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Pamplemousse love story [yuri -16]

Hayami PinkuMessages : 99
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MessageSujet: Pamplemousse love story [yuri -16]   Dim 5 Avr - 20:32

Pamplemousse love story [Feat Tomoe Kikuchi]


Perdue en plein cœur du quartier Ouest, je courrais depuis des heures pour échapper à mes agressifs poursuivants : les Strike Force. Je leur avais rien demandé moi, pas ma faute si j'aime les bananes, je leur ai juste empruntée un peu de leur stock et ils m'ont direct attaqué! C'est ma faute aussi, j'ai pas été assez discrète... pendant que je fouillais leurs réserves je n'arrêtais pas de délirer sur toutes ces cagettes de fruits! Du coup j'avais fait énormément de bruits. Et forcément les gardes m'ont très vite remarqué. J'ai à peine eu le temps de dévorer un tiers de leur trésor de gourmandises, surtout des bananes, je suis tellement dans la rage de pas avoir eu l'opportunité de prendre leurs pamplemousses! J'adore les pamplemousses aussi...

Une batte de Baseball frôla mon oreille droite, je redoublais d'ardeur dans mon sprint de gazelle. Mais mes poursuivant se lassèrent vite de leur victime, je suis très rapide comme une antilope. Cependant être une proie ne me plaisait pas trop comme concept. J'aime courir, mais de manière insouciante, en chantonnant gaiement, pas pour échapper à une mort atroce consistant à se faire broyer la tête par des brutes sanguinaires qui auraient déversé ma cervelle écrasée sur le pavé d'une manière aussi insouciante et heureuse que moi quand je pourchasse un mignon petit papillon en trottinant dans les champs de fleurs multicolores. Sauf que moi je l'écrabouille pas le papillon. Ma vision des choses doit être trop potache et naïve... Risquer sa vie pour des bananes, même si on est peu soucieuse, c'est quand même ridiculement pathétique, futile et surtout très stupide.

Prise dans mon élan, je continuais à courir de par les ruelles sans me soucier de mon environnement. Je réfléchissais : comment ne plus être une proie ? C'est pas drôle si je suis toujours poursuivie pour me faire déchiqueter, et cela dans le meilleur des cas, au pire me faire violer... Cette idée me dégoûtait au plus profond de moi. A chaque fois où j'ai essayé de me faire intégrer par des personnes non affiliées à des gangs ceux-ci avaient des objectifs peu catholique sur moi et mon corps naturellement avantagé. Mais je ne suis pas un fruit sur une grappe de raisins qu'on prend facilement. Je fuyais je fuyais pour échapper à tous ces pervers sanguinaires. Je ne comprends pas comment ce monde a-t-il pu tomber dans un tel chaos de barbarie faisant échos aux âges les plus sombres de notre histoire. Même les autres filles semblent corrompues par la décadence animale ambiante. Mais moi je ne suis pas comme les autres, je restais une humaine pure, quitte à en être la dernière. En attendant je vais chercher les hommes survivants de la civilisation en perdition. Il doit bien y avoir encore quelques personnes civilisées en ce bas monde ? J'aurais également besoin de protecteurs, car je refuse la violence mais je dois bien admettre que la situation actuelle n'est pas très favorable à ce genre de philosophie. Tôt ou tard je finirais par tomber dans un traquenard et j'aimerais bien pouvoir compter sur un sauveur, ou plutôt une sauveuse... Comme cela je pourrais me dévouer entièrement à la recherche sur la disparition des adultes et sur mon ancienne vie.

Ainsi perdue dans le tourbillon de mes réflexions, courant de ci de là, je tombais nez à nez au détour d'une ruelle sur un ange, une véritable apparition divine avec une tête de pamplemousse. Je m'arrêtais et nous nous observâmes longuement. Puis mon excitation face à cette nouvelle rencontre qui n'avait rien à voir avec les autres me fit tressaillir. Je m'effondrais à terre dans une tornade de sensations étrangement envoûtante. J'eus à peine le temps de l'apercevoir aller à ma rencontre, je ne pouvais voir que ses pas qui s'approchaient lentement pour parvenir à moi et s'agenouiller à mes côtés avec son visage angélique, elle semblait soucieuse, je pris une de ses mèches bleues avec ma main tremblante et je lui murmurais doucement à l'oreille dans un souffle chaud et haletant : « Pamplemousse... ». Puis je tombais dans les ténèbres où un défilement d'images éclectiques dénués de sens se présentait à ma conscience tourmentée.
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MessageSujet: Re: Pamplemousse love story [yuri -16]   Lun 6 Avr - 2:05

Pamplemousse love story [Feat Hayami Pinku]

Sortie pour faire un détour par le lieu où j'avais grandi dans l'espoir d'y trouver quelques babioles. Il faisait chaud malgré les petites bourrasques de vents. Le changement d'heure récent annoncé que l'on se rapprochait enfin de la période d'été. Je n'aurais plus à me vêtir de tant de couches encombrantes. C'était dur de maintenir ses restes de vêtements, propres en période de froid. Quand on est une nomade qui voyage léger ; on risque d'attraper froid le temps que les vêtements chauds sèchent. Tomber malade tout court était risqué ici. Cela entraînait de ne pas être au maximum de ses capacités. Malheureusement, la moindre erreur pouvait nous être fatale. Je ne souhaitais pas me répandre sur le blanc lacté de la neige, ni ma chair, ni mon sang, ni mon innocence... En bref, bon vent les flocons ! Cela dit, je me dois de rester vigilante à chaque instant. Le quartier où est située ma maison est sous le contrôle d'un clan redouté : les strikes forces. Non pas que j'en avais peur, mais je ne tenais pas à m'attirer d'ennuis.

Ma maison était en vue. Je n'avais pas croisé un chat lors du trajet. Il ne me manquait plus qu'a traversé la ruelle qui se tenait en face de moi. Toutefois, un bruit sourd se rapprochait de plus en plus de moi. Sans n'avoir le temps de réagir une jeune fille à la chevelure de barbapapa se rapprocher dangereusement vers moi. Sans que je ne puisse réagir elle mit fin à sa course endiablé dans le but de m'observer. Je fis de même, et cela pendant plusieurs minutes. A cet instant, ma vie semblait y prendre tout son sens. Mon souffle en été entrecoupé par mon émoi. Je n'avais pas porté intérêt à quelqu'un depuis fort longtemps. Mais cette fois-ci, je ne connaissais rien de cette inconnue. Sans comprendre la raison j'étais irrésistiblement attirée par elle.
Elle avait l'air affaibli. Je n'ai pas pu résister à m'approcher d'elle. Un pas après l'autre. Alors que je me rapprochais d'elle, je pus l'observer perdre l'équilibre. Elle était tombée. Je m'étais précipitée vers elle. Une fois à ses côtés, sans prononcer un mot je l'observais avec inquiétude. A ma grande surprise, sa main fébrile avait trouvé le courage de saisir une de mes mèches de cheveux. Instantanément un large sourire avait pavoisé mon visage. Je m'étais mise à mon tour, à lui caresser la crinière. Elle était douce, sans aucune fourche ! Elle fut la première à oser briser le silence :

« Pamplemousse... » m'avait-elle murmuré à l'oreille avant de fermer les yeux. Elle s'était évanouie.

Elle était toujours à terre. Inconsciente. Vulnérable. J'avais aussitôt soulevé sa tête pour la déposer délicatement sur mes genoux. Son corps était couchée sur le côté, le visage orienté face à moi. Elle semblait endormi. Son corps bouillant, ses yeux clos, sa bouche entrouverte qui, je crois, laissée couler un filet de bave. Son joli minois n'en perdit toutefois pas son charme. Elle était si belle, je ne pouvais plus m'empêcher de la contempler... On avait l'impression qu'elle allait rester comme ça pour toujours. Plongée dans un sommeil profond.

Toutefois, on ne pouvait pas rester comme cela pour toujours. Si elle courait c'est qu'elle devait fuir quelqu'un. Dans l'hypothèse, il y aurait donc des poursuivants après elle. Je devais la protéger. De toute façon, elle ne pouvait rien faire seule dans cet état. Je ne laisserais quiconque la toucher. Je me surprenais moi-même à être motivé de prendre soin de quelqu'un d'autre que moi. Qui en plus de ça, je n'en connais même pas le nom ! Mais je m'en fichais pas mal. Dans l'instant présent ce que je voulais c'était d'assurer sa sécurité. C'est tout ce qui m'importais. Je m'étais donc précipitée jusqu'à mon ancienne maison. Sans surprises aucun souvenirs ne m'avaient traversé l'esprit. Vraiment, rien. Après être montée à l'étage. Je l'avais déposée sur le lit de mes parents. Quant à moi, j'étais installée tout près d'elle. Mes yeux ne pouvaient se décrocher de ma précieuse ingénue. Elle avait l'air de dormir si paisiblement... Je n'osais plus respirer par peur de la réveiller.

Son corps était toujours bouillant. Je lui avais délicatement déposé de la glace sur le front après l'avoir couverte de baisers. J'étais consciente que je ne devais pas faire cela... mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Le simple fait de la regarder me donner envie de la couvrir de mille tendresses. Je surveillais régulièrement la fenêtre pour constater si ses supposés poursuivants nous avaient repéré. Heureusement, Je n'avais rien à déplorer de toute la soirée. L'esprit tranquille j'étais retournée à son chevet. J'aurais pu y passer des heures à scruter chaque détail de son visage sans m'en lasser. J'espérais secrètement qu'elle ne se réveille pas afin de pouvoir veiller sur elle à jamais.
 
Après quelques temps, la fatigue avait fini par avoir raison de moi. Je m'étais endormie là. La tête sur le lit, une main dans ses cheveux. J'avais bien évidemment pris la précaution de lui déposer un pamplemousse ainsi qu'une cuillère sur la table de chevet.

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MessageSujet: Re: Pamplemousse love story [yuri -16]   Lun 6 Avr - 13:47

Pamplemousse love story [Feat Tomoe Kikuchi]


Dans mes rêves il me semblait apercevoir des bribes de mon ancienne vie, mais je n'arrivais pas à démêler le nœud de ce labyrinthe mystérieux qu'est ma mémoire. Peu à peu ma vision se dissipa, j'étais simplement consciente d'esprit mais pas de corps, en effet je ne pouvais ouvrir les yeux ou bouger mais j'avais conscience de la situation. Si j'étais évanouie et incapable cela devait être la conséquence probable de mes carences alimentaires, de ma fatigue physique à force de fuites précipitées ainsi que des possibles séquelles de l'accident qui m'avait plongé dans le coma me faisant perdre la mémoire il y a bien longtemps, me faisant me réveiller sans souvenirs de qui je suis, de ce que j'ai fait, ou d'autres personnes, le jour où les adultes disparurent. Mais ça c'était il y a plusieurs mois. Maintenant je suis étendue dans un lit bien confortable, bien que dans un micro coma j'arrive à ressentir les choses qui m'entourent.  Je porte une chemise de nuit et un petit short en soie, très confortable et soyeux sur ma peau fragile. Les draps qui m'entourent sont chauds et sentent un parfum enivrant, comme une odeur d'érable mielleux. Quelque chose de froid, comme de la glace, est posé sur mon front. Je sens comme un poids, une masse couchée à mes côtés, la forme se déploie jusque dans mes cheveux, oui on dirait qu'elle me touche, cela semble être une main, une main délicate nonchalamment posée sur moi. D'ordinaire je ne supporte pas être en contact physique avec qui que ce soit sans ma permission, mon corps m'appartient et je ne l'offre à quiconque, mais là ça ne me perturbe pas, au contraire je trouve cette présence rassurante, chaleureuse et surtout très agréable. La chambre qui nous cloisonne semble spacieuse, il y a comme une odeur de mélancolie mêlée à de la poussière qui flotte dans l'air ambiant. Il y a également une fenêtre qui doit donner sur la rue, au loin des cris, des tirs, des bruits de verres brisés comme un chaos incessant qui paraît bien futile à côté de ce cocon de chaleur dans lequel je me trouve. Le Quartier Rouge nous encercle de toute part. Quelle zone infâme qui porte bien son nom, je n'aurais jamais dû y pénétrer, lorsque je courrais dans les ruelles mes bottes étaient teintées de sangs, les ruelles en sont imbibées, je m'éclaboussais parfois mon beau visage blanc de ses flaques rougeâtres. Mais à présent je me sens protégée et à l'abri de tout, je n'ai même plus envie de me réveiller, ce moment semble s'inscrire dans une éternité immaculée de toute violence...

Et pourtant, cela aurait pu continuer ainsi longtemps si je n'avais pas eu subitement faim. Dans la pièce une odeur de pamplemousse. Je lève mon buste précipitamment faisant projeter sans m'en rendre compte la forme étendue près de moi. Elle tombe du lit et se cogne au mur mais je n'y prête pas attention. Je regarde à droite à gauche de manière précipitée, mes cheveux chavirent dans tous les sens. Puis je repère l'objet sacré, le Graal suprême : Le Pamplemousse. Il est posé sur une petite table de chevet en bois d'épicéa, mais je n'en ai que faire et me jette dessus faisant s'effondrer le meuble et envoyant valdinguer dans les airs une petite cuillère en argent. Je saisis le pamplemousse entre mes dents pour le déposer dans mes mains et commencer à le creuser de ma longue langue le dévorant par la sorte sans retenue ni respect.

Ainsi m'empiffrant du fruit à genoux sur le parquet, mon corps encore entouré de draps, du jus de pamplemousse se répandant de partout, je réalisais soudain que je n'étais pas seule. Je tournais ma tête innocente doucement vers la chose que j'avais faite tomber en me levant brusquement. Du nectar de fruit s'écoulait doucement de ma bouche et de mes lèvres, de petites gouttes perlaient de mon menton, elles allaient s'éclater sur mes jambes nues, chaque éclaboussure contre ma peau me faisait lever les sourcils, c'était un spasme incontrôlable. Elle était là, la fille que j'avais aperçue avant de défaillir comme une fragile, la fille à la tête de pamplemousse...

De la même manière que notre première rencontre, nos regards s'éternisèrent longuement. Mais les gouttes de jus de pamplemousse ne cessaient de me tomber dessus et je pétais littéralement un câble. Je me levais et me mis à courir dans la pièce, j'enfonçais la porte pourtant déjà ouverte et je commençais à m'élancer dans la rue sans short, il était tombé lorsque je me suis levée, trop grand le méchant short de soie blanche. Mais lorsque je m'apprêtais à passer par l'entremise de la porte une voix suivit d'une main me stoppèrent inopinément dans ce qui aurait pu être une nouvelle course poursuite dans les ruelles du Quartier Rouge.
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MessageSujet: Re: Pamplemousse love story [yuri -16]   Mer 8 Avr - 16:03

Pamplemousse love story [Feat Hayami Pinku]

Il semblerait que je dormais paisiblement. Cela doit faire bien longtemps que je n'avais pas autant dormi. Depuis la disparition des adultes, dormir n'était qu'une nécessité dangereuse. Je dormais donc peu. C'était ça de vivre à l'extérieur. C'est un miracle que ma maison n'ai pas été saccagée. Elle est pourtant située en plein milieu du quartier rouge.

Les doux rayons du soleil qui parvenaient jusqu'à mon visage étaient fort agréable. Il y en avait peu. Ils leur étaient difficiles de se faufiler entre les planches placardées sur le cadre lumineux. J'avais la sensation d'être bercée par de petites vibrations provenant de mon support.

J'aurais pu dormir encore un peu si je n'avais pas été projeté violemment contre un mur. Une bosse était venue se nicher sur ma caboche en guise de preuve. Alors que j'élevais mon regard vers mon agresseur, c'était elle. Je ne pus dire un mot devant le spectacle qu'elle m'offrait. Une petite sauvageonne qui ne prenait pas le temps de déguster mon offrande. Alors que ce pamplemousse se faisait déposséder de sa chair, je l'observais attentivement s'éclabousser de l'essence vitale de ce dernier. Pour chaque goûte j'avais le droit à un hochement de son sourcilier. Ce qui me plaisait tout particulièrement.
 
Une fois sa victime achevée, la jeune adolescente avait enfin remarqué ma présence. Nos regards connurent une nouvelle fois la sensation d'être entremêlé l'un à l'autre. Elle était plutôt attirante avec les larmes fruités qui ornaient sa jolie frimousse. Après un court instant, mon ingénue se mit à se lever d'un seul coup en y perdant son short. Laissant à ma vue une courbe de son anatomie. Toutefois, mon voyeurisme pris fin rapidement. Elle s'était de nouveau mise à courir dévalant les escaliers afin d'atteindre la porte. Heureusement pour moi, elle ne savait pas d'instinct où se diriger. Ce qui m'avait permis de la rattraper. C'est qu'elle était rapide la petiote !

Essoufflée, haletante, je me retrouvais à l'observer enfoncer ma porte. Je n'étais pas en état d'agir dans l'immédiate. J'avais donc tenter de prendre la parole :

« S'il te plaît... Arrête. Tu vas te faire mal si tu continues comme ça... » lui avais-je dit d'un ton désespéré.

Elle semblait ne pas avoir entendu ce que je lui avais dit, cela était sans doute dû au vacarme qu'elle engendrait.

Très vite la porte céda sous l'ampleur de ses coups. La porte était grande ouverte. Elle avait réussi à me mettre en rogne. Alors que ma belle s'apprêtait à s'offrir aux ruelles désolées. Je lui avais attrapé le bras dans un coup de vent. Elle ne pouvait pas sortir comme ça maintenant, ses poursuivants sont sans doute encore dans les parages. Sans attendre j'avais pris la parole :

« Rosie. Calme toi. Tu ne peux pas sortir maintenant. Tu es sans doute encore poursuivis. »

Dans un soufflement je l'avais projeté contre ma poitrine afin de la serrer contre moi.
J'avais agi dans la précipitation. Je n'étais pas du genre tactile avec autrui. Je n'aimais sans doute pas ça. Toute gênée j'avais réussi tout de même à articuler :

« Pardonne moi Rosie. » lui-avais je dis en la laissant s'évader de mon étreinte.

Le regard fuyant, la main qui s'activait sur mes cheveux comme pour se débarrasser d'un insecte. Je ne savais plus où me mettre. Cette fille me perturbait trop à mon goût. Je n'étais plus moi-même. J'aurais sans doute dû la laisser s'enfuir... et tout serait rentré dans l'ordre...

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MessageSujet: Re: Pamplemousse love story [yuri -16]   Mer 8 Avr - 20:01

Pamplemousse love story [Feat Tomoe Kikuchi]


Rosie ? Elle m'a appelé Rosie ? J'ai dû mal à croire à ce qu'il se passe, c'est tellement surréaliste. Tout s'embrouille dans ma tête. Pourtant, sa voix douce et émue m'a fait un choc, un flash de lumière s'en est créé dans mon esprit. Lorsqu'elle m'enveloppa de ses bras, dans une étreinte à la fois ferme et onctueusement affectueuse, ce fut aussi agréable qu'être prise dans une grande toile de soie voluptueuse empreinte de chaleur accueillante et réconfortante. J'ai l'impression qu'elle agit comme un calmant sur mon cerveau malade qui en est comme momentanément soulagé. Les pulsions de mon cœur battent moins vite, l'adrénaline envoyée dans mon corps par ma crise de folie semble se dissiper et je me sens toute engluée. Ses bras m'avaient rassuré et voilà qu'elle était repartie. Le temps s'était disloqué lorsque de ses bras elle m'enlaça. Et maintenant je regarde d'un air vague la ruelle. La porte et sa poignée délaissée battent ma cheville en cadence sous les murmures répétés du vent, celui-ci s'insinue doucement dans les creux de mes cheveux roses qui s'ébattent sans retenues. Je sais maintenant que si je ne sais rien sur qui je suis, sur le pourquoi de ma psyché détraquée ou sur la raison de la disparition des adultes et de l'ensauvagement chaotique du monde, désormais, j'étais sûre d'au moins une chose : celle qui m'a enlacé, je veux qu'elle recommence, qu'elle ne me lâche plus pour l'éternité. Je la veux.

Ma conscience calme et réfléchie s'éveille peu à peu et je réalise maintenant du ridicule de la situation : moi restant plantée désorientée sur le pallier et elle qui, gênée par son geste précipité, semble se torturer l'esprit et se gratte la tête convulsivement comme pour chasser ce qui l'avait poussé à agir. À présent j'ai pleine possession de mes moyens et je sais également l'objectif précis qui désormais guidera mes pas jusqu'à la tombe s'il le faut. Il ne s'est pourtant pas passé grand-chose mais l'évidence est là : cette fille à la tête en forme de pamplemousse m'attire. Alors, je me retourne, j'abandonne la triste ruelle désolée ne lui laissant que la vue de mon dos sur lequel se déploie doucement par intermittence ma robe de soie blanche. Mon désir brûlant conduit mes pas vers elle, inexorablement. J'arrive en face de son visage, à seulement quelques centimètres, je peux sentir son souffle chaud s'abattre contre mon menton. Elle est à peine plus petite que moi. Dans un premier temps nos yeux se plongent l'un dans l'autre, elle les a rouges cendrés et leur intensité semble être sur le point de défaillir, cependant leur éclat doré y brille sans fin au fond de ses pupilles. Je la mettrais mal à l'aise ? Ou juste une impression ? Puis je la jauge dans son intégralité, faisant dérouler comme un rouleau mon regard de bas en haut. Qu'est ce qui peut bien m'attirer chez elle ? Son regard de chien battu ? Sa tête en forme de pamplemousse ? Sa poitrine rebondi et généreuse ? Je reste là longtemps à l'observer, je n'attends pas particulièrement de réaction, je suis simplement observatrice, comme dans un musée lorsque l'on se plante face à un tableau. L'atmosphère paraît s'épaissir autour de nous, ne supportant pas l'oppression je lance finalement :



« Hey! Salut ! Ça va ? Me présente m'appelle Hayami Pinku et j'adore ta tête de pamplemousse  ! Dis-moi pourquoi tu m'as appelé Rosie ? Hein Pamplemousse ? Bon en faite m'en fous. J'ai bien aimé quand tu m'as câliné... Dis tu peux recommencer ? En faite non.»


Puis j'ouvre ma grande bouche pour lui tirer ma longue et agile langue, je lui fais également un petit clin d'œil aguicheur. Prise dans un enthousiasme et une euphorie toujours plus grandissante je me trémousse en balançant mes longues jambes dans tous les sens. L'adrénaline et l'hystérie reviennent, je les sens monter en moi. Je remarque :

« Mais j'ai pas de short ? Oups hihihi . Tu me prêtes le tien ? J'ai un peu froid en culotte.»

Sans attendre, en poussant des cris et des rires de folle heureuse, je la pousse et la plaque sur le lit derrière nous pour mieux lui retirer son mini short, je ne fais même pas attention au gros gun sous sa ceinture et l'arme tombe à terre pour se déclencher sans prévenir. Une forte déflagration fait trembler toute la maison, une balle vient directement de se loger dans la cloison du mur en face. Je suis en euphorie totale, mon excitation est telle que je bondis partout comme une lapine, son mini short pend entre mes dents blanches. Folle et excitée, je pars de nouveau dehors, puis en plein milieu de la rue, j'exécute sur moi un demi-tour pour retourner glisser ma tête dans l'ouverture de la porte, avec un grand sourire et des yeux pétillants j'éructe :

« Ils arrivent j'entends leurs pas qui martèlent le sol ! On a fait trop de bruits, petites intruses que l'on est. Strike Force bouge toi les féfésses et viens ! On est là bouhouhou ! Waaaaaaa qu'est-ce que ça m'excite! Hey ça te dit de venir attraper ton lapin rose avant eux ? Enfin si tu veux ton short, miss Pamplemousse ! Et puis autre chose aussi ! Nihiiiiihaaniaaaaa ». Nouveau clin d'œil et tirage de langue agile.

Je repars en bondissant dans les rues du quartier rouge en mâchonnant le mini short entre mes canines, mes rires euphoriques se répercutent en échos dans tout le quartier. J'entends les guerriers qui avancent, leurs pas sourds approchent dans la nuit sans lune. Auront-ils le lapin rose ? Ou bien ce sera le pamplemousse bleu ? Qui sait ? En attendant je crie :

« Nihihi !!! Nihihi !!! »

Tout cela ne serait-il que pure folie ?

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MessageSujet: Re: Pamplemousse love story [yuri -16]   Lun 20 Avr - 0:58

Pamplemousse love story [Feat Hayami Pinku]

Pendant plusieurs minutes j'étais restée ainsi à me gratter la tête tel un chien chassant ses puces. Rosie quant à elle semblait s'être calmée. Toutefois, elle avait longuement observé la ruelle avant de me rejoindre. Elle avait abandonné l'idée de s'enfuir loin de moi. J'en étais satisfaite. Mais... MAIS EUH... STOP ! Elle est trop proche ! Là voilà à quelques centimètres à peine. Je pus alors constater notre écart de taille. Je lui arrivais à peine au menton. C'est chiant, je suis plus petite. Mon regard s'était bloquée quelques instants au niveau de sa poitrine. Elle était à porter de main. Puis, j'avais élevé mes yeux au niveau de sa frimousse. Mes pupilles s'étaient automatiquement plongées dans les siennes. Quelque chose de bruyant s'était mis en marche dans ma poitrine. C'était perturbant voir gênant. Je redoutais qu'elle puisse entendre les sons qui émanaient de mon corps.

Son attention semblait avoir quitté mes orbites préférant évaluer ma marchandise. Je n'avais pas pus m'empêcher d'entortiller mon doigt sur une de mes mèches. Je m'en mordais même les lèvres. C'est que je n'avais pas l'habitude que l'on me regarde longuement. Après avoir soufflé j'entendis sa voix parasiter mes oreilles. Ses propos avaient été fort gênant. Tout d'abord, par le rejet immédiat de ses propos, mais surtout comment quelqu'un peut trouver cela agréable qu'un inconnu nous prennes dans ses bras ? Sans doute qu'elle avait besoin d'être rassurée. Elle devait encore être sonnée par le danger rencontré à l'extérieur.

Hé bien. Là voilà qui se trémousser maintenant ! Elle balançait ses hanches d'un coté à l'autre. Plus le rythme s'accélérait plus elle entrait dans un état de folie. Dans les éclats de rires soudains, elle m'avait poussé de sa force incertaine. Aussitôt m'avait elle plaquée sur mon plumard qu'elle m'avait extirpé de mon short. Cela pouvait faire penser à un papillon quittant trop tôt son cocon. Un coup de feu se fit retentir. Elle n'avait pas porté attention à ma jambière.  Sans porter d'importance à la balle qui ornée maintenant mon mur je l'observais bondir gaîment sur mon plancher. Mon short se trouvait à présent entre ses crocs. Me voilà à mon tour en grègues. C'était barbant de devoir en chercher un autre dans l'armoire.
 
 Sans même avoir eu le temps de retrouver ma pudeur qu'elle avait déjà passée le pallier. Comment je le savais ? Le boucan qu'elle engendrait semblait venir de l'extérieur ! Si je ne l'arrête pas tout de suite on risque fort de se faire repérer par des Strike forces qui traîne. Enfin « on », je pouvais très bien rester terrer ici et leur laisser cette proie mouvementée. C'est embêtant, mais quelque chose dans mes mouvements m'empêchaient de l'abandonner maintenant. J'étais déjà à ses trousses. C'était comme si elle dégageait un parfum qui m'attirait inévitablement.

Des bruits sourds qui semblaient être ceux de pas se faisaient retentir. Merde. Qu'est ce qu'elle peut me causer comme soucis cette fille ! Le pire dans tout ça... c'est qu'elle courait vachement vite ! Je traînais de la patte à côté d'elle. J'étais consciente que je n'avais pas beaucoup d'endurance et que donc il fallait impérativement que je la rattrape avant nos poursuivants.

« Hayami attend moi s'il te plaît ! »

Mon intervention semblait peine perdue. Ma voix essoufflée ne risquait pas d'être porté jusqu'à ses esgourdes. Nos trois assaillants avaient commencé nettement à nous rattraper. J'avais tenté de me séparer d'Hayami afin d'attirer leur attention. Toutefois, je ne semblais pas les intéresser. On ne m'avait porté aucune attention. C'était donc bien Hayami qu'ils visaient. Tans pis. Il était l'heure de me battre pour sauvegarder cette jeune folle. J'aurais pu encore une fois m'enfuir. Décidément, je ne voulais pas leur léguer cette Démone.

« Hayami. Fonce et ne te retourne pas, je m'occupe d'eux. Fait moi confiance ! » Un large sourire triste avait suivi mes paroles.

J'avais la ferme attention de les empêcher de la salir de leurs salles pattes. Je ne cherchais pas trop à savoir ce qu'ils lui voulaient. Je devais seulement me contenter de lui permettre de fuir. Néanmoins, une pensée m'obsédait : « Est-ce que j'aurais la chance de la revoir ? » Même si j'arrive à les battre... il se peut que je ne retrouve pas sa trace. M'enfin, j'y penserais plus tard.

J'étais plongée dans ma réflexion tactique. Il ne me restait plus que deux balles à cause de cette idiote qui avait gâché la troisième -et encore heureusement que j'avais eu la jugeote de le ramasser-. Cela signifiait donc que je devrais en finir un au couteau. La barbarie qui s'annonçait ne me plaisait pas vraiment. Cependant, je sentais au plus profond de moi que pour elle j'étais prête à tout.
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MessageSujet: Re: Pamplemousse love story [yuri -16]   Mar 21 Avr - 2:16

Pamplemousse love story [Feat Tomoe Kikuchi]


Dans la nuit d’encre, les guerriers sanguinaires avancent sans peur. Ils me poursuivent les crocs dehors, comme des serpents traquant une lapine trop curieuse de fouiller leur terrier. La traque qui au départ me plaisait bien, mon euphorie l’emportant sur le sens de la raison, commence maintenant à me faire peur. Je cris des « Sumimasen Yamete ! » mais les Strike Force n’en en ont que faire de mes suppliques et éructent un chœur de rires ignobles à glacer le sang,  un chœur démoniaque qui me rend pâle d’effroi. Pour l’instant je les tiens à distance, je cours bien plus vite qu’eux, mais je ne tiendrais pas sur une trop longue distance. Je n’ai pas confiance en un avenir serein avec ceux-là qui me persécutent sans relâche. S’ils m’attrapent… Non je préfère ne pas y penser…

J’hurle maintenant de ridicules implorations larmoyantes tout en continuant à courir sans relâche, mais de manière moins vive désormais. L’endurance n’est pas ma spécialité. Je la préfère à une fuite rapide et efficace. Sauf que là la situation m’est nouvelle : mes poursuivants sont tenaces, ils ne paraissent pas vouloir lâcher la proie que je suis. Le mini short que j’avais dérobé à la fille à la tête de pamplemousse et que je tenais entre mes dents s’est détaché à mon emprise et est partis se nicher dans le visage d’un Strike Force qui, aveuglé, s’explose contre un lampadaire. La chose m’aurait fait rire habituellement, cependant là je sens que le vent tourne et que je ne peux plus me permettre d’être insouciante, c’est le moment pour moi de prendre mes responsabilités face à mes actes irréfléchis et insensés. Je dois faire face et être forte. Facile à dire. Je pleure dans ma course qui semble s’étirée sans fin, mes larmes sont emportées dans l’inertie et forment comme une trainée derrière moi. Je ne suis pas forte autant que je voudrais l’être. J’ai besoin de quelqu’un, je ne m’en sortirais pas seule cette fois-ci.

C’est à ce moment que j’entends les appels de la fille à la tête de pamplemousse. Je ne parviens à discerner ses paroles dans la frénésie de l’action.  Elle me suivait de puis tout à l’heure et je ne m’en étais même pas aperçue. Les yeux teintés de sang des Strike Force, pleins de rages et de fougues, avaient retenus mon attention lorsque je donnais des coups d’œil en arrière. Les Strike Force n’en ont que faire d’elle malgré ses manœuvres pour les détourner. Tout le monde semble l’ignorer. La pauvre, elle ne doit sûrement vouloir que son mini short. Pourquoi ne l’a-t-elle pas ramassé ? Après tout, il est tombé avec l’autre débile de Strike Force. Puis risquer sa vie pour un bout de tissu… je veux bien admettre que les pénuries sont graves et qu’on se bat pour n’importe quoi de nos jours mais quand même.

Puis elle hurle autre chose. Que je fonce ? Je fais que ça ! Que je lui fasse confiance ? Comment ça ? Elle a quoi derrière la tête ? Je suis incapable de lui répondre quoi que ce soit. C’est à peine si peux encore respirer tellement je perds haleine.

Une peau de banane, seule en plein milieu de la ruelle. Et forcément il faut que je m’éclate dessus. Je m’étale la tête la première dans le pavé imbibé de sang du Quartier Rouge. J’entends les guerriers qui s’avancent près de moi. Ils me disent des choses horribles que jamais encore je n’avais entendues.  Des choses malsaines et si amorales…Ils se préparent à me faire quelque chose mais j’ai trop peur pour regarder quoi que ce soit. Je n’entends ni ne discerne plus rien. Je me noie dans des larmes sans fins. Ca y est, ça se termine ici pour moi. Mon sang va ajouter sa touche de couleur à la peinture gigantesque et morbide qu’est Akashiki. J’espère seulement que ces timbrés ne vont que me tuer de manière rapide. Non, je ne veux pas mourir. Mais que puis-je faire ? Que va-t-il se passer maintenant. Mon misérable sort n’est plus entre mes mains. Je n’ai plus le contrôle de rien. Je suis livrée en pâture à des chiens infâmes. L.es Strike Force me sourient froidement en tendant leurs longues armes effilées…

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MessageSujet: Re: Pamplemousse love story [yuri -16]   Mar 2 Juin - 14:55

Pamplemousse love story [Feat Hayami Pinku]

La situation était vraiment ridicule. Premièrement, c'était la première fois que je ne n'avais pas fui le danger. Secondement, je ne voulais absolument pas me battre.  Ce n’était pas que je ne savais pas me défendre ; plus jeune je m'étais inscrite dans un club d'auto-défense, je ne m'y étais jamais réellement appliquée et donc je me souvenais que de quelques bottes ; c'est que je n'aimais pas trop ça. Bien entendu, si cela était nécessaire j'agirais, mais la fuite reste pour moi l'option la plus salvatrice. J'étais lâche sur les bords, cela était du principalement par ma fainéantise aberrante. Je ne savais pas ce qui m'avait poussé à lui dire que j'allais m'occuper d'eux. Il était vrai que je souhaitais la défendre, mais pour ça je pouvais très bien essayer de gagner du temps pour lui permettre sa fuite. Toutefois, cette fille qui m'avait tiré de mon ennui, je ne voulais pas m'en séparer.

Plongeais dans mes pensées, je n'avais pas remarqué la course endiablé de ma bien aimée et de son joug. Il n'y avait que le bruit strident dû à l'embrassade -un peu trop violente- d'un lampadaire. Un strike force était à terre. Du sang sur le haut du crâne. Un short sur la tête. D'ailleurs ce short m'était étrangement familier. La course de mon ingénue semblait faiblir. Ses lamentations & pleurs m'étaient insupportables. C'est donc à ce moment-là que je lui avais demandé de filer. Elle n'en avait rien fait.

Après ça, elle s'était ramassée sur une frêle peau de banane. La scène était drôle sans l'être. Je redoutais qu'elle se soit écorchée les genoux. Timidement je commençais à me rapprocher de ma douce. M'enfin je n'avais pas encore fait un pas que nos ennemies riaient aux éclats. Hayami larmoyait de plus belles. Cette situation m'irritait au plus haut point. J'étais sûre d'une chose : les pleurs de ma précieuse m 'étaient insupportables.

Les deux autres zigotos -qui avaient encerclé ma colombe- avaient dégainé leurs armes. Ils étaient équipés pour l'un d'une batte et quant à l'autre d'un vulgaire bâton de métal. Tout en pressant le pas j'avais automatiquement accouru devant elle. Hayami était en position fœtal, les deux mains sur la tête, sanglotant. Je n'arrivais pas à percevoir si elle portait des traces de sa chute.

Face à la situation je n'avais que peu de solutions. Hayami semblait fatiguée et lasse. Quant à moi je n'avais toujours guère envie de me battre. La solution la plus optimale était donc de les faire déguerpir. Ce qui me paraissait simple puisque j'étais armée d'une arme a feux. J'avais donc pointé mon gun sur eux.

« Bon. Vous ne pensez pas qu'il est temps de partir ? »

Un d'eux s'était orienté vers moi pour me répondre :

« Pourquoi ? Ta main féminine compte user de ce joujoux ? »

Irritée, mais en surface sereine : « Je suppose que ça ne te gène pas ? »

Aussitôt mes paroles prononçaient qu'une de mes balles s'était nichée dans son épaule. Du sang s’échappait de la plaie béante. Il semblait souffrir.

Souriante : « La prochaine tu ne la sentiras pas. »

Il se tenait fermement l’épaule en pensant y arrêter le saignement. Il n'avait plus l'air fier maintenant. Son acolyte avait abandonné son arme à la Terre pour se rapprocher de son camarade.

« C'est bon. Nous allons partir. »

Dans ce monde ravagé par les vices humains, notre survie était primordiale.

Soulagée, mais en surface neutre : « Sage décision. N'oubliez pas votre autre blessé. »

Je les avais observés partir. Celui qui n'était pas blessé portait sur son dos l'amoureux des lampadaires. Tout du long ils ne s’étaient pas retournés. Puis, je m'étais retournée vers Haya -qui était toujours au sol- afin de lui tendre la main.

« Dis, je peux avoir un câlin ? »
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MessageSujet: Re: Pamplemousse love story [yuri -16]   Mar 2 Juin - 21:39

Pamplemousse love story [Feat Tomoe Kikuchi]


Mes persécuteurs me cernent de toute part, ils sont deux mais ils sont si terrifiants. Je suis exténuée par cette course absurde. Je ne puis même plus me défendre ni même dire non. Je me contente de haleter et de me blottir en moi en pleurant. Décidément, je n'avais jamais été aussi pathétique. Cela a l'air de les faire rire. Ils disent des choses horribles. L'un deux m'attrape la tête m'obligeant à le regarder, mes larmes me noient, je ne discerne plus rien, juste une forme menaçante.

« Quel joli visage tu as là. Mais tu pleures ! Une si mignonne merveille ne devrait pas s'enlaidir de la sorte. Vilaine. Essuie donc tes larmes contre le sol ! »

De sa main, il exerce une pression sur l'arrière de ma tête et écrase mon visage contre le sol. Ça fait mal mais c'est encore supportable. Je résiste très bien à la douleur physique. Je les laisse faire mumuse. De toute façon c'est à peu près tout ce que je peux faire. L'autre prend la parole :

« Voilà ce qui se passe lorsqu'on provoque des Strike Force ! Mais nous ne sommes pas des monstres, on va prendre soin de toi... »

« Oh oui » surenchérit mesquinement le premier.

Que veulent-ils dire par là? Je me libère de l'emprise de sa main en me glissant contre le sol, je me réfugie de nouveau en moi en me mettant en position fœtale, comme un escargot qui retourne dans sa coquille lorsqu'il a peur. Ils rient aux éclats.

« Où tu vas comme ça ? Reviens par la ! On va s'occuper de toi ma mignonne !». Je lui devine un rictus acerbe.

Il me tire par les cheveux pour me ramener vers lui. Ils disent ce qu'ils comptent me faire. Des choses infâmes, inavouables, ignobles et repoussantes. Je vis un traumatisme. Je laisse aux plus détraqués d'entre vous le soin de comprendre leurs intentions sur ma divine personne.

Ils s'apprêtent à passer à l'acte. Ils me tiennent plus fermement. Je suis pétrifiée d'horreur devant ce que je vois.

Puis une voix, ils se rhabillent subitement. Je ne comprends pas ce qu'il se passe, des échanges de paroles incompréhensibles, une détonation, du sang me gicle dessus, un râle strident. Avant que je prenne conscience de la situation ils sont partis, l'un portant l'autre. Je découvre alors la fille à tête de pamplemousse, une arme fumante dans les mains.

Je l'observe depuis ma position ridicule. Elle a un visage chaleureux. Des traits simples mais accueillant. Un regard un peu effrayé et timide mais d'une douceur inégale. Elle me tend une main, une main délicate et blanche comme l'écume. Ses cheveux ballotent en vague dans le vent frais qui se lève dans la ruelle où nous nous trouvons. Ma robe de soie se soulève doucement.

« Dis, je peux avoir un câlin ? »

Ce fut dit si soudainement. Elle me laisse pas le temps de me remettre celle-la ! Mais son idée n'est pas désagréable. Je bondis d'un coup vers elle pour l'enlacer tendrement. Je la serre très fort contre moi et caresse sa soyeuse chevelure bleutée. Elle sent bon. Moi ça fait combien de temps que j'ai pas pris un bain ? Bonne question... Bref, ne brisons pas cet idyllique moment.  Je lui susurre délicieusement à l'oreille :

« Oh merci d'être venue à ma rescousse ! Ma douce pamplemousse... »,je lui caresse avidement les cheveux « Mais ne restons pas là ! Les Strike machins pourraient revenir plus nombreux ! Viens suis moi. »

Je lui tire le bras sans perdre de temps, direction un lieu inconnu mais le plus loin possible de ses ruelles sanglantes dans lesquelles j'ai bien failli perdre ma fleur... Je tremble et m'écroule quelques secondes après avoir commencé à m'élancer.

« Ouf, je suis plus fatiguée que ce que je pensais. Dis tu veux bien m'aider ? » Je me relève avec peine « Où est ce qu'on pourrait-aller? Il y a bien ma cachette à moi mais euh » je marque un temps d'arrêt « je ne te connais pas encore suffisamment pour t'y emmener, c'est un peu mon dernier retranchement en cas de danger et puis c'est un espace intime... »

Je la scrute attentivement de mon regard empreint de timidité et de non-assurance. Cette fille a un air angélique et pure, des traits que je n'avais pas vu sur un visage depuis longtemps sinon jamais. Je pourrai sûrement lui faire confiance, puis elle m'a sauvé la vie quand même. Pourtant, je sais pas... je préfère attendre encore un peu. En tout cas cette fille me donne vraiment envie de rester avec elle. Sa présence m'est apaisante.

Mon regard se fait vide, j'éprouve d'étranges sensations. Après un instant je me reprends:

« Bon faut qu'on parte sinon les Strike vont pas tarder à se ramener. On discutera plus tard de où on va et tout et tout. Quelle direction on prend ? T'as l'air de connaître le quartier. Il nous faut un lieu sûr pour faire le point et nous remettre. »

Exténuée d'avoir parlé je m'adosse contre un mur de briques rouge. Je croise les jambes et lie mes bras dans mon dos. Je souffle par saccades. Je m'aperçois que du sang me coule du nez. De petites gouttes clapotent à mes pieds. Je stoppe l'hémorragie à l'aide de ma manche gauche. Sans comprendre pourquoi je repense à la petite fille, Auxallys, que j'avais rencontré au temple d'Inari il y a quelques jours. Je me demande ce qu'elle devient...

Je reprends force en grignotant un petit biscuit à l'avoine que j'avais dans ma poche. Tout en grignotant comme une souris, j'épie ma gourgandine salvatrice dans l'expectative d'une réponse qui me délivrerait de toute cette angoisse accumulée. La mort ne me fait pas peur, cependant mourir maintenant ce serait comme mourir à un an, vu mon amnésie je ne me souviens de rien avant mon réveil, or mis de difformes sensations, comme le mirage d'une vie antérieure...

Les miettes et le sang s'accumulent à mes pieds pour se confondre dans une petite mare âpre et rougeâtre. Au loin des mouvements et de l'agitation, comme un contingent en marche. Il serait temps de partir...
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MessageSujet: Re: Pamplemousse love story [yuri -16]   Lun 15 Juin - 15:58


❝ Pamplemousse love story
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« Je t'aime /o/»



Haya m'avait rendu ma tendresse. Alors que nous étions entrelacées, sa délicate odeur éveillait en moi des sens insoupçonnés. J'avais les mains moites, le souffle rauque, le cœur battant... C'était comme si je venais d'entrer dans une adolescence tardive. C'était ça les bas instincts ? Je ne m'imaginais pas grand-chose, mais tout de même. Le manque d'intérêt que je portais à l'humanité m'avait préservé de ces choses-là. Alors qu'elle passait sa main dans ma chevelure… je repensais aux crapules de tout à l'heure et à ce que pouvait bien être le motif de leur agression. Je n'osais pas lui demander directement. Après tout, je ne savais rien d'elle… Ce constat me fit m'arracher un soupir.
• • •

Peu après, je m'imaginais ses douces lèvres rendre grâce au peu de courage dont j'avais fait preuve, et la voilà qui sitôt était en train de m'ébouriffer les cheveux. Une sorte de gloussement était sortie de mon gosier. C'est que ça m'avait fait étrangement plaisir… (en lui saisissant le bras) Mais ne restons pas là ! Les Strike machins pourraient revenir plus nombreux ! Viens suis moi. » Je ne comprenais pas trop pourquoi elle voulait qu'on s'en aille. Serait-elle recherchée par d'autres membres de strike force ? Si c'était le cas, c'est qu'ils avaient une sacrée raison de lui en vouloir ! Certes, les strike force agissent de manière solidaire -quelquefois- pour vaincre l'ennemie, mais tout de même ! Le petit groupe de tout à l'heure était suffisant pour mater ce genre de gabarit.

• • •

Ma réflexion fut soudainement perturbée par une force exercée sur mon bras. Haya' se retrouvait une nouvelle fois à terre. Dépassée par l'événement, je n'avais pas pensé à lui tendre la main, malgré sa demande d'aide. Une fois sur patte elle reprit la parole :
 
▬ Où est ce qu'on pourrait-aller? Il y a bien ma cachette à moi mais euh… Je ne te connais pas encore suffisamment pour t'y emmener, c'est un peu mon dernier retranchement en cas de danger et puis c'est un espace intime...

Elle pensait également qu'on ne se connaissait pas assez pour obtenir une confiance mutuelle, ce qui m'avait, je l'avoue, blessée de lui entendre dire. M'enfin c'était compréhensible, notre rencontre datée tout au plus d’à peine une journée. J'avais laissé paraître en surface une moue déçue. Cette situation ne me convenait pas, je voulais absolument entretenir un lien contigu avec elle. Alors que je l'observais, son regard ne retranscrivait rien de ses pensées. Toutefois, elle reprit aussitôt ses esprits pour reprendre -encore- la parole. Sa réaction soudaine m'avait quelque peu effrayé.

▬ Bon il faut qu'on parte sinon les Strike vont pas tarder à se ramener. On discutera plus tard de où on va et tout et tout. Quelle direction on prend ? Tu as l'air de connaître le quartier. Il nous faut un lieu sûr pour faire le point et nous remettre.

• • •

Épuisée, mon ingénue s’était vautrée contre un mur afin de déguster pleinement son biscuit. Un lieu sûr ? Le seul endroit qui semblait coïncider avec sa description était ma maison. Puis, au pire des cas il y avait une cave souterraine dans le jardin. Quand même, son obsession de vouloir fuir à tout prix les strike force me semblait de plus en plus étrange. Tant pis les bonnes manières :

▬ Dis-moi Haya… pourquoi tu veux absolument fuir cet endroit ? Tu as des gros problèmes avec les strike force ?

C'était à ce moment-là que j'avais remarqué les traces de sang qui lui coulaient dans la bouche. Je n'avais perdu que peu de temps pour trouver la provenance de sa sève : son nez. La fatigue avait dû lui donner de la fièvre ! Quel pale mémoire j'avais à ce moment-là...

▬ Écoute Haya on va retourner chez moi… tu dois te reposer. Puis, de toute manière je dois récupérer des affaires.  

Je saisis vivement le bras afin de ne pas lui laisser le temps de refuser mon offre.

▬ Allez on ne traîne pas de la patte ! Nous ne sommes pas loin en plus.
• • •
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MessageSujet: Re: Pamplemousse love story [yuri -16]   Lun 15 Juin - 23:56

Pamplemousse love story [Feat Tomoe Kikuchi]


Alors que je contemple quasi sereinement le défilé clapotique de mes gouttes de sang qui chutent puis s'évanouissent dans ma petite marre rougeâtre, la fille pamplemousse, dont je ne connais toujours pas le nom d'ailleurs, me parle. Pourquoi je fuis les Strike Force ? Trouver refuge chez elle ? J'ai à peine le temps, entre deux bouchées de biscuit sableux, d'ouvrir la bouche pour m'apprêter à parler que la demoiselle m'emporte avec elle sans préavis. Elle m'agrippe le bras avec force et autorité, faisant ainsi tomber ma délicieuse gourmandise dont les portions de miettes se dissolvent à présent dans mon sérum de vie vermeil. Cette vision cataclysmique me plonge dans une infinie tristesse. Trop tard. Et la barbare sagouine me trimballe dans les rues du quartier Rouge, auquel ma touche de couleur personnelle apporte désormais sa contribution.

Elle marche énergiquement, avec force et volonté, me traînant derrière elle au bout de son bras comme un bagnard et son boulet. Je ne suis pas habituée à être ainsi traitée. C'est inadmissible. D'ordinaire je me serai dégagée de l'emprise pour me barrer bien loin. Mais là je suis fatiguée, terriblement exténuée, c'est déjà dur de lutter contre l'envie de s'écrouler à force de me tenir debout et de subir cette marche forcée alors prendre la parole... arf trop hard pour Haya...

Au bout de plusieurs minutes, les bruits lointain que j'avais auparavant entendu, évoquant les mouvements d'un contingent probablement de Strike Force, ont cessé de se faire ouïr. Nous on avance toujours. Inexorablement. Je ne me rappelle pas que sa maison soit aussi loin... ou alors c'est ma notion du temps qui se dérègle. Ma lassitude à subir cette marche en avant inébranlable est telle que la fille pamplemousse commence à s'en apercevoir, je suis définitivement devenue une loque humaine. Au coin d'une ruelle je croise le regard avec un vieux chariot délaissé. Après courte délibération je le pointe du doigt en marmonnant des paroles incompréhensibles. Cependant la fille semble m'avoir compris et je m'affale sur le chariot puis me fait tirer par ses soins. Je sors alors de ma poche un autre biscuit, cette fois ci aux framboises, et commence à le grignoter comme un petit écureuil sauvage. Je mange n'importe comment et j'ai des miettes pleins les joues. Je finis par retrouver assez de vigueur afin de répondre à ses précédentes questions. Mon timbre est faible mais suffisamment audible, du moins me semble t-il:

« Si je veux fuir cet endroit c'est parce que les Strike Force veulent ma peau. Je me suis fait choper alors que je leur volais des provisions fruitières mais j'ai réussi à m'enfuir. Ensuite je les ai ouvertement provoquée sur leur propre territoire. Et enfin je te rappelle qu'il y a 20 minutes tu leurs as tiré dessus. Donc ils veulent ta peau aussi. »

Je laisse s'écouler un temps pendant lequel ma tête se ballote lourdement sur mes frêles épaules. Je sens ma vision qui se floute. J'en ai plus pour très longtemps avant de m'évanouir définitivement. Avec une voix de moins en moins compréhensible et forte, une voix apathique et discordue, je poursuis laconiquement :

« Chez toi qu'on va ? … Mon pauv b'scuit ... Hey t'vas pvoir tmet un short. Jolie culotte au passage... »

Je m'étire et soupire puis finis par m'endormir bercée par les flots de ma délurée embarcation, un goût âpre de sang dans la bouche.
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MessageSujet: Re: Pamplemousse love story [yuri -16]   Ven 10 Juil - 13:38


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Mon ingénue étant si maltraitée ne ressemblait plus qu'à une épave. Cette vision m'était insupportable, mais je n'avais pas d'autres choix. Haya' avait repéré un chariot sur le bas côté. Je n'avais pas réussi à comprendre ce qu'elle baragouinait. Toutefois, elle voulait sûrement que je la traîne à l'aide de ce chariot. Sans hésitation, je m'étais exécutée avec la plus grande habilité.  
• • •

Le seul son que je pouvais à présent entendre était le grignotage frénétique de Rosie. La maison se trouvait bien plus loin que je l'avais estimé, mais cela n'était pas si dérangeant. C'était bien la première fois que je tirais quelqu'un de cette manière ! ... Néanmoins, je devais avant tout songer à la supposé fièvre de ma belle.
• • •

Après quelque temps, Hayami avait pris la parole, le son était faible, mais j'avais un rythme suffisamment lent pour parvenir à déchiffrer les quelques mots entrecoupés. L'essentielle du message expliquait comment Hayami était devenue la cible des SF. Elle avait apparemment volé des méricarpes. Ma douce provocatrice m'avait rappelé qu'après mon tir que j'allais être à mon tour recherché. Hé bien… qu'ils viennent, je n'hésiterais pas à recommencer s'ils touchent une nouvelle fois ma protégée. Je m'étais contentée d'acquiescer n'ayant rien à ajouter.
• • •

Je sentais que ma tourterelle succombait une nouvelle fois à la tentation d'Orphée. Toutefois, elle avait trouvé la force de me faire une remarque sur ma pantsu à la volée. Avec toutes ces péripéties j'avais complètement oubliée mon costume de mouflette. M'enfin bon, ce n'était pas la pudeur qui me gardait.
• • •

Une fois que nous étions arrivées devant ma modeste demeure, je pus constater que la porte était toujours ouverte. « Est-ce que quelqu'un est entré à l'intérieur ?... » cette pensée me terrifiait. C'est qu'il me restait plus qu'une balle. Après un léger coup d'œil sur ma muse à présent endormie, j'avais décidé de l'abriter dans la cave le temps que j'aille faire un état des lieux.
• • •

Après l'avoir déposée soigneusement sur un sac de couchage que j'avais trouvé dans la cave je m'étais orientée sur les munitions adaptées à mon gun. La seule chose que je savais sur leur provenance était que mon père avait été policier dans sa jeunesse. J'avais par la suite essuyé soigneusement le sang qui se trouvait sur son visage et déposé une compresse préalablement humidifiée sur le haut de sa tête.
• • •

Avant de partir je lui avais chuchoté à l'oreille

▬ Au fait, je m'appelle Tomoe Kikuchi. Je vais revenir, alors ne bouge pas trop s'il te plait.

Après ces quelques mots prononcés je lui avais baisé le front. Elle ne semblait ne pas avoir de fièvre. J'en étais rassurée.
• • •

Me voilà en train de me franchir le palier de la porte d'entrée béante. Mon rythme cardiaque était un peu affolé. C'était sans doute l'action de trop pour mon petit cœur. Si intrus il y avait, je me devais de vite en finir pour permettre à Rosie de se reposer sur un lit et accessoirement de retrouver une tenue descente.
• • •
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MessageSujet: Re: Pamplemousse love story [yuri -16]   Ven 10 Juil - 20:26

Pamplemousse love story [Feat Tomoe Kikuchi]


Je me réveille avec un mal de crâne terrible et la vision floue. Un machin bizarre m'a marmotté dans l'oreille, ça m'a fait frissonner puis ça m'a tarabiscoté le front avec un truc humide. Arf. En plus je m'mets à réfléchir comme un paysan du Loiret mixé avec un vieux Québécois défraîchis et malodorant. Tabernacle.

Tomoe Kikuchi ? Drôle de nom. Le répéter vite ça fait comme quand qu'on entend un train à vapeur dans la brousse. Tomoe Kikuchi. Tomoe Kikuchi.

Peu à peu ma vision se défloute, se déclapoute, je vois de nouveau toute c'qui a à voir. Eh là d'dans c'tout noir je comprends rien de ce qu'il y a. On dirait une sorte de caves d'Alibabou avec tout pleins de tarabistouilles. Bon un verre d'eau dans la tronche et ça ira mieux.

Je monte à l'étage comme une éclopée zombifiée, me manquerait plus que le râle distordu pour parfaire mon imitation de goule.

« Un verre d'eau...me faut...un verre d'eau... »

Je fais tomber la compresse que quelqu'un, Tomo machin j'imagine, avait collé à mon front. Ça fait un grand shploc sur le sol. Et là, révélation. Je sais pas trop où mes pas aléatoires m'ont mené mais le fait est qu'une oasis, je veux dire un lavabo, vient d'apparaître devant mes yeux ahuris. Je me rue dessus et le prends d'assaut férocement.

Quelques minutes plus tard, des effluves d'eau inondant tous le contour de l'évier, les cheveux trempés et le visage en cascade, je me remets d'aplomb, les sens vifs et en alerte. Où quelle est Baba Yaga Tomo ? Je cherche, je cherche.

Mes actives recherches me mènent à la providence : une salle de bain. Seigneur Jésus Bouddha Allah et le grand Ja. Je décide d'abandonner mes recherches qui ont duré 15 secondes pour me consacrer à un bon bain. Le lavabo ne m'aura pas suffit. En plus il y a du savon ! Je vais pouvoir faire pleins de bulles !!!

Exaltation et joie m'emportent, je me mets nue et entre dans l'eau chaude duveteuse de mousses. Je me frictionne les avants bras, le ventre, les jambes, le cou, la nuque et j'en passe les plus belles parties de mon anatomie. Je délie mes cheveux de leurs fardeaux de crasses en les caressant avec douceur, mes mains pleines de shampoing à l'extrait de pamplemousse. Je chantonne un peu de Verdi, Rigoletto, en m'amusant avec la neige savonneuse. Je me lève d'un coup du bain, en projetant des écumes blanches de partout, investis de mon personnage d'opéra je commence à gueuler dans le pommeau de douche. Au moins comme ça Tomo truc saura où je suis puis je m'éclate bien. LALAAAAAALAALALAAAA  

Sans m'en rendre compte, je sors de la salle de bain nue, des filets de mousses parsèment mon corps scintillant aux endroits stratégiques. Je chante dans toute la maison. Mais Tomoe reste introuvable. Où qu'elle est ? Lalaalaaaa !!!

Au coin du couloir on finit par se rentrer dedans. Tomoe semble complètement perdue et apeurée, elle tient son arme de poing fermement mais impossible pour elle de l'utiliser vu que je suis actuellement allongée à plat contre elle, elle sur le dos, moi le visage en face du sien.

« Hey salut ! Je te cherchai ! Je me suis permis d'utiliser ton bain. Merci bouyou ! »

En voulant embrassée sa joue je trébuche et j'embrasse ses petites lèvres. Je relève la tête dans un réflexe de fuite. Tout en restant couchée sur elle, en rougissant et en me grattant la tête comme une petite fille qui a fait une bêtise, je lui dis :

« Euh c'est pas là que je voulais t'embrasser ! C'est embarrassant... Déso... »

Je m'interromps. J'observe attentivement un petit bout de mousse glisser entre mes deux seins voluptueux. Je jette un coup d'œil en arrière, mes fesses de callipyge brille de propreté. Puis je tourne doucement ma tête vers Tomo en la regardant de mes yeux grands ouverts à l'image d'un écureuil atterré. Je deviens vermeil comme une tomate cuite.

« Mais, mais... QU'EST CE QUE JE FOUS A POIL ??? DEGAGE SALE PERVERSE !! »

Je la pousse en la faisant rouler contre le mur puis pars me réfugier dans la pièce la plus proche. Une chambre à couchée avec un grand lit. Je m'y réfugie en m'enserrant sous une tonne de couverture. Pourquoi est ce que j'ai oublié que j'étais nue ? Rah je suis trop baka baka baka. En plus je suis je suis pudique moi, non mais. J'ai peur... quelle va être sa réaction ? Pourquoi je ressens tout pleins de choses bizarres ? Ça fait comme avec Auxa mais en 10 milles fois pires... Arg Je me fous en boule, position fœtale sous la couette.
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Pamplemousse love story [yuri -16]

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