devenue plus qu'une drogue pour moi. Mais je n'en souffrais pas. Bien au contraire. Je me sentais bien. Tellement bien dans ses bras, à me faire chouchouter, rassurer...
Je me calma. Très rapidement. Comme à mon habitude. Puis je m'asseya sur Shizuka. J'étais sur ses jambes, les miennes entourant sa taille, mes mains autour de son cou, lui caressant tout doucement.


''Ma petite infirmière... ~''

Je l'embrassa juste après. Au début, juste un petit bisou, mais j'en voulais plus. À l'aide de mes mains, j'attrapa son visage afin de le bloquer, puis l'embrassa de manière brutale, plaquant ses lèvres contre les miennes, ouvrant sa bouche pour mettre ma langue afin qu'elle rejoigne la sienne, mélangeant les baves pendant ce long baiser. Ça me faisait du bien de l'embrasser ainsi. J'adorais l'embrasser, donc dès que j'en avais l'occasion, je le faisais. Mes cheveux mouillés nous trempaient, mais cela m'excitait encore plus. Je finis même par faire basculer le corps de ma chérie sur le lit, afin qu'elle soit allongée, et moi assise à califourchon sur elle. J'attrapais juste après ses poignets pour les bloquer, stoppant le baiser, ayant de la bave autour et sur mes lèvres. Je lui souris. Mais c'était un sourire plutôt rusé, sournois, malin, juste avant de faire un petit rire assez aiguë. J'allais reprendre le baiser.
Mais...
Je remarqua que Shizu était toujours en serviette de bain. Ce qui me stoppa immédiatement. Je me leva, ouvrit un grand placard dans ma chambre, qui donnait à mon dressing personnel. C'est papa et maman qui voulaient que j'en ai un à moi dans ma chambre. Je ne voulais pas, je ne voyais pas l'intérêt. Mais j'avais accepté seulement pour leur faire plaisir. Il était très sombre, du chênes sur le sol ainsi que du gris très foncé sur les murs. Je chercha de quoi l'habiller pendant quelques minutes. Puis j'en avais marre et prit pleins de vêtement au hasard avant de les jeter sur le lit. Avant de commencer à chercher, je fis un câlin amoureux à ma chérie. Puis je chercha. Je prenais des habits, regardais Shizu, et les posaient. Ils ne lui allaient pas. Ils n'étaient pas assez bien pour elle.


''Attends un peu ma chérie... Je cherche des habits pour mon trésor que j'aimeuh...''

Je ne pouvais pas m'empêcher de lui donner de petits surnoms mignon tout en lui faisant de petits bisous sur sa joue et sur ses lèvres. Je finis par trouver. J'étais plutôt contente. C'était un petit haut violet foncée, avec une veste noir, ainsi qu'une jupe et une écharpe fine de la même couleur que la veste.

''Attends...''

Je ne pouvais pas la laisser sans sous vêtements. Je partis donc de nouveau dans mon dressing et lui ramera une culotte bleue nuit. Je la posa à côté d'elle, les joues rouge.

''Pour le soutien gorge, on ne fait pas la même taille... Donc je ne peux pas te prêter un des miens... Attends, tu en avais un tout à l'heure. Je vais le chercher. Deux petites secondes Chou.''

Je partis dans la salle de bain pour récupérer son soutien gorge puis retourna vite dans ma chambre, ferma les rideaux.

''Je vais t'habiller.''

Je n'attendis même pas sa réponse. Prenant dans ma main son soutien gorge, je descendis un peu la serviette de bain pour le lui mettre. Je m'étais mit derrière elle, je ne voulais pas la gêner plus que ça en me mettant face à elle. Ensuite, je pris la culotte et la fit passer en levant un de ses pieds à la fois, avant de prendre ses mains pour que celles-ci attrape la culotte et la monta jusqu'en haut. Lorsqu'elle fut en sous vêtements, je retira la serviette brutalement, la regardant avec un grand sourire.

''Tu es trop mignonne Shizuka !''

Et je lui sauta dessus pour l'embrasser pendant quelques minutes la bloquant contre un des murs, ne lui laissant le temps de dire ni de faire quoi que ce soit. Juste après cet instant bisous, je pris les vêtements dans une mains et l'habilla petit à petit. Mais avant... Je faisais exprès de mettre mes mains glaciales sur son ventre en la chatouillant. Une fois ces chatouilles faite, je lui mis sa jupe, puis son haut et le manteau, et pour finir, l'écharpe, que j'entoura autours de son cou et du mien, avant de la coller contre moi pour qu'elle s'allonge sur mon corps en tombant sur le lit, l'embrassant langoureusement, faisant passer de légers gémissements de temps en temps lors de l'échange. Je finis quand même par arrêter les bisous.

''Comme ça maintenant tu es habillée ! Allez viens on va manger quelque chose.''

Je la pris par la main et descendis les escaliers, avant d'aller vite dans la cuisine. J'ouvris les placards et chercha de quoi manger. Il y avait quelques paquets de gâteaux. De toute façon, il restait que ça à la maison. J'attrapais les paquets de gâteaux avec ma bouche et porta Shizuka jusqu'à la chambre, faisant attention à ne pas tomber dans les escaliers avant de sauter sur le lit. J'ouvris ensuite un des trois paquets, plaça un bout du gâteau dans ma bouche et m'approcha de celle de l'infirmière pour qu'elle le mange aussi.

''Tu voudras faire quoi ensuite ? On ne peux pas rester ici pour toujours. Il n'y a plus de nourriture. Je te laisse choisir. Et il n'y a pas de je ne sais pas hein ! On va dehors !''

Je la pris par la main, lui mit des chaussures aux pied et sortit de la maison. Je voulais vraiment qu'elle décide ce qu'on allait faire. Meme si cela était basique. Pour lui montrer, juste apres avoir fermé la porte de la maison, je l'embrassa encore une fois langoureusement. Il ne faisait pas froid du tout. C'etait agréable.



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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Sam 28 Fév - 0:20

De retour à la maison...
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- Bien sur que c'est pas vrai... Chérie... J-Je t'aime... !

Et c'est là que les larmes douloureuses de sa bien-aimée arrêtaient de couler. C'était là un vrai soulagement pour la jeune fille qui aimait venir en aide à ceux qu'elle aimait. La satisfaction engendrée par le sentiment d'accomplissement, quand bien même il ne s'agissait pas de grand chose à bien y regarder, relâcha tout le stress accumulé jusqu'à présent. Que c'était bon de pouvoir respirer un grand coup comme ça ! Et quoi de mieux dans ces moments-là que de câliner d tout son amour la personne qui nous est chère ? Shizuka ne saurait pas y répondre.

''Ma petite infirmière... ~''

Oui, elle était sa petite infirmière. Son infirmière d'amour aussi, ou bien son infirmière chérie ça marche tout pareil. Inoue rougissait à chaque fois avec ce petit surnom qui tapait en plein dans le mille au niveau du cœur et de la satisfaction personnelle. Bien qu'elle souhaitait devenir une vraie médecin par admiration pour sa mère, la japonaise trouvait que ce titre "d'infirmière" avait un certain charme. Car si le médecin est celui qui connait tout de la médecine, l'infirmier est celui qui reste proche avec son patient et qui le traite pour chacun de ses bobos. Cette appellation convenait donc mieux à notre personnage, se rendant bien compte d'elle-même que toute son activité médicale est plus concentrée sur une proximité que sur de vraies connaissances... Mais peut-être que cela n'est due qu'à sa patiente, qui n'est rien d'autre que sa Reine légitime, avec qui les liens sont plus forts que tout le reste du monde réuni.

Shizuka n'y pensa déjà plus. Un baiser se posa sur les lèvres sèches, un baiser doux et lent qui n'en demandait que plus encore. Ce n'était donc qu'une invitation pour la suite, chose que la brune décelait sans pour autant oser prendre le pas. Elle se félicita tout de même pour avoir nettoyé la bouche de sa chérie durant son sommeil. Ce n'était pas une tâche facile, loin de là, mais le gout du vomi durant un acte d'amour aurait été au-dessus de ses forces...

Nelly prit les rennes, ou plutôt l'autre visage en main et embrassa sa petite infirmière avec passion. La force utilisée était telle que leurs corps retombèrent sur le matelas mou et maintenant trempé par les cheveux des amoureuses. Il y avait en effet quelque chose d'excitant dans ces moments-là, sauf que le traumatisme de la japonaise ne l'aidait pas à en prendre conscience... Heureusement, cela ne l'empêchait point de profiter de la saveur de cet instant et de pouvoir s'offrir corps et âme à sa blonde, possédant assez de gentillesse jusqu'au bout de ses mèches claires pour ne pas lui faire de mal.

C'est là qu'elle se releva en position assise, confortablement installée sur les hanches de son invitée. Un petit rire annonça la suite des évènements, ce qui fit rougir la timide, teintant les joues d'un pâle rose de printemps. Tout aurait pu bien se passer, si ce n'était pas le revirement de sa partenaire qui fit tout basculer.

Plus exactement son corps. Ce fut le corps de l'hôtesse qui bascula hors du lit. D'un coup d'un seul, la "sans clan" jeta des piles de tissu sur le lit en prenant soin de ne pas directement viser Shizuka. Ce geste répété créa un bazar sans nom que la délaissée ne comprenait point, puisqu'il n'y avait aucune explication donnée par avance. Ce fut seulement quand elle sentit sa serviette tomber qu'elle trouva la raison, créant par ailleurs une mini-panique dans sa tête. Car bien que l'ancienne Royal Guard n'avait rien contre les moments amoureux "sur le moment", le fait de se dénuder par surprise ne l'enchantait guère.


''Attends un peu ma chérie... Je cherche des habits pour mon trésor que j'aimeuh...''

Un petit câlin et la recherche commença, montrant par ailleurs la justesse de l'hypothèse de la timide. C'est aussi avec ce trait de caractère qu'elle prit un vêtement en main pour la tirer vers elle et la contempler en détail. Nelly pouvait vraiment porter ce genre de chose ? Rien qu'à y penser, le sang remontait aux joues pour ne plus y descendre...

Mais pendant le temps qu'il fallait à l'orpheline sortir de son petit rêve, sa princesse avait déjà trouvé la tenue qu'elle souhaitait lui donner. Cela allait être un peu provoquant, et surtout violent comme changement, mais si cela faisait plaisir à Nelly alors pourquoi dire non ?


''Attends...''

Attendre ? Mais pourquoi donc ? Et voilà que pour répondre à cette question, sa compagne sortit une nouvelle fois de son dressing-room avec une culotte sombre. Tout l'ensemble portait donc des couleurs de la nuit donc, ce qui contrastait énormément avec le visage ensoleillé d'Inoue quand elle souriait. Pourtant elle se sentait redevable, et chanceuse, envers cette fille pour qui ses sentiments étaient bien mérités.

''Pour le soutien gorge, on ne fait pas la même taille... Donc je ne peux pas te prêter un des miens... Attends, tu en avais un tout à l'heure. Je vais le chercher. Deux petites secondes Chou.''

Mais ce dernier était tombé dans l'eau du bain. Cela n'allait pas être pratique s'il n'avait pas eu le temps de sécher...

Tant pis, se disait sa propriétaire. Avec toute la gentillesse et les efforts dont faisait preuve sa moitié, elle ne désirait pas l'embêter plus que ça pour si peu. Au pire le tissu sera un peu moite, ce qui n'est pas bien grave tant qu'elle fera attention à ne pas tomber malade.


''Je vais t'habiller.''

- N-No...

Mais sans même avoir le temps de répondre, la blonde passa rapidement derrière le dos de sa poupée à habiller et lui retira sa serviette. Poussant un cri de surprise, la médecin se résigna rapidement en voyant les sous-vêtements se placer aux bons endroits. Cela faisait des années que sa mère ne l'habillait plus, et par conséquent qu'elle s'habilla d'elle-même, à l'aide de ses propres mains.

''Tu es trop mignonne Shizuka !''

Et c'est là qu'un nouveau baiser se fit. Sentir la peau de Nelly frotter contre la sienne, ses membres se mettre au travail et prendre soin d'elle la fit rougir une fois de plus. C'est sans compter la remarque au moment où son corps en sous-vêtements fut visible. Mais c'est surtout très intimidant de se faire chouchouter de la sorte...

Sauf qu'il fallait s'habiller, car il commençait à faire froid. Le tout se déroula comme un moment d'amour, sauf que les caresses n'étaient que passives, des résultantes d'un mouvement de main sur la chair nue. L'ancienne infirmière se laissait faire, intimidée par ce moment qui semblait prendre beaucoup trop de temps. A croire que sa princesse faisait exprès pour en profiter, mais ce n'est là qu'une petite blague qui amusa intérieurement la poupée à habiller. Quand tout fut terminé, le couple se retrouva lié par l'écharpe. Grâce à ce dernier, leurs corps s'allongèrent pour se lover dans un nouveau baiser amoureux, bien qu'il ne dura pas plus d'une minute.


''Comme ça maintenant tu es habillée ! Allez viens on va manger quelque chose.''

Manger ? Mais elle n'avait pas faim... Plutôt froid même, le soutien-gorge offrant une sensation peu agréable quand elle y prêtait attention. Mais impossible de dire quelque chose, ou tout simplement d'y réfléchir, car Nelly l'attrapa par la main afin de la trainer vers la cuisine. Tout ce qui semblait y avoir fut des gâteaux. Pas de conserve, de réserves ou quoi que ce soit qu'on pouvait trouver autrefois dans les cuisines de l'académie Lancaster. C'était pauvre comme alimentation, mais en temps de chaos c'est toujours mieux que rien. Shizuka avait toutefois la chance de profiter de la compagnie de son amoureuse, apportant une légèreté unique dans ce monde fermé, sous la forme d'un bond dans le lit et d'un bisou nourrissant.

Mais cette absence de complication pouvait entrainer de petits accidents, car il suffit parfois d'une seule parole pour basculer les idées de l'orpheline.


''Tu voudras faire quoi ensuite ?"

Ce soutien-gorge en était la cause en réalité, car sans cette humidité concentrée sur ses seins, leur porteuse n'aurait pas la tête pleine de soucis et de glaçons. Elle avait si froid d'un coup, chose qu'elle comprenait avec ses connaissances du corps humain, mais c'était plus qu'handicapant pour faire quelque chose...

"On ne peux pas rester ici pour toujours. Il n'y a plus de nourriture. Je te laisse choisir. Et il n'y a pas de je ne sais pas hein ! On va dehors !''

Et voilà que sans pouvoir prononcer le moindre mot, l'enfant se retrouva en dehors des murs protecteurs et à la proie aux titans de glace. Nelly se permit même de l'embrasser une nouvelle fois, c'était là le combien ? Elles s'embrassaient souvent, mais c'était là la seule pensée positive de l'infirmière.

Une fois ce baiser terminé, Inoue baissa la tête de honte et prit la parole pour de bon. Elle n'aimait pas gâcher les plans de sa moitié, sauf qu'elle ne pouvait vraiment pas tenir. elle a voulu faire la forte et elle s'est surestimée.


- O-On... On peut r-rentrer ? J-J'ai f-froid...

Durant sa prise de parole, l'enfant ne put retenir ses dents de claquer et sa voix de sauter. Sa poitrine devait être glaciale en ce moment, car tout le froid se répandait dans le reste du torse, ce qui posait un gros problème.


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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Dim 1 Mar - 1:06

De retour à la maison... [PV Shizuka]
- O-On... On peut r-rentrer ? J-J'ai f-froid...

Il ne faisait pas froid dehors pourtant. En plus, je l'avais assez bien couverte. Je ne comprenais pas pourquoi est-ce qu'elle avait froid. Mais j'obéis à sa demande et la porta en princesse tout en lui souriant.

''Tes désirs sont des ordres.''

Je lui embrassa le front et rentra à l'intérieur. Je l'allongea sur le canapé et ferma à clés la porte juste après pour éviter des intrusions. J'ai toujours eu peur que des personnes viennent à la maison et nous tues si j'oubliais de fermer la porte. Encore mes délires de paranoïaque.
Shizuka avait l'air mal. Je m'inquiétais beaucoup pour elle. Peut être qu'elle était malade. Je ne savais pas. Pourquoi elle avait froid ?  Je ne voulais pas qu'elle soit malade. Je ne sais pas soigner les gens. Donc je ne voulais pas qu'elle ai un problème de santé. J'avais peur. Je m'approchais d'elle tout doucement et m'accroupis à côté. Je lui caressa la joue tout en la regardant.


''Qu'est-ce qu'il y a ? Tu es malade ? Pourquoi tu as froid ?''

Comment à mon habitude, je ne lui laissa même pas le temps de parler que je me leva et monta dans ma chambre. Je pris ma couverture, elle était épaisse donc je pensais qu'elle pouvait bien la réchauffer. Je descendis rapidement et lui mit sur elle, je lui fis un petit câlin pour l'empêcher d'avoir froid. Je ne savais pas du tout pourquoi est-ce qu'elle avait froid. Je l'enroula dans la couverture et la porta pour aller en haut. Je manqua de tomber une fois mais réussit à arriver dans ma chambre. Je ne voulais pas qu'elle marche. Je l'allongea sur le lit vers le fond et me coucha à côté d'elle. Je la fixais. Je n'osais pas la toucher, mes mains étaient trop froide. Je ne voulais pas qu'elle ai encore plus froid à cause de moi. Mais j'eus une idée. Un peu débile certes, mais j'en avais une. Je me leva et alla chercher dans mon dressing une paire de petits gants que j'enfilais vite et passa sous la couverture avec elle. Je me mit entièrement sous la couette et la serra tout doucement au niveau de sa taille, passant mes mains et mon visage sous son haut pour être en contact avec sa peau. Je lui bisouilla et lui caressa son ventre calmement, en fermant les yeux. En remontant un peu ma tête, je sentais que le haut de son ventre était légèrement humide. C'était bizarre. Je leva la tête et la regarda avant de retourner sous la couette. À l'aide de mon nez, je toucha son ventre tout en montant de plus en plus haut jusqu'à toucher son soutien gorge qui était mouillé. Je me sentais stupide. Je lui avais donné son sous vêtement sans penser au fait qu'il était mouillé et qu'il devait sûrement la déranger. Je me leva brusquement juste après avoir réaliser cela en faisant tomber la couette à côté. Je la fis s'asseoir, leva son haut et le posa à côté de moi puis la fis basculer sur le ventre pour lui retirer son soutien gorge.

''Je suis bête. J'avais oublié qu'il était mouillé et je te l'ai laissé. Désolée. Vraiment.''

Je lui caressa doucement le dos avec une de mes main gantées. Je me mettais à culpabiliser énormément. Elle n'avait rien dit sur ça. Je l'avais laisser être gênée à cause du sous vêtement trempée et elle ne s'était même pas plaint. Ça devait vraiment être désagréable en plus.
Je me leva et précisa à Shizuka que j'allais dans la chambre à papa et maman pour voir si il y avait un soutien gorge à sa taille. Maman a toujours eu une poitrine plus grande que la mienne. Donc peut être que cela serait bien. J'en prit plusieurs et les lui ramena. Je les jetais sur le lit et essayais de voir lequel était le plus grand puis je lui mis. Je la rhabilla juste après et la pris dans mes bras.


''Je t'aime. Je suis stupide. Et ne dis pas que c'est faux. Je reste dans tes bras pour te réchauffer. ''

J'étais tellement bête. Je la lâcha et m'allongea sur le lit, avant de lui tirer le bras pour qu'elle tombe à côté de moi. Je la fixais.

''Tu veux sortir dehors maintenant ? Ne t'inquiète pas après on rentre. Je veux juste me promener un petit peu. Sinon à rester enfermer je vais devenir folle... J'aime pas rester enfermer. Ça me fait peur.''

Je ne voulais pas la forcer. Mais je préférais lui dire ce que je ressentais par rapport à l'enfermement. Rester à l'intérieur pendant plusieurs jours. Je ne pourrais pas. Je risquerais de faire des choses que je regretterais après. Je ne suis pas claustrophobe, mais je n'aime pas rester enfermer. Certes, j'aimais bien rester avec elle dans un lit, à s'embrasser, se câliner pendant des heures, mais j'avais quand même besoin de sortir. De plus, à la maison il y avait presque plus de nourriture à part des gâteaux, donc il fallait bien aller se réapprovisionner. Je pourrais la protéger, je devais le faire. Car je sais très bien que si je lui demande de rester ici, elle ne voudra pas. Mais je préférais sortir un peu dehors. Pendant une heure ou deux. Si elle ne voulait pas, on pouvait rester ici. C'est à elle de décider. Je ne la forcerais pas. Jamais de la vie.



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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Lun 13 Avr - 18:19

De retour à la maison...
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Le froid sur la poitrine avait un effet rafraichissant très puissant pour Shizuka, sauf qu'en cette période où le soleil peine à se montrer ce n'était vraiment pas pratique. Mais c'était là le vêtement choisi par sa chérie, elle n'osait donc pas lui avouer la cause de son mal, ayant peur qu'elle se sente fautive.

''Tes désirs sont des ordres.''

Huh ? Sans prévenir, la jeune fille se retrouva au-dessus du sol et en position allongée dans les bras de sa Reine. C'était très embarrassant de se trouver ainsi, n'avait-elle donc aucun mal à soulever un poids aussi lourd ? Inoue n'avait pas une vision très positive d'elle-même, hormis pour ses capacités médicales, et tout en s'accrochant au cou de sa bien-aimée elle avait peur que cette dernière se fatigue pour si peu... Ou pire. "Il ne fallait pas que Nelly se fasse autant de mal", c'était cette pensée qui colorait les joues de l'enfant.

Pourtant cela faisait bizarre d'être à la place du patient. Bizarre, mais en même temps un sentiment de familiarité emplissait le corps de la frileuse. Une jolie femme qui prenait soin d'elle, on en a tous connu une au début de nos vies : C'est la mère soignante et inquiète qui prend ce rôle dès nos premières respirations. Shizuka pensait toujours à ce comparatif, c'était là le moteur de son amour pour sa jolie blonde. Car malgré ce monstre qui vit en elle, Nelly ne fuyait pas. Elle ne l'abandonnait pas, elle n'avait pas peur, elle ne faisait que de prendre soin de son infirmière de la plus pure des manières.

Allongée sur le canapé, la jeune japonaise grelottait de froid. Elle attendait une occasion pour retirer discrètement son soutien-gorge pour ne pas blâmer sa si gentille chérie. Sauf qu'elle avait une surveillance constante. Ce n'est pas désagréable bien au contraire, mais il y avait toujours ce froid mordant qui gagnait du terrain. Pour ralentir cette sensation, la brune mettait ses bras juste sur ses seins, serrant bien pour apporter une certaine chaleur. Le froid n'avait rien de grave, mais il était suffisant pour faire claquer des dents la petite.


''Qu'est-ce qu'il y a ? Tu es malade ? Pourquoi tu as froid ?''

L'ancienne Royal Guard ne trouva pas le temps de répondre qu'elle se retrouva seule sur le canapé. C'était le moment ! Mais elle eut à peine le temps de retirer un manche de sa veste noire que des bruits de pas se firent déjà entendre au loin. Il n'y a pas à dire, Nelly est du genre rapide ! Remettant rapidement le bras nu dans son manche, la timide reprit sa position pour ne laisser aucun indice sur ses réelles intentions.

Sans un mot, la frileuse se retrouva momifiée dans une chaude couverture et de nouveau allongée dans les bras de sa Reine. Comme le froid n'était que sur le haut du corps, Shizuka avait maintenant trop chaud. Cette sensation partagée de chaud sur la majeure partie du corps et de froid sur la poitrine n'avait rien de confortable. Mais ce n'était pas inefficace pour autant, l'orpheline sentant bien l'humidité partir lentement de son vêtement. Le pire aurait vraiment été de laisser du tissu mouillé prendre le froid extérieur et le coller sur les capteurs thermiques du corps humain, en gros de rester dehors avec le sous-vêtement sur soi.

Nelly manqua de chuter à une marche, ce qui fit pousser un petit cri chez sa protégée. Plus de peur que de mal toutefois, le couple arrivant dans la chambre sans autre difficulté. Shizu se retrouva directement sur le matelas, accompagnée de sa chérie juste à côté. Peut-être qu'elle s'était allongée pour camoufler sa fatigue, faut dire que le poids qu'elle a déplacé dans l'escalier ne devait pas être vraiment léger... Mais c'est toujours agréable avoir aussi peu de distance avec celle que l'on aime, alors la timide ne dira rien malgré son désir de retirer la cause de son problème.

Quand sa moitié se décida à se lever pour prendre des gants, la petite ne put retenir son étonnement.


- C-Chou ?

Toujours sans réponse, sans doute car sa voix fut trop aigüe pour être audible, sa chérie retourna dans le lit mais cette fois d'une manière plus sensuelle. En effet, des mains gantés et un joli visage se faufilèrent sous les vêtements pour se coller directement à la peau. L'étreinte fut douce, mais cette proximité fit exploser le cœur de l'amoureuse. Des baisers courraient tout le long de son ventre, c'était agréable... La meurtrière poussa un petit cri sous les chatouilles, un cri timide et signe de bien-être. Tout son visage devenait rouge, sauf que les lèvres de sa chérie stoppèrent rapidement tout mouvement. Que faisait-elle ?

Nelly se releva et regarda ce qui restait de son infirmière : Une masse rouge d'embarras avec le regard comblé d'incompréhension. Clignant des yeux, Inoue sentit quelque chose de doux remonter son corps. Un doigt ? Qu'est ce qui se passait ? A peine ce truc toucha le soutien-gorge qu'une tornade se mit à retourner la couette et à l'envoyer voler au loin. Shizuka n'eut pas le temps de réfléchir, comme à son habitude, qu'elle se retrouva sur le ventre et à moitié nue.


''Je suis bête. J'avais oublié qu'il était mouillé et je te l'ai laissé. Désolée. Vraiment.''

Ainsi donc Nelly avait compris ? Mince...

Tandis que sa blonde chérie lui caressait le dos, la jeune fille s'enferma dans ses pensées auprès de sa part sombre. Cette voix culpabilisante et ses "tu auras dû le dire" n'apportaient aucune aide, et Shizu se sentait coupable de son silence. Elle ne vit même pas sa courte solitude, ce qui l'étonna lorsqu'on lui passa un autre sous-vêtement, un poil trop grand, et qu'on la rhabilla d'un coup.


''Je t'aime. Je suis stupide. Et ne dis pas que c'est faux. Je reste dans tes bras pour te réchauffer. ''

Bien sur que si c'était faux... La jeune fille serra dans ses petits poings le tissu que portait sa pseudo-mère, celle qui s'occupait si bien d'elle et du moindre de ses besoins. Depuis quand la gentillesse était une stupidité ? Shizu ne pouvait pas lui en vouloir, et quelques larmes montèrent dans les yeux. Sauf qu'elle n'eut pas le temps de sangloter qu'on l'entraina de nouveau sur le matelas, maintenant sans couverture. Qu'importe, la japonaise n'avait plus du tout froid.

''Tu veux sortir dehors maintenant ? Ne t'inquiète pas après on rentre. Je veux juste me promener un petit peu. Sinon à rester enfermer je vais devenir folle... J'aime pas rester enfermer. Ça me fait peur.''

L'enfermement la rendait folle ? Pour celle qui a du vivre ans un local pseudo-médical pendant plusieurs mois sans rien dire c'était tout l'inverse... Car cela apporte un avantage important quand on aime tuer et que personne ne vérifie ta "cellule". Mais l'idée de rester seule dans cette maison pendant que Nelly conservait sa santé mentale dehors ne pouvait être envisageable. Shizuka voulait la protéger, faire tout son possible pour prendre les coups à sa place et punir les méchants qui osaient la faire du mal. C'était un besoin vital, une nécessité pour la psychopathe qui ne pourrait jamais se le pardonner d'apprendre une mauvaise nouvelle à propos de sa protégée.

- Où tu v-veux chou... M-Mais laisse moi t-t'accompagner, s'il te plaît.

Peu importe la destination, Nelly est et restera la seule chose qui compte.


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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Lun 6 Juil - 23:45

De retour à la maison... [PV Shizuka]


- Où tu v-veux chou... M-Mais laisse moi t-t'accompagner, s'il te plaît.

J'étais contente qu'elle accepta ma demande. Elle acceptait tout ce que je lui demandais. C'était gentil de sa part. Un peu trop même... Je m'approcha doucement de son visage pour l'embrasser tendrement puis me recula.

''Bien sur que tu peux m'accompagner. Tu fais tout ce que tu veux Shizu.''

Je lui caressa sa joue pendant une dizaine de secondes puis décida de me lever rapidement, chose qui me fit voir quelques étoiles grises pendant un temps très court. Je me retourna juste après pour observer la petite infirmière et lui pris sa main pour la lever. Debout, je la câlina puis finis par la lâcher tout son corps sauf sa main et la tira doucement pour qu'elle me suive dans les escaliers. Je voulais seulement me balader dehors.
Être enfermée.
Je n'aimais pas cela. Peut être une espèce de claustrophobie mais pas très grave. Rester dedans sans sortir me rendait très mal. Que se soit au niveau psychologique ou physique. Et ça, j'en était clairement consciente. D'où le fait que je préférais éviter de faire des bêtises et donc privilégiais une petite sortie dehors, même si elle dure cinq minutes, cela me suffira.
Je finis par la diriger dehors. La clé dans la serrure, la tournant deux fois vers la droite puis ouvris la porte.


''Viens il y a personne c'est bon !''

On pouvait se promener dans le quartier tranquillement. Le ciel était vraiment couvert, mais il faisait frais. J'aimais bien. Je lâcha sa main et me mis à courir sur la longue route qu'il y avait devant la maison où autrefois les voitures passaient dans ce quartier sans problèmes, paisible. Papa et maman avaient bien choisit cet endroit que j'aimais beaucoup. Je courais sur environ 100 mètres avant de me cacher derrière un pavillon, plus précisément dans son jardin ; j'avais franchit la barrière pour être bien cachée ; afin qu'elle me trouve. J'étais contente. Je souriais, et j'étais un peu essoufflée. Au bout de deux minutes, on posa doucement ses main sur mes épaules. Surprise je sursauta puis souris. Shizuka m'avait donc trouvée. Je n'avais pas eu le reflex de me retourner. Il n'y avait que Shizu et moi ici.

''Mon cœur tu m'as vite trouvée hein ! Hihi !''

Je mis mes mains sur les siennes puis mon visage se figea.
Ce n'était pas les siennes.
Voilà que je commença à trembler. Mon rêve se transforma en cauchemars. Je tourna mon visage. C'était un garçon qui avait posé ses mains sur mes épaules. Et deux de ses amis du même sexe était derrière lui.
Les trois souriaient, et moi, j'étais paniquée.
Celui qui était juste derrière moi était blond, assez grand, les yeux marrons, il ne semblait pas être japonais. Les deux autres étaient bruns et semblaient être asiatique.


''Tu sais tu n'es pas obligée de m’appeler mon cœur voyons ! Ça va me gêner ! Moi et mes collègues on t'a vue courir comme une petite folle et lorsque nous t'avons vue aller à cet endroit nous t'avons suivis. Logique non ? Tu sais, ça fait longtemps que nous n'avons pas vue de jolies minettes comme toi. Vient avec nous dans cette maison.''

Je ne voulais pas. Mais je ne savais pas quoi faire. Je voulue m'échapper. Mais un des deux asiatiques m'attrapa par mon haut derrière moi, ce qui m'étrangla et me fis vraiment mal. Le blond se plaça devant moi et sortit un couteau.

''N'essaye même pas de résister.''

J'avais les larmes aux yeux. J'avais peur. Je me mis à hurler mais mon cris fut assez court. L'asiatique le plus grand mit sa main sur ma bouche pour pas que je crie. Le blond cassa une des fenêtres puis m'amena à l'intérieur. Il faisait sombre. Je pleurais. J'avais peur. Vraiment peur. Mon rythme cardiaque était très rapide. Qu'allaient-ils me faire ?

''Jette là par terre et attache lui les bras.''

''… H-Hein... ?''

Pourquoi voulaient-ils me faire ça ? Je ne comprenais pas. Mais pendant que l'asiatique le plus petit était partit chercher de quoi m'attacher dans la maison, le plus grand me tenait. Il faisait peur. Il me déshabillait du regard, son sourire, ses yeux... Je reculais doucement puis il me bloqua contre le mur et m'embrassa de force. C'était vraiment désagréable. J'avais honte... Et le pire, c'est que je ne pouvais rien faire... Il en profita pour me faire des attouchements au niveau de ma poitrine. Puis le blond arriva et rigola doucement.

''Haha t'es bête. Par contre essuies lui la bouche après. Je ne veux pas avoir ta salive dégueulasse sur ses lèvres quand se sera mon tour.''

Il se stoppa et m'essuya la bouche pendant que l'autre m'attacha les mains derrières mon dos. Je pleurais beaucoup. Allaient-ils me violer ici ? Puis me tuer ? Non. C'était pas possible... Une fois attachée, le blond ; qui semblait être le leader de ce trios ; s'approcha de moi et avec ses mains, arracha d'un coup mon haut, qu'il laissa, et retira mon pantalon. J'étais donc en culotte avec un haut complètement déchiré. Que faire... ? On voyait ma blessure au ventre, mais ils ne dirent rien à son sujet. Je me mis à crier en demandant de l'aide. Le blond me gifla violemment.

''Toi tu la ferme. Okay ?!''

Il partirent dans la cuisine pendant quelques secondes et revinrent en ayant un torchon pour me le mettre dans la bouche afin de je me taise. Je ne pouvais rien dire. Je me laissa faire.

''Maintenant tu vas te laisser faire ma jolie minette.''

Voilà qu'il commença à retirer la ceinture de son pantalon et me sauta dessus. Par reflex, je mis mes jambes vers lui et le poussa assez fort. Suffisamment pour qu'il soit projeter et tomba un peu plus loin.

''La salo... Non. Je me calme...''

Puis il me roua de coups pendant quelques secondes et se stoppa.

''T'arrêtes tes conneries maintenant. Tu la boucles et tout se passera bien. Venez on va chercher de quoi lui attacher les jambes.''

Ils partirent dans la maison chercher ce qui pourrait m'attacher les jambes et me laissèrent seule. En même temps, j'étais sacrément amochée et saigna de la bouche. Je me mis à regarder autour de moi, et chercha dans le salon quelque chose qui pouvait bien m'aider. Rien. Je ne pouvais même pas fuir. Ils avaient fermés toutes les portes. Mais je vis un cadre photo. Sans vraiment savoir pourquoi, j'essayais de me lever pour voir ce qu'il y avait dessus. Une fois à son niveau, j'allais voir les personnes dessus quand le blond me projeta sur l'étagère où était le cadre, ce qui me fis tomber par terre très violemment. Et le cadre aussi. Je regarda le cadre et... Mes yeux s’écarquillèrent.
C'était...
C'était là où Shizuka vécue avant la disparition des adultes. Il y avait sur le cade photo son papa, sa maman et elle. Comment se faisait-il qu'elle habitait là et que je ne l'avais jamais vue... ? Combien de chance est-ce qu'il y avait pour que je tombe dans la maison de Shizuka ? Presque aucune. Et pourtant c'était le cas. Je me mis à pleurer encore plus... Pendant qu'ils m'attachèrent les jambes. Cependant, je réussis à retirer le torchon et me mis à crier de nouveau.


''Shizu à l'aide ! Shizu aide moi s'il te pla...''

Puis un autre coup au niveau de mon ventre cette fois, coup qui selon moi, allait ouvrir de nouveau ma plaie.

''Mais tais toi bordel ! Ça sert à rien d’appeler à l'aide.''

Je toussa, et cracha du sang. J'avais tellement peur... J'avais l'impression de rêver. De faire un mauvais rêve. Ce genre de chose ne peut pas arriver à quelqu'un. Et encore moins à moi. Ce n'est pas possible. C'est inhumain.
Que va-t-il donc m'arriver... ?



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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Mar 7 Juil - 2:15

De retour à la maison...
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Tout allait bien maintenant, et tout ira bien forcément. Tant que les deux filles seront ensemble, rien ne pourra leur arriver. C'était là la seule pensée qui envahissait l'esprit tordu de notre infirmière amoureuse. Elle est prête à défendre bec et ongles sa poupée d'amour, sa chérie de toujours qui sait comme personne li apporter cette paix que seule sa famille aimante pouvait lui donner. Pourtant ce n'est plus pareil non, c'est bien plus. Nelly était tout le temps présente pour elle, il n'y avait plus les règles de la vie à suivre comme les soucis d'adultes et le monde qui demande constamment ton temps et ton attention pour tenir ta vie bien droite. Nelly elle ne se souciait que de Shizuka, qui essayait tant bien que mal de le lui rendre, et c'est ce que la japonaise aimait par-dessus tout.

''Bien sur que tu peux m'accompagner. Tu fais tout ce que tu veux Shizu.''

Tout ce qu'elle veut ? C'est pourtant déjà le cas actuellement. La petite amoureuse désirait simplement rester aux côtés de sa princesse et rien de plus. Tant que personne ne l'empêche de tenir sa douce et chaude main, tout ira bien.

Car oui, tout ira bien ! Pour quelle raison cette journée virera-t-le au rouge sang ? Inoue avait un petit sourire timide sur les lèvres tandis qu'on aidait à la lever. C'est si gentil de la part de sa blonde adorée. Ce sont ces petits gestes qui gorgeaient les joues de l'infirmière de cette couleur aussi brulante que sa flamme amoureuse. C'est sur un petit nuage que l'ancienne royal guard suivait la marche et descendait les escaliers. Ce fut là la seconde tentative pour sortir, mais contrairement à la première il n'y avait rien chez la fille unique qui lui posait problème. La température est supportable, l'air n'est ni trop froid ni trop chaud et Nelly se trouvait juste à sa droite. Tout allait bien, c'était génial !


''Viens il y a personne c'est bon !''

Personne ? C'est trop beau pour être vrai... Et pourtant c'était le cas. Il est rare de ne voir aucune âme dans les rues dehors, ou du moins de ne pas se sentir observée et oppressée. Ce fut la première fois depuis longtemps où Shizuka n'avait pas peur, où son esprit ne lui inspirait pas de courir se cacher quelque part, où son réflexe habituel d'avoir la main droite bandée à portée de scalpel et de seringues. Tout va bien, son cœur battait régulièrement et ses sens sont tournés entièrement vers sa moitié qui se mit à courir.

- C-Chérie ?

Voir Nelly aussi loin n'avait rien de plaisant, car même si son propre corps désirait suivre cette course et réduire la distance qui les séparait, l'enfant ne put réagir à temps et contempla sa princesse disparaitre, impuissante face à cette cruelle et fugace réalité.

Calmons-nous, elle ne doit pas être bien loin ! Ce n'est pas le genre de Nelly de s'enfuir ainsi. Il ne faut pas paniquer et réfléchir un peu, si les souvenirs sont bons elle a prit à gauche. Sauf que voilà Nelly ne s'y trouvait pas. Aucune tête blonde visible, et Shizu avait beau chercher à droite aussi qu'elle ne trouvait rien. Nada, nicht, niente, nothing !

La médecin paniquait, son pouls était si fort qu'il rappait contre sa poitrine, provoquant des douleurs énormes chez la jeune fille. Cette peur habituelle était de retour, ainsi que ce présentement horrible qui précédait chaque drame. Ce "sixième sens" n'a rien de scientifique, encore moins de fiabilité, mais il est suffisant pour faire tourner le sang de l'orpheline tellement vite que son cerveau bouillonnait de peur et de rage. C'est si frustrant de ne pas pouvoir réaliser une chose aussi simple que "Ne pas perdre sa moitié" de vue, qui sait ce qui peut arriver avec tous ces connards violeurs psychopathes dehors ?


- Hé là toi !

Qui ? Elle ?

- Je te parle !
- J-Je n'ai p-pas le temps de vous p-parler d-désolé...

Sans prévenir, la main de l'inconnu se déplaça vers le visage de la japonaise afin de la gifler sans retenue. Ce geste la surprit grandement, figeant son regard dans une expression mêlant terreur et incompréhension.

- Ce n'est pas poli d'ignorer les grandes personnes tu sais ? Alors, tu vas me répondre en vitesse compris ? Tu fais quoi ici ?

Encore un de ces déchets qui jonchent nos rues, il y en a vraiment partout. Plus personne ne pense à vider les poubelles...

La sadique vient de se réveiller, faut dire que cette claque avait le don de ne laisser personne dans l'indifférence. Cela faisait même du bien oui, car pour la scientifique cela faisait un moment qu'elle n'a pas pu nettoyer Akashiki. De toute façon cet inconnu l'avait cherché alors...


- S-SALOPE !

Un des talents de notre personnage bivalent est sa capacité à manier tout objet tranchant comme personne. Enfin, l'expression est exagérée bien entendu mais notre apprentie chirurgienne n'hésite pas quand il s'agit de trancher dans la chair et les tendons. C'est d'ailleurs ce qu'elle a touché chez ce pauvre garçon. Comme sa gueule était trop ouverte, elle s'était permise de couper court à la conversation, et accessoirement de lui faire une belle entaille sur sa joue gauche.

Bien sur, ce garçon au nom si peu important se permit de contre-attaquer, levant le poing vers une pauvre jeune fille sans défense. Voilà ce qu'est devenu ce monde fermé, une zone bestiale où il ne s'agit plus que de sexes, où chacun abandonne son humanité afin d'écraser les plus faibles. La chirurgienne espérait que sa princesse de coeur ne soit pas la représentante d'une minorité, mais l'être humain est ainsi... Ou plutôt les hommes. Ces bêtes n'hésitent pas à user de force pour assouvir leurs pulsions. Shizuka se prit un violent coup à son tour, n'ayant pu esquiver assez rapidement le poing de cet homme ayant vendu son âme au diable.


- Tu te prends pour qui hein ? Tu te crois forte avec ton couteau ?!

Est-ce que Nelly allait bien ? C'est tout ce qui compte, le reste n'a que peu d'importance. Si jamais elle subissait le même problème qu'elle, alors sa douleur n'est qu'une pichenette comparé à la sienne. Cette jolie tête blonde ne doit jamais subir toute cette noirceur qui se trouve dans le cœur des gens, Inoue ne voulait pas qu'elle souffre, elle ne le mérite pas. Contrairement au coupables qui doivent payer, expier et laver de leur sang tous leurs pêchés accomplis dans leurs misérables vies.

Le bientôt-mort vivant tenta quelque chose. La sadique n'eut pas le temps de réfléchir que déjà une seringue se trouva dans sa main gauche, seringue qui se retrouva planté dans le globe oculaire qui se trouva à portée. Un cri suivit, mais plus qu'un cri il s'agissait surtout qu'un chant caressant les tympans de notre sadique qui ne put retenir de rire. Il n'avait rien de puissant ou de féminin ce rire, ce n'était que la réponse des entrailles affamées d'un défenseur de la justice, un prémisse qui annonça une nouvelle tempête sanglante...

A califourchon sur un cadavre rouge communiste, l'enfant aux cheveux de jais lâcha sa seringue tordue et souillée avant de se relever lentement. Ses jolis vêtements ont gagné une teinte tout aussi rouge qui se mariait mal avec le violet déjà présent, ce qu'elle trouva dommage, s'excusant intérieurement envers sa chérie d'avoir autant salie ses cadeaux. Laissant derrière elle un corps méconnaissable et quelques outils chirurgicaux, elle reprit son chemin au pas de course dans l'unique but de retrouver sa princesse.


''Shizu..."

Une voix se fit entendre, mais elle était trop faible pour ne pas douter de sa provenance. Celle dont le nom était crié pensa qu'il s'agissait d'une mauvaise blague de la part de son ouïe, une illusion provoquée par son puissant désir de retrouver sa bien-aimée. Et pourtant...

Shizu aide moi s'il te pla...''

Cette fois c'est certain ! La voix venait de la droite, vers un lieu trop bien connue pour se perdre. En hâtant le pas et en plongeant la main bandée vers son matériel médical, la jeune fille retourna dans le domicile familial sans hésiter. Ce qu'elle vit glaça son sang et emprisonna une fois de plus toute son innocence dans un carcan de haine, de misandrie et de violence.

Ils étaient trois et ils allaient payer. Sans hésiter l'amazone se jeta vers le premier, le chef sans doute, car il tenait Nelly en joue. Ce type était blond et elle désirait plus que tout le faire souffrir comme jamais. Qu'est ce qu'il espérait ? Qu'il allait pouvoir tremper son tuyau à souillure n'importe où ? Qu'il pourrait profiter du corps de sa chérie comme ça ?!

Tout en ayant la tête remplie de ces questions, d'incompréhension sur ce comportement bestial que la majorité se sent obligé d'adopter envers ceux qui ont la décence de conserver leur humanité et leur humilité, la guerrière tendait tous ses muscles vers un seul but, celui de provoquer une souffrance sans nom. Elle usait de tout ce qu'elle pouvait, poings, scalpels, seringues, ongles, dents... Et cela marchait plutôt bien sur ce monstre qui ne put que se débattre en vain et crier à l'aide. Les deux compères étaient surpris aux début et c'est normal, ils ne sont sans doute que des pions qui suivent le plus fort pour se sentir en sécurité. Voilà que maintenant quelqu'un s'attaque au chef, au plus fort. L'arrêter ne se fera pas sans mal c'est certain !

Pourtant ils réussirent, s'en tirant qu'avec de blessures superficielles au visage. Le blond n'avait pas cette chance, ayant plus de sang que de peau de visible, mais il gardait assez de gueule pour se relever et oser tenir tête à Shizuka. La regardant du haut de son mètre soixante-quinze, il donna un violent coup de boule qui la mit à terre.


'' On va s'occuper de toi après petite pute ! ''

Le coup était vraiment douloureux, du sang coulait par les narines et empêchait l'infirmière de respirer correctement. Sauf que notre monstre n'avait plus rien d'humain, son humanité se trouvant devant elle, le haut déchiré et en simple culotte.

Le gout ferreux du liquide rouge s'écoula dans sa bouche, tandis que sa main agrippait fortement un bout de verre qui entailla sa peau pâle en même temps. Inoue eut assez de repos pour l'instant, ces hommes n'allaient pas prendre le thé afin de savourer leur victoire relative, il fallait se bouger pour sauver sa princesse. Alors dans un élan d'adrénaline, celle qui autrefois n'était qu'une victime se prélassant dans les bras de sa maman se jeta de nouveau vers ce blond au futal descendu jusqu'aux chevilles. Sans comprendre ce qui lui arrivait, son cou arbora un long morceau de verre sanguinolent. L'attirant à terre, la sadique retomba une nouvelle fois sur le carrelage mais cette fis avec le corps de sa cible dans les bras.

Shizuka bouillonnait tellement de rage qu'elle ne pensait plus qu'à réaliser le plus de dégâts possible. Elle n'avait plus aucune limite, n'hésitant pas à placer une main sur l'entrejambe exposé du mourant pour les écraser de toutes ses forces. Un cri rauque et tâché de sang paralysa les deux autres garçons, ces derniers ne voyant plus qu'une démone ashura arrachant la vie et torturant leur ancien compagnon.

Du jus s'écoula sur sa main gauche. Étrangement, cette sensation apporta un vent de fraicheur qui apaisa le temps d'un instant notre tueuse. C'était doux et satisfaisant que de sentir sa poigne casser ce jouet finalement bien plus fragile que le reste. Ils auraient dû se rappeler que leur point faible est facilement exposé en cas de représailles... Bien entendu que les compères essayaient de fuir, mais il y avait bien trois cibles à la base et la sadique avait toujours soif. C'est donc en oubliant totalement le spectacle qu'elle offrait à sa protégée que l'amoureuse déchaina toute sa colère sur ces presque innocents, jouant avec leurs corps chauds comme de vulgaires sacs à merde puants, tranchant tout ce qu'elle pouvait dans l'unique but d'extraire cet extase, ressenti seulement lorsque les coupables expriment cette inhumaine douleur ressentie sous les doigts de fée de la démone.

Une fois calmée, Shizuka soupira lentement avant de se relever et de s'approcher de Nelly. Le corps de l'infirmière était recouvert de sang et de morceaux de chair, et ce qui se trouve actuellement sur le pas de la porte ressemblait beaucoup au cadeau laissé à l'infirmerie de l'académie Lancaster, en plus brutal. Est-ce que tout ira bien ?


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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Mar 7 Juil - 23:46

De retour à la maison... [PV Shizuka]

J'étais tellement fatiguée. Je n'arrivais même plus à résister. Le leader du petit groupe sourit et commença à me faire des attouchements un peu partout sur mon pauvre corps, s'arrêtant particulièrement sur mes deux zones intimes. Je me débattais bien sur, mais avec beaucoup de difficultés. Il n'hésitait pas à me taper lorsque je l'empêchais de faire ce qu'il voulait faire. Je poussais de temps en temps de légers gémissements, mais de douleur.
J'avais mal. Ce qu'il me faisait subir me faisait mal. Les coups, les attouchements... C'était trop. Et moi, j'étais tellement faible pour me débrouiller seule pour me défendre.


''Bah voilà, c'est mieux quand tu résistes pas, je n'ai pas besoin de te taper.''

Je n'avais plus de force. J'avais tellement honte de me faire tripoter et de ne rien dire. Mais qu'est-ce que je pouvais faire contre eux ? Hein ?
Rien. Tout simplement. Rien.
J'avais abandonnée.


~ ''Shizu... Je suis vraiment désolée...'' ~

C'est ce que je pensais, pendant que des larmes se mirent à couler le long de mon visage tout amoché.
Cependant.
Du bruit retentit dans la maison, et le blond arrêta ce qu'il me faisait.


''C'est quoi ça bordel ? Venez suivez moi on va voir.''

Il se leva et partit en direction du bruit. Mais le bruit vint à eux. C'était Shizuka. Le seul fait de la voir devant moi me rendit heureuse, même si ma fatigue m'empêchait de le montrer.
Une chose cependant m'embêtait vraiment beaucoup. J'avais honte qu'elle me voit dans cet état là. Le haut déchiré, sans bas mis à part ma culotte, attachée, et avec un torchon dans la bouche. Mon visage était rouge à cause des nombreuses larmes qui avait coulées dessus. À peine elle apparût devant moi qu'elle attaqua le blond avec une énorme violence. Je n'osais pas regarder et ferma donc les yeux. J'entendais quand même ses cris malgré moi.


'' On va s'occuper de toi après petite pute ! ''

Comment avait-il osé appeler ma petite amie ? Il avait osé la traiter de ''pute''. Cela m'énerva énormément, mais je ne pouvais rien faire, je perdais à moitié connaissance. Je faisais une crise de panique. Je me sentais vraiment mal. J'avais des montées de chaleur, je voyais des étoiles, mon rythme respiratoire ainsi que mon rythme cardiaque s’accéléra beaucoup. Il fallait que je me calme. Mais comment faire devant ce spectacle affreux qui était devant moi ? Des personnes se faisaient tuer, et de manière brutale, par la personne que j'aime le plus au monde. Leurs cris... Ça me rendait vraiment mal à l'aise. Ils méritaient ce qu'il leurs arrivaient, certes, mais je ne sais pas. Ça me faisait mal qu'il souffrent autant. Je ne voulais pas regarder ce massacre. Plusieurs minutes passèrent, et il n'y avait plus de bruit. Enfin. J'ouvris les yeux et...
C'était horrible.
Du sang. Du sang partout. J'eus une autre crise de panique et finis par vomir à côté de moi. C'était vraiment horrible. L'odeur aussi. Puis, elle s'approcha de moi. Elle était complètement couverte de sang et de divers morceaux de peaux. J'étais apeurée. Comment quelqu'un d'aussi innocent qu'elle pouvait faire ce genre de massacre ? J'avais peur. Peut être qu'un jour, si je fais ou dis quelque chose qui ne lui plaît pas du tout, elle me fera la même chose...
A chaque fois qu'elle s'approchait un peu plus vers moi, j'avais peur. ''Ne me fais pas la même chose s'il te plaît...'', voilà à quoi je pensais à ce moment même. Je finis par réussir à retirer le torchon de ma bouche seule, puis resta dans ma position gênante. Je ne pouvais rien faire d'autre. Je voulais engager un peu la conversation, sans parler des meurtres qu'elle venait de faire. Je ne voulais pas qu'elle s'énerve puis se défoule aussi sur moi...


''C... Ça fait mal... Il a ouvert ma plaie de nouveau au ventre je crois... Et j'ai froid un peu...''

Je me mis enfin à pleurer comme un bébé, moi qui gardait cette douleur et tout le reste pour moi ; mis à part les larmes de peur ; je pouvais enfin me lâcher. Mais je ne voulais pas parler des attouchements qu'il m'avait fait. D'un coup, lorsque que je commençais à lui parler, ma peur envers elle disparaissait. Mon côté amoureuse revint d'un coup. Je ne voulais pas qu'elle s'inquiète sur les attouchements. J'avais vraiment honte de lui en parler...
Je préférais ne pas en parler, par peur qu'elle s'énerve...


''J-Je suis heureuse qu-que tu sois venue me sauv-ver... J'avais vraiment p-peur...''

Je voulais lui poser des questions sur son ancienne maison. Comment est-ce que cela se faisait que je ne l'avais jamais vue dans le quartier ? C'était bizarre...
Je m'étais assise avec difficultés, gémissant un peu à cause de la douleur au niveau de mon ventre. Je me sentais mal de ne pas vouloir lui parler des attouchement fait sur moi corps. Je préférais lui dire, mais doucement.


''J... I.. Il m'a...''

J'avais tellement honte...

''Il m'a touché... A... Au niv-veau de m-mes deux parties int-times... J... Je...''

Voilà que je me mis à pleurer de plus en plus, n'arrivant pas à contrôler ses larmes qui coulaient.

''J'ai rien put faire... Il me faisait mal... Et me tapait le visage... P... Pardon...''

Je me stoppa pendant plusieurs minutes, le temps de me calmer, pour pouvoir m'exprimer correctement.

''I... J'ai faillit... J'ai faillit me faire violer... J'avais tellement peur... Si tu n'avais pas intervenue... Je crois que j'y serais passée... Il allait le faire... L'un deux m'a embrassé de force en me touchant la poitrine... J'ai honte... Tellement honte...''

Puis je chuchota et dis quelque chose tout doucement, espérant qu'elle n'entende pas mes dires.

''Je veux mourir...''

Ce monde était trop dur et sans pitié pour quelqu'un comme moi. C'est trop horrible de survivre dans ce genre d'endroit pour une personne aussi sensible que moi...



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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Mer 8 Juil - 2:27

De retour à la maison...
feat. Nelly Amurane



C'est fini, enfin fini. Le mal vient de perdre une fois de plus face à la justice implacable. Shizuka n'avait pas pour habitude de croire au bien fondé de ses pulsions meurtrières, ni de les accepter totalement sans se considérer comme monstre. Peut-être que cela ne changera jamais, qu'elle tuera encore dans un accès de rage et de profond désir de protection, mais actuellement elle se sentait vraiment bien.

L'infirmière n'osait pas dire un mot, seul son petit sourire timide parlait pour elle dans ce tableau rouge sang. La scène n'avait rien de naturelle, il y a des cadavre répandant ce qui leur reste de sang sur le carrelage, des murs éclaboussés, une victime d'agression sexuelle bien attaquée et une vierge meurtrière qui ne fait que profiter de la paix et du calme de tout ça. Impossible de dire s'il s'agit d'une folie ou d'un acte héroïque. L'orpheline s'approchait doucement de sa princesse, consciente que ce qu'elle vient de faire fragilisait sa moitié et le couple qu'elles formaient ensemble, pourtant c'est sans pudeur qu'elle tendait ses bras souillés vers les attaches qui emprisonnaient sa bien-aimée. Du vomi tâchait le sol non loin de là, la médecin ne le vit pas tout de suite à cause de ses sens encore agressés par toute la violence qu'elle a réalisé.


''C... Ça fait mal... Il a ouvert ma plaie de nouveau au ventre je crois... Et j'ai froid un peu...''

La blessure ! Ces connards n'ont aucune pitié, ou plutôt n'avaient. Ces types ne feront plus de mal à personne, c'est tout ce qui compte...

Sans hésiter, la nurse se pencha vers le ventre de Nelly afin de vérifier les sutures malmenés. En effet, du sang s'écoulait de la plaie et quelques points ont claqué. Garder la plaie ainsi risquerait de poser problème sur la cicatrisation, mais impossible de la traiter. La fille de médecine ne vit toujours pas qu'elle se trouvait dans son ancien cadre de vie, maintenant trop changé avec tout le bazar causé par des mois de fouille, le grand traumatisme et le triple meurtre actuel. Le lieu n'était donc pas trop approprié pour une chirurgie, et il fallait au moins un changement de vêtements pour éviter toute contamination par la souillure masculine.

Autant faire quelque chose de vraiment utile, comme détacher les jambes et libérer sa chérie. Elle n'avait pas l'air très bien, ce qui est parfaitement compréhensible pour la fille unique, mais elle essayait de faire de son mieux tout de même. C'est là que Nelly se mit à pleurer, chose qui provoqua une douleur chez la brune au niveau du cœur. Pourtant elle ne trouva rien à faire pour améliorer la situation. Un câlin ? Impossible, elle est bien trop souillée et salie par ce sang impur pour oser toucher directement sa princesse. Donner des vêtements ? Même problème... Tout ce sang commençait à être vraiment désagréable pour notre impuissante qui perdait sa bonne humeur au fur et à mesure que sa moitié versait ses larmes.


''J-Je suis heureuse qu-que tu sois venue me sauv-ver... J'avais vraiment p-peur...''
- C-Ce n'est r-rien...

C'est tellement frustrant de ne pas pouvoir en faire plus, et tellement horrible de ne pas avoir pu faire mieux et empêcher ces maudits garçons de s'approcher de sa bien-aimée. Shizuka s'en voulait de sa faiblesse, elle maudissait son manque de force, oubliant son nez qui se remit à couler rouge tandis qu'elle baissait la tête de honte.

- O-On...
''J... I.. Il m'a...''

Quand la blonde prenait la parole, ou même quand n'importe qui désirait parler, la brune se taisait toujours instantanément. Son envie de se laver et de redevenir présentable était forte, car il s'agit d'un souhait d'amoureuse qui n'a pour unique but que de se sentir de nouveau digne de la présence de sa chérie. Ainsi recouverte, Inoue tremblait presque de peur rien qu'à l'idée de salir Nelly avec ce sang impur. Elle n'avait pas besoin de ça.

''Il m'a touché... A... Au niv-veau de m-mes deux parties int-times... J... Je...''

Les pleurs se font de plus en plus forts et c'était compréhensible. Quand cela est arrivé à notre bipolaire, elle s'était sentie tellement sale qu'elle s'est causée des blessures et des cicatrices à vie, qu'en témoignent son bras droit et sa jambe gauche.

''J'ai rien pu faire... Il me faisait mal... Et me tapait le visage... P... Pardon... I... J'ai faillit... J'ai faillit me faire violer... J'avais tellement peur... Si tu n'avais pas intervenue... Je crois que j'y serais passée... Il allait le faire... L'un deux m'a embrassé de force en me touchant la poitrine... J'ai honte... Tellement honte...''

Par désespoir de cause, l'enfant prit un drap déchiré qui trainait non loin de là où se tenait le couple afin de s'en recouvrir le corps. Rester comme un chien de faïence est aussi douloureux que de s'enfoncer une vingtaine d'épines rouillées dans les chevilles pour l'amoureuse. Elle décida donc d'offrir son corps recouvert pour tenter de dire "je suis là, tu n'es pas seule", mais cela est bien plus bizarre qu'autre chose. Shizuka avait cette désagréable impression depuis le début qu'on l'étranglait, sans pouvoir retirer cette main dont la provenance est complètement inconnue.

''Je veux mourir...''

Assez proche pour entendre ces mots fatidiques, ces derniers eurent pour effet de couper net le souffle de l'impuissante. Ce fut à son tour de subir une crise de panique, hyperventilation et yeux écarquillés trahissant son état. Mais l'enfant ne disait pas son dernier mot, elle souhaitait tant transmettre sa réponse, quitte à ce que ça lui coûte la vie. Personne ne dit qu'il s'agit des derniers instants de l'ancienne royal guard, ces symptômes ne sont pas mortels, mais l'enfant de médecin luttait bien plus pour porter sa voix que pour respirer correctement.

- T-Tu... Ne dois... Pas... M-Mou... Ack... Mourir...

C'est douloureux vraiment, pire que tout même. Cette peur de la solitude, autant physique que psychologique, faisait pression tant sur le corps de la victime que sur son esprit, la rendant plus vulnérable que jamais. Sa seule accroche sur la réalité était sa blonde, ainsi que ces mots que sa bouche prononçaient au prix du peu d'air qui arrivait à pénétrer ses poumons.

- J-Je... Je suis... Je suis là... GAH !

Le diaphragme qui fait une crampe à ce moment précis, arrachant le cri le plus fort que la meurtrière innocente ait poussé aujourd'hui. Mais elle tenait bon, prononçant encore son vœu de passer le restant de ses jours auprès de sa bien-aimée.


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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   Jeu 9 Juil - 0:36

De retour à la maison... [PV Shizuka]

Je ne savais pas comment est-ce que Shizuka allait réagir vis à vis de mes paroles. Allait-elle s'énerver ou ne rien faire ? Pendant que je m'exprimais, elle me mit un drap sur moi et me serra doucement dans ses bras. Cela eu pour effet de me faire sursauter. Je n'avais même plus la force de la tenir dans mes bras. Ça me frustrais beaucoup. Je voulais vraiment le faire. Mais j'avais mal partout. Et je préférais éviter de bouger afin que ma blessure évite de faire davantage de dégâts.

-T-Tu... Ne dois... Pas... M-Mou... Ack... Mourir...

Je commençais à m'endormir. J'en avais marre de devoir vivre en souffrant. Peut être que la mort serait une bonne issue pour m'aider à trouver la paix ? Mais cette idée ne semblait pas plaire à Shizuka. En même temps, je la comprend. Si elle avait osée me dire ce que je venais de lui chuchoter sans vraiment vouloir qu'elle l'entende, je lui aurais répondue la même chose. Mais là, je me sentais tellement salie... Et je souffrais tellement. Mon ventre me faisait mal.

J-Je... Je suis... Je suis là... GAH !

Son cris me réveilla et me ramena dans la réalité. Qu'est-ce qu'elle avait ? Pourquoi est-ce qu'elle venait de pousser un cris ? Elle semblait avoir mal. Mais je n'avais même plus la force de bouger. La douleur était aussi une des raisons. Peut être que pendant qu'elle se battait contre les trois, elle s'est blessée.

''P... Pourquoi tu cries...? Qu-Qu'est ce qu'i...''

Je m'étouffa dans mon propre sang qui était à l'intérieur de ma bouche. Je cracha tout sur le côté et toussa de manière assez brutale. C'était horrible le goût du sang dans la bouche. J'avais du mal à me retenir de vomir encore une fois.

''Je crois que les points à mon ventre se sont vraiment ouvert... J'ai l'impression de perdre beaucoup de sangs... Je vois des étoiles...''

J'avais tellement peur de perdre connaissance, ou même de mourir, à cause d'une hémorragie. Je ne m'y connaissais pas du tout en médecine, donc je ne savais pas si c'était grave ou non ma blessure au ventre. Voilà que je fis une autre crise de panique, mais cette fois un peu plus violente. Je ne voyais plus rien à cause du fait que j’apercevais des étoiles autour de moi.

''Shizu... J'ai peur... Je vois plus rien... Il fait tout noir... Je me sens p...''

Et je tomba dans les pommes d'un coup.

~

Bizarrement je me sentais bien. Il n'y avait rien autour de moi. Juste moi, et du noir. Le vide total. Je ne possédais plus aucune blessure sur mon corps. Est-ce que j'étais morte ? Il y avait un long tunnel. Est-ce que c'était judicieux de le suivre ? À peine avais-je osée faire un pas que je tomba dans le vide. Je cria, et finis par atterrir sur le sol, sans aucune blessure et sans même avoir mal. Étrange. En me relevant, des couteaux me coupèrent au niveau des bras, jambes, et ventre. Je saignais. Mais aucune douleurs me parvenait. Je me sentais comme invincible, immortelle, je ne pourrais plus mourir. Je me promenais dans ce monde vide, ne craignant rien.
Mais ma petite balade se termina lorsque j’aperçus ma bien aimée.
Je m'approcha d'elle de manière naïve, lui souriant.

''Shizu ! C'est trop rigolo, essaye de me planter une arme ou de m'attaquer, tu verras ça me fait rien !''

Elle me sourit à son tour et me répondit d'accord.
Cependant ce que je pensais être un jeu drôle et sans danger se transforma en véritable torture. Elle me planta un bistouris dans le ventre puis prolongea la plaie en me coupant la peau en montant de bas en haut puis continua de me planter partout. Cette douleur était bien réelle. Je la sentais bel et bien. Ça faisait mal. Tellement mal. Je cracha du sang.

''N... Non c'est bon arrête... Ça me fait mal... S'il te pl...''

Plaçant ses mains autour de mon cou, elle m'étrangla avec une force énorme. Son sourire tout mignon de tout à l'heure n'étais plus du tout le même. Il faisait très peur. J'avais l'impression d'être une de ses victimes à ce moment là... J'essayais de me débattre, mais sans succès, elle avait plus de force que moi.

(Hors de mon rêve, à chaque entaille dans mon ''corps'', mon véritable corps se contractait rapidement, et je transpirais un peu, tout en gémissant légèrement de douleur)

Et c'est là que je compris. La seule personne de ce monde à pouvoir me faire souffrir vraiment, c'est Shizuka. Elle connaît mes faiblesses, mes peurs, c'est la personne en qui j'ai le plus confiance et en qui je ne doute pas du tout. ''à l'aide... Aidez moi... Cette fille veut ma mort... Elle est dangereuse... Elle va me tuer...''. Voilà qu'elle me jeta au sol et se mit à califourchon sur moi malgré mes blessures. Elle me bloqua les bras, me sourit et m'embrassa. Puis sans même prévenir, m'étrangla de nouveau, en continuant de m'embrasser et rigolait de manière sadique, comme si elle prenait plaisir de me faire souffrir. J'avais vraiment peur. C'est donc ça que ressent ceux qui se font tuer par Shizuka... C'est vraiment horrible... J'ai peur...
J'ai peur...
Puis elle disparût. Il faisait complètement noir.

''Dommage pour toi, tu ne vas pas partir du monde des vivants maintenant. Ce n'est pas encore ton heure ma jolie.''

~



Je commençais à me réveiller, sans pour autant ouvrir les yeux, juste mon cerveau qui se rend compte de ce que je viens de vivre. Elle avait voulue me tuer. Moi, sa petite amie. Ce n'était qu'un rêve, mais elle avait quand même voulue me tuer... Je sentais la chaleur du corps de Shizuka à côté de moi.
Des larmes coulèrent le long de mes joues, sans même que j'ouvre les yeux. Je ne savais pas si j'avais changée d'endroit ou si j'étais toujours chez Shizuka. Tout ce que je savais, c'était mon rêve. Il m'avait fait mal à l'intérieur de mon corps. Et de mon cœur...


''J'ai peur. Vraiment.''

Je voulais lui dire, mais sans lui faire du mal.

''En tombant dans les pommes, j'ai fait un rêve... Tu avais tes bistouris... Et tu me les plantais... Ça faisait tellement mal... Et tu souriais et rigolais...''

Je n'osais toujours pas ouvrir les yeux, et me contentais de laisser mes larmes couler.

''Est-ce que un jour tu oseras me faire ce genre de chose... ? Ça me faisait tellement mal... J'avais l'impression d'être une des personnes que tu tuais... C'était bizarre... Je suis perdue... C'est le deuxième rêve où tu me fais souffrir... J'ai vraiment peur... Peur qu'un jour tu veux me tuer pour x raison... C... C'est pas vrai h-hein... ? S'il te plaît... Rassure moi...''

J'étais totalement perdue. Je ne comprenais plus rien...



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MessageSujet: Re: De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]   
 

De retour à la maison... [PV Shizuka (Pitit yuri o/)]

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